Timbre : Les Antipodes
La chanson se fit encore l'écho des démêlés de Marion et de La Meilleraye :
La Ferlé Senecterre^ Qui aimes Marion, Je ne saurais me taire D'un si cruel affront.
On dit que le caprice Et la noire malice Du sieur La Meiilerais (sic) La chassent du Marais.
Mais tout passe : Marion mourut à trente-neuf ans, en pleine beauté, et Loret écrivit dans sa galette riraée :
La pauvre Marion de L'Orme, De si rare et plaisante forme, A laissé ravir au tombeau Son corps si charmant et si beau.
La malheureuse avait, à plusieurs reprises, évité par de dangereux artifices de malencontreuses maternités ; un jour, elle se trompa et mourut en fort peu de temps, non sans crainte de Tautre monde. Elle appela le confesseur nombre de fois: la pauvre fille se ressouvenait à chaque instant de quelque peccadille notable. Sa fin fut très chrétienne, et on eut le bon goût d'exposer son corps avec une couronne de vierge. Mais le curé de Saint-Gervais, sa paroisse, ne laissa pas de trouver ridicule ce spectacle assez piquant : il le fit cesser.