SCÈNE IL
CATAU, LOLIVE.
CATAU
Ah! te voilà ] je te cherchais. D'où viens-tu?
LOLIVE.
Je viens de planter notre chagrin de médecin sur sa chagrine de mule : ils ont enfin détalé d'ici , après avoir fait l'un et l'autre le diable à quatre. Pour récompense, ils m'ont donné mon congé.
CATAU
Ton congé !
LOLIVE.
Oui : le médecin portait la parole. Ce n'est pas un grand malheur.
CATAU
J'en suis persuadée. Mais , avant que le jour se passe , je te donnerai , si tu veux , le moyen de te venger de lui.
LOLIVE.
Quoique la vengeance ne soit pas d'une belle âme , me voilà prêt à tout , et tu peux disposer de moi.
CATAU
Nous avons compté là-dessus. Mais, avant toutes choses, va le mettre en sentinelle au coin de la rue ; et quand tu verras venir de loin notice grondeur, viens vite m'avertir. Voici ma maîtresse.