‹ Le grand siècle intime; le règne de Richelieu (1617-1642) d'après des documents originauxChapitre 66 sur 182 · LE CARDINAL DE VALENÇAY · texte numérisé non relu

LE CARDINAL DE VALENÇAY

Parmi les prélros-soMals de cette (époque se détache encore Tori^inalc figure du bailli — plus tard cardinal — de Valen(;ay.

Achille d'Estampes- Valenc^ay était un grand bel homme, aussi fier que brave et d'une verte franchise; il disait à n'importe qui ses vérités, et nous l'avons vu répondre plus que gaillardement à une mauvaise plaisanterie de Richelieu sur sa ni^ce, la comtesse d'Alais. Quoique d'Eglise (il fut d'abord chevalier de Malte), c'était un friand de la lame. Ce bretteur enragé, grand ami de Bouteville^, encore plus enragé duelliste que lui, ne laissa pas cependant d'appeler Bouteville en duel pour le marquis de Portes^, et il fut enchanté d'avoir, en qualité de second, à se mesurer avec M. de Cavoie3,une des meilleures épées du temps «t réputé tel dans toutes les académies de Paris, davoie le ménageait; il le blessa deux fois légèrement, lui disant : « Monsieur, en avez-vous as- «ez? » On parlait alors sous les armes; Tautre rageait : « Un peu de patience, Monsieur, un peu de patience! ne voltigez pas tant! » répondait-il, <ît, finalement, il lui allongea une terrible estocade en lui demandant s'il avait appris ce coup-là. à l'académie. Gavoie faillit en mourir; voilà le

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