‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 56 sur 182 · Voir plus loin · texte numérisé non relu

Voir plus loin

tage et brisa l'effort de ses adversaires, alors que tous le croyaient perdu.

Quoique prêtre, le cardinal de La Valette avait la passion de la guerre: il n*y entendait pas grandechose et valut surtout par ses lieutenants; il n'en rêvait pas moins campagnes et batailles ; et, par condescendance, Richelieu satisfaisait cette manie, sûr qu'il était d'ailleurs de sa fidélité et de sa déférence aux ordres qu'on pourrait lui donner. Le vieux duc d*Epernon ^ p^re de La Valette, rageait de voir son fils à la tête des armées, alors qu'on le laissait, lui, se morfondre dans son gouvernement de Guyenne ; il l'appelait le cardinal Valet. Les commandements militaires qu'exerçaient des ecclésiastiques — son fils , Tarche vôquc de Bordeaux, le bailli de Valençay, Richelieu lui-même à l'occasion- — excitaient sa fureur; et Ton vit ce vieux Nogaret, longtemps irréductible, se promener pendant le siège de La Rochelle avec un bréviaire : « Puisque les prêtres font maintenant notre métier », disait-il, « pourquoi ne ferions-nous pas le leur? » et cela ne plaisait guère à Richelieu.

Comme beaucoup de cadets 3, qu'onfaisait d'Eglise

Page 1