ET TOVT PVISSANT MONARQUE DV CIEL ET DE LA TERRE
Iesvs-CHrisr, Sauueur du monde.
am EST à vous Ô puissance et
bontéinfinie ! à qui ie m'adresse, et devant qui ie me prosterne la face contre terre, et les ioües baignées d'vn ruisseau de larmes qui affluent sans cesse de Ames deux yeux par les ressentimens et amertumes de mon cœur vrayement navré et à uste titre affligé, de voir tant de pau-
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ures âmes Infideles et Barbares touiours gisantes dans les espaisses tenebres de leur infidelité. Vous sçauez (ô mon Seigneur et mon Dieu), que nous auons porté nos vœux depuis tant d'années dans la Nouuelle France, et fait nostre possible pour retirer les âmes de cet esprit tenebreux ; mais le secours necessaire de l'Ancienne nous a manqué. Seigneur, nos prieres et-nos remonstrances ont de peu servy. Peut-estre, Ô mon tres-doux JEsvs, que l’Ange tutelaire que vous luy auez donné, a empesché le secours que nous en esperions pour la nouuelle, coulant doucement dans le cœur et la pensée de ceux qui auoient quelque affection pour le bien du pays, que les tracas, les distractions etles diuers perils qui suyuent et sont annexez à la poursuitte d'vn si grand bien, estoient souuent cause (aux âmes foibles dans la vertu) d’en remporter desfruicts contraires à la vertu. Si cela est, faites, Ô mon Dieu, s’il vous plaist, que l’Ange de la Nouuelle France remporte la victoire contre celuy de l'Ancienne; car, bien que quelques vns en fassent mal leur profit, beaucoup en pourront tirer de l’aduantage, assisté de ce grand Ange tutelaire, et principalement de
ouiours vous, Ô mon Dieu, qui pouuez tout, et de
res de qui nous esperons tout le bien qui en peut nn Sei- reüssir ; il y va de vostre gloire et de vostre s porté seruice. Ayez donc pitié et compassion de la Nou- ces pauures âmes, rachetées au prix de le pour vostre sang tres-precieux, Ô mon Seigneur et x ;mais # mon Dieu, afin que retirées des tenebres de nous a L l'infidelité, elles se conuertissent à vous, et nos re- À qu'apres auoir vescu iusques à la mort, dans estre, Ô : l’obseruance de vos diuins preceptes, elles tutelaire ” puissent aller iouyr de vous dans l’eternité, esché le auec les Anges bien-heureux en Paradis, où pour la | ie prie vostre diuine Majesté me faire aussi la le cœur
grâce d'aller, apres auoir vescu icy bas par lque af- 4 le moyen de vosgrâces, dansla mesmegrâce, s tracas, © en l’obseruance de mon Institut, et de vos suyuent ! diuins commandemens.
si grand mes foiesfruicts s, Ô mon la Noucontre quelques coup en sté dece ment de 4
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