I . Prtmmades Uttiraircs, IV» série, Deffoux et Zïtie
178 l'auteur du vin en bouteilles
crédits â long terme que par sa tenue. C'est là que je connus Th..., dans un estaminet annexé à l'établissement. Il vidait une* tasse de café dont le goût frelaté agréait à sa philosophie. En mâchonnant un médiocre cigare, il en tira un long poil humain, parut enchanté et nous expliqua que les cigariéres s'humectaient les doigts avec moins de pudeur que de dextérité. Son voisin n'ayant plus de tabac. Th. . . lui passa obligeamment une blague en forme. . . mettons en forme d'ordure, disant : « C'est ce qu'on trouve -à acheter dans les bazars. Tel est le goût du jour. » Il ne ratait aucune de ces acquisitions saugrenues ; il s'en était formé un petit musée dans le goût de la galerie de peinture de M. Courteline, qui semble avoir subi, en sa jeunesse, l'influence de ce naturalisme négatif.
Rémy de Gourmont parle ensuite de gageures naturalistes, — de certaines gageures, car ici ne confond-il pas un peu toutes les oélivres.
M. Céard a écrit, poursuit-il, un roman où il ne se passe rien. Une belle journée est l'histoire d'un couple qui s'embarque pour la campagne, est surpris par la pluie, entre dans un café, puis rentre à la maison.
Rémy de Gourmont paraît se souvenir assez mal de ce livre. Il analyse sommairement cette aventure d'une honnête femme qui, dans une heure de dépit, prend un billet pour l'inconnu — disons pour l'adultère. Le complice, en face de qui elle se trouve, ne vaut pas mieux que le mari. Elle s'en rend compte et renonce à faire le premier faux-pas. Les deux pèlerins de fortune que la pluie obligea de rester en tête à tête tout un après-midi dans un cabinet particulier rentrent chacun chez soi reprendre la chaîne un monient interrompue des habitudes.
Cependant, Rémy de Gourmont continue :
Huysmans médita longtemps un livre qui eût été ainsi ordonné :
Un monsieur sort de chez lui pour aller i son bureau, s'aperçoit que ses souliers n'ont pas été cirés, les livre à un décrotteur, pendant l'opération songe à ses petites affaires, puis continue son chemin. Le problème était de tirer de cela trois cents pages. C'est sans doute la mÉme difficulté qui arrêta M. Th... dans la rédaaion d'une comédie qu'il avait pourtant méditée plus de dix ans. 11 paraît que c'était très drôle, je n'ai pas eu le bonheur de , l'ouïr, mais j'en connais la substance, qui est brève. Un boutiquier s'en va un dimanche à sa maison de campagne mettre du vin en bouteilles. Incidents de l'opération. Rentrée à Paris. Voilà tout '.
On voit que la curiosité de Gourmont fut vivement sollicitée par ce mystérieux M. Th..., qu'il va jusqu'à rendre responsable de certaine tournure d'esprit de J.-K. Huysmans — tournure d'esprit que Th..., B encourageait en la partageant ».
Mais, juste retour des choses, ne trouve-Von pas trace de t'influence de M, Th..., non seulement chez Joris-Karl Huysmans, maïs chez Gourmont lui-mênie, dans certain chapitre de Sixline.
On sait que Gourmont s'essaya dans le style naturaliste, notamment avec Un cœur virginal ,et certains
I. « Les films ralentis que nous voyons dé&Ier sur l'écran de nos cinémas ont quelque chose qui rappelle cette manière, i écrit Guillaume Apollinaire fin commentant ce même texte dans l'Europe nouvelle Aa 4 mai 1918. Et il ajoutait: «C'est une partie importante de ce que j'ai essayiS d'appeler surnaturalisme ou surréalisme. C'est l'esthétique qui domine dans un grand nom- ■^ bre de recueils de vers où il ne se passe rien, mais qui n'en sont pas moins lyriques et émouvants, u
l8o L AUTEUR DU VIN EN' BOUTEILLES
contes de Couleurs, mais il fit paraître Stxtine, en 1890, six ans après A rebours d'Huysmans et alors qu'il était en relations avec celui-ci. Or, en écrivant le chapitre xxxi de ce livre, Gourmont s'est visiblement servi de l'ironie énorme du personnage qu'il connut auprès de J.-K. Huysmans.
