‹ Le grondeur, comédie en trois actesChapitre 40 sur 51 · C A T AU · texte numérisé non relu

C A T AU

Il est vrai qu'il vous ressemble déjà comme deux gouttes d'eau.

M. GRICHARD.

Il faut que tu y retournes avec de l'argent , et que...

CATAU

Monsieur, ils m'enrôleront : le sergent me voulait prendre, moi, si je ne me fusse promptement sauvée. Il dit qu'ils ont ordre d'y mener aussi des filles.

Tubleu ! voilà de terribles enrôleurs !

CATAU

Vous moquez-vous? Monsieur Mamurra a voulu y aller pour chercher Brillon : à son langage on l'as pris pour un médecin ( vous savez qu'il ^arle comme un fou ) : d'abord il a été coifré. Je ne l'ai pas vu : mais je l'ai entendu heurler dans une chambre, où il jure en latin comme un possédé. Cependant ils partent demain malin.

ARISTE

Il faut y envoyer quelqu'un en diligence.

M. GRICHARD.

Mais qui diantre pourrons-nous trouver qui soit à l'abri d'enrôlement ?

CATAU fcas.à M. Grichard.

Eh

priez monsieur que voilà

lui?

M. GRICHARD.

C AT AU, bas, à M. Gricbard.

Eh!

lui ; il

risque

taire

raiment < d'avocats en ce pa^^s-là.

M. GRICHARD.

On s'en passerait bien en celui-ci. (^A Aviste.) Alfez-y donc 5 et , à quelque prix que ce soit...

ARISTE

Je n'épargnerai rien] assurément , et je vous ramènerai Brillon , ou j'y perdrai mon latin.

M. GRICHARD.

Vous ne perdriez pas grand'chosc.

CATAU

Monsieur^ vous pourriez encore trouver ce capitaine chez son oncle.

ARISTE

Son oncle .^

ÇATAU.

Monsieur de Saint-Alvar.

Quoi ! ce capitaine est donc ce neveu dont il nous a si souvent parlé ?

CATAU

Oui , monsieur 5 et il devait aller prendre congé de lui : je crois qu'il y est à présent.

ARISTE

J'y cours, pour ne le pas manquer : il n'y a qu'un pas d'ici ; dans un moment je vous rends réponse.

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