‹ Le grondeur, comédie en trois actesChapitre 43 sur 51 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

ARISTE, CATAU, LOLIVE, M. GRICHARD.

ARlSTE,àM. Grichard.

On ne veut point absolument vous rendre votre fils. Le Grondeur. 9

CATAU

Il y a bien d'autres affaires.

ARISTE

Comment ?

CATAU, montrant M. GricLard.

Voilà monsieur qui va aussi à Madagascar.

ARISTE

Mon frère ?

Il s'y est engagé j on l'a surpris: vous y étiez présent. Cet aumônier....

ARISTE

Ah ! je vois ce que c'est. Quelle trahison!

LOLIYE.

Vous moquez-vous , monsu.? il fera fortune en ce pays-là ; on n'y est pas encore désabusé des médecins.

M. G RI CHARD, à part.

Le bourreau I

LOLIVE

C'est le plus beau séjour du monde pour les gens de sa profession.

M. GRICHARD, à part.

Le traître !

LOLIVE.

C'est de là que viennent toutes les drogues spécifiques.

M. GRICHARD, àpart.

L'infâme !

LOLIVE.

Quel plaisir pour un médecin de se voir à la source de la casse , du séné, et de la rhubarbe !

M. GR I C H A R D, en fureur.

Il faut que j'étrangle ce scélérat !

LOLIVE, lui présentant ses pistolets.

Alte là! Adieu, monsu. Si vous n'êtes chez mon capitaine demain matin à quatre heures^ vous aurez ici, à cinq, trente soldats logés à discrétion. Serviteur, jusqu'au revoir.

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