‹ Le grondeur, comédie en trois actesChapitre 5 sur 51 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

CATAU, TÉRIGNAJN, HORTENSE.

TÉRlGjN'Aiy.

Ce que Lolive vient de nous dire redouble mes alarmes.

CATAU

Auriez-vous fait connaître à votre père que vous êtes amoureux de Clarice?

TÉRIGNAN.

Moi! non, assurément. Il me soupçonne, au contraire, d'aimer Nérinc, la fille d'un médecin qui n'est pas trop de SCS amis; et, pour le laisser dans son erreur, lorsqu'il me proposa hier la belle Clarice, je feignis de n'y consentir qu'à regret.

CATAU

Vous fîtes fort bien.

nORTE^'SE.

Il ignore aussi mes sentimens pour Mondor, et croit m^me que je ne l'ai jamais vu , non plus que lui , à cause qu'il est presque toujours à l'armée.

CATAU

Tant mieux. Gardez-vous bien de lui faire connaître que ces mariages vous plaisent. Les esprits à rebours, comme le sien, ne veulent jamais ce qu'on veut, et veulent toujours ce qu'on ne veut pas.

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