C A T AU
Il est vrai qu'il vous ressemble déjà comme deux gouttes d'eau.
M. GRICHARD.
Il faut que tu y retournes avec de l'argent , et que...
CATAU
Monsieur, ils m'enrôleront : le sergent me voulait prendre, moi, si je ne me fusse promptement sauvée. Il dit qu'ils ont ordre d'y mener aussi des filles.
Tubleu ! voilà de terribles enrôleurs !
CATAU
Vous moquez-vous? Monsieur Mamurra a voulu y aller pour chercher Brillon : à son langage on l'as pris pour un médecin ( vous savez qu'il ^arle comme un fou ) : d'abord il a été coifré. Je ne l'ai pas vu : mais je l'ai entendu heurler dans une chambre, où il jure en latin comme un possédé. Cependant ils partent demain malin.
ARISTE
Il faut y envoyer quelqu'un en diligence.
M. GRICHARD.
Mais qui diantre pourrons-nous trouver qui soit à l'abri d'enrôlement ?
CATAU fcas.à M. Grichard.
Eh
priez monsieur que voilà
lui?
M. GRICHARD.
C AT AU, bas, à M. Gricbard.
Eh!
lui ; il
risque
taire
raiment < d'avocats en ce pa^^s-là.
M. GRICHARD.
On s'en passerait bien en celui-ci. (^A Aviste.) Alfez-y donc 5 et , à quelque prix que ce soit...
ARISTE
Je n'épargnerai rien] assurément , et je vous ramènerai Brillon , ou j'y perdrai mon latin.
M. GRICHARD.
Vous ne perdriez pas grand'chosc.
CATAU
Monsieur^ vous pourriez encore trouver ce capitaine chez son oncle.
ARISTE
Son oncle .^
ÇATAU.
Monsieur de Saint-Alvar.
Quoi ! ce capitaine est donc ce neveu dont il nous a si souvent parlé ?
CATAU
Oui , monsieur 5 et il devait aller prendre congé de lui : je crois qu'il y est à présent.
ARISTE
J'y cours, pour ne le pas manquer : il n'y a qu'un pas d'ici ; dans un moment je vous rends réponse.