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quartiers de fa ville, où, d’inslant en instant, on entendait le choc mesuré des boulets qui bombardaient les maisons croulantes.
Elle sortit de l’enccinte et, chose singulière! suivit le chemin que, l’intendant Varin avait pris plus d’un mois auparavant, lorsque, guidé par le flair de son chien Brifaut, il s'était rendu au vaste souterrain situé près de l’anse du Foulon, où 1 espérait trouver les trésors enfouis du trappeur.
Dans un chemin détrempé par les pluies, le carrosse où se trouvaient Isaac Bitche et ses compagnons frôla un homme de haute stature qui marchait à pas hätés en courbant ses larges épaules.
Cet homme était David Kérulaz; le brave chassur, aussitôt sorti de prison courait à la ferme de Sillery.
Il marchait vigoureusement, sifflant un air entre ses dents. Il ne pensait qu’à Marthe, sa chère Marthe qu'il allait revoir.
En lui apportant sa grâce, quelques instants auparavant, Jean d’Arramonde lui avait dit que la courageuse jeune fille avait pu arriver à temps au poste de l’anse du Foulon et prévenir Gaston de Saint- Preux de l'attaque des Anglais. Mais il n’avait pas voulu gâter la joie du brave chasseur de bisons en lui apprenant que la pauvre Marthe avait été blessée dans l’accomplissement de sa mission.
Il était environ dix heures du soir lorsque David Kérulaz frappa, du bout de son bâton, la porte arrondie qui donnait accès dans l’intérieur de la ferme.
« David!... Ah! mon cher enfant, entrez vite!
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dit le père Dervieux en s’effaçant pour le laisser passer. Béni soit Dieu qui vous a rendu la liberté !.. Oh! comme notre pauvre Marthe va être heureuse!
— Elle repose, sans doute?
— Oui. Chut! parlez bas... Vous ne savez done pas?
— Quoi? qu'est-il arrivé? Vous m'effrayez! » dit David.
Un léger bruit qu’il entendit derrière lui le fit se retourner.
Une petite porte basse venait de s'ouvrir, et, sur le seuil de cette porte, Marthe apparaissait dans ses longs vêtements blancs, mais si pâle, si chancelante, que David demeura immobile, se demandant, plein d'angoisse, si c'était bien la jeune fille ou son fantôme qui lui apparaissait ainsi.
« Marthe! imprudente enfant! » s'écria le vieillard.
Il s’élança vers elle et arriva à temps pour la soutenir sur son bras robuste. |
La pauvre fille défaillait,
« Marthe! Marthe! Mais que lui est-1l done arrivé, mon Dieu? » s’écria David en courant vers elle.
— Ah! mon David, fit la jeune fille pâle et laneuissante, en tendant la main à son fiancé, Je n'espérais plus vous revoir! »
David la fit asseoir près du feu, dans un grand fauteuil de chêne. Il jeta sur ses épaules son épais manteau et l'y enveloppa avec des soins de mère. Puis il vint s’asseoir près d’elle sur un siège bas. Il pritses mains glacées et attacha un regard anxieux sur ses traits pâlis, sur ses beaux yeux bleus que
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