On lit en effet, pages 245 et suivantes :
Solange était d'un pessimisme pratique ; avec persévérance, il travaillait à rendre sa vie mauvaise par toutes sortes de combinaisons très simples, ingénieuses néanmoins. Dabord les. principes : les hommes mentent et les femmes trompent. 11 n'y a que deux mobiles aux actes humains : le lucreetlalusure. Toutes les femmes d'aspect agréable dérobent un vice rédhibitoîre. Les hommes qui ne sont pas méchants sont bêtes... Autres principes : toutes les nourritures sont gâtées ou falsifiées ; il est bien inutile de chercher mieux que le mauvais'. Toutes les rues sont hideuses, pleines de filles puantes, de plâtras, de tranchées, d'égouts et d'immondices. Tous les appartements sont dénués d'air et de lumière, etc.
En conséquence et comme il ne plaisantait pas avec les principes, Gaétan Solange s'était logé dans un quartier boueux, au fond d'une cour humide, etc.
Une côtelette spongieuse, un cigare ligneux, de la bière aigre, une nappe tachée lui causaient une visible satisfaction ; c'était ainsi :
Que voulez-vous ? Si l'on veut vivre, il faut bien accepter les inconvénients de la vie.
II lui était agréable d'être grugé par une femme qui, son gousset vide, devenait réfractaire à toute
I . Seul le pire arrive, c'est aussi k propre conclusion de M. Folantin dans .4 Fou î'rau (1882).
LAUTEUR DU VIN EN BOUTEII3.ES lOl
caresse. Il ne lisait que les journaux, et, entre tous, les plus abjects, afin que rien ne troublât sa créance . que nul n'écrit sinon pour gagner de l'argent... On sent là une déformation caricaturale qui laisse croire que Gourmont prit au sérieux plus qu'il ne l'avoua plus tard les plaisanteries de Th. . ., et de J.-K. Huysmans, Le fait est que Gourmont se demandait en 1912, après avoir relevé quelques invectives choisies contre les cuisines sophistiquées dans Marthe, Les sœurs Vatard, Les croquis parisiens. En ménage et surtout dans A vau-l'eau :
Jusqu'à quel point tout cela est-il sincère et senti? Cela ne vient-il pas directement des théories de M. Th... sur ' l'universelle fraude et l'universelle turpitude ï Je ne sais trop.
— Et il se rappelait qu'il avait mangé avec J.-.K Huysmans dans ces mêmes restaurants du quartier Saînt-Sulpice, sans que, Huysmans, « manifestât aucun dégoût. Et même, ajoute Gourmont, Huysmans n'était pas en cuisine extrêmement difficile... »
Alors, si le goût culinaire de Huysmans était peu raffiné, jusqu'à quel point la satire de ces maisons mêmes qu'il fréquentait sans trop de répugnance était-elle sérieuse ? N'y avait-il pas là plutôt déformation littéraire ou souci de présenter les choses sous un jour plus âpre, plus aigu ?
Rémy de Gourmont, à ce moment, s'approchait davantage de la vérité. Au fond, Huysmans etM. Th..., ne s'ennuyaient pas autant qu'ils le voulaient bien laisser entendre. Il y avait dans leurs propos et, surtoutchez M. Th,.., une grande part de mystification, la recherche de ce que J.-K. Huysmans appelait « la
i82 l'auteur du vin en bouteilles
farce lugubre », la « bouflfonnerie sinistre ». Et ce serait une erreur un peu naïve que de se les imaginer appliquant pour eux-mêmes, dans leur vie, sans témoins, les principes que Solange suivait avec un si méticuleux souci.
Il est certain d'autre part que Rémy de Gourmont ne reçut pas en communication le manuscrit de Th..., Le vin en bouteilles^ pas plus que les autres œuvres de Th..,, qui ne furent jamais éditées; Gourmont les connaissait, comme certains initiés de passage, par tradition verbale. C'est ainsi du reste qu'elles se transmettaient à l'ordinaire.
La silhouette qu'il fait, à distance, de Th..., n'est pas, non plus, tout à fait exacte. Quant à son véritable état d'esprit, on conçoit fort bien que Gourmont s'y soit mépris, puisque Huysmans lui-même finit par prendre au sérieux jusqu'à ses propres récriminations. Et c'est là un cas de sincérité littéraire assez fréquent.
Le vrai Gabriel Thyébaut n'a rien de commun, absolument rien, avec le mystérieux M. Th..., dont parle Rémy de Gourmont, bien que, dans la pensée de l'auteur des Promenades littéraires, ce soit le même homme.
Au physique, M. Thyébaut est un correct vieillard de soixante-dix ans qui ressemble parfeitement à un homme heureux. Haute taille, complet jaquette noir ; la barbiche et les cheveux blancs, le regard bleu, un sourire sans amertume, l'ensemble empli d'un grand rayonnement de bienveillance et de courtoisie.
l'auteur du vin en bouteilles 183
Son état d'esprit ? Il 6udrait dédier à Georges de h Fouchardîère, humoriste aigu et sombre, cette définition que M. Thyébaut donne du pessimiste :
Le pessimiste est un homme gai, autrement il ajouterait à la désolation originelle du monde.
Champenois d'origine, M. Gabriel Thyébaut fit ses études à Troyes. Son père était notaire. Sa mère, restée veuve, apprit le droit pour défendre l'héritage contre les hommes de loi. Pendant ce temps le jeune garçon détraquait les classes par le caractère déconcertant des questions qu'il posait au professeur. II était, suivant l'expression champenoise, a impossible à ferrer a. A Paris, il prit pension chez Laveur où il rencontra tous les futurs hommes politiques ou écrivains qui fréquentaient alors cet établissement, notamment Rémy de Gourmont.
Il fut reçu à l'examen de la Préfecture de la Seine, passa au secrétariat général, au cabinet du préfet de police Blanc, puis au cabinet du préfet de la Seine Poubelle. Par Céard, comme lui Champenois et comme lui fonctionnaire, il connut Zola, Huysmans et les autres ^miliers de Médan. Dans tout cela, à la vérité, rien de mystérieux. M. Thyébaut est un fantaisiste et un esprit cultivé, épris de rythmes iîauberlistes. Le vin m bouteilles qu'il écrivit vers 1880 et dont il n'existe que deux manuscrits n'est que l'illustration de ce culte pour le maître de Croîsset.
Le Fin en bouteilles est l'histoire d'un monsieur
184 l'auteur du vin en bouteilles
qui, par goût, étudie, cultive de la banalité sous toutes ses formes, se divertit dans l'accomplissement de ntes. Il y trouve prétexte à se connue la vie a pour lui de plus inéluesottise, la laideur.
t, il est bien convaincu que rien ne itre fait. Il est arrivé à une sorte de {oi-même qui conâue au fakirisme.
1 avec joie l'invitation d'un camalui lui dit :
chez moi dimanche, nous mettrons du
i lignes du manuscrit de M. Gabriel eni cette journée du dimanche passée
; la cave k faire fondre la cire, rincer irer le vin, etc. L'invité témoigne ir dans cette besogne que son hôte le vailler seul dans la cave.
1 long monologue où le personnage s de son désenchantement spéculatif:
îon savoir et qu'il est bien convaincu oir- « Je suis l'homme des choses endant je sais tout » dit-il.
cette fantaisie à la fois lyrique et ; parfois La Tentation de saint Antoine,
notations, entre parenthèses, dans le : « Il mâche un bouchon... » ou des ses comme : « Le froid aux pieds me pe à pétrole répand une infection plus
: apparaît. Et, de même que saint le Catoblepas s'écriait : « Sa stupidité
m'attire », le monsieur fait cette réflexion : « Sa laideur me séduit ». Pour terminer dignement cette partie de campagne, il croit de son devoir de culbuter, la servante. Une corvée de plus qu'il s'impose pour rester fidèle à ses théories, à sa vision désenchantée et humoristique de l'existence. C'est la fin du récit : « // accomplit l'acte vénérien ».
Le Fin en bouteilles n'est pas la seule œuvre de cet humoriste.
Avec La Découverte de P Amérique, Gabriel Thyébaut imagine, qu'en 1493, un Peau-Rouge a la même idée que Christophe Colomb.
Pendant que celui-ci entreprend son voyage d'Est en Ouest à travers l'Atlantique, le Peau-Rouge part d'Ouest en ïst. Les deux navigateurs se rencontrent au milieu de i'Océau :
— Le Nouveau-Monde ? interroge Christophe Colomb.
— Derrière moi, répond le Peau-Rouge. Et l'Ancien-Monde.
— Tout droit devant vous, réplique Colomb.
Christophe Colomb découvre le Nouveau-Monde,
il en tire une gloire infinie. Le Peau-Rouge arrive à Lisbonne et s'écrie :
— Voilà l'Ancien-Monde!
— Nous le savons aussi bien que vous ! En voilà une découverte, lui est-il répondu.
Découragé, le Peau-Rouge traverse à nouveau l'Océan, rentre dans sa cabane au bord de l'Orénoque, et ta il est scalpé par les compagnons de Christophe Colomb.
M. Gabriel Thyébaut est également l'auteur de &bles comme Le Lierre et la Tortue.
Le lierre et la tortue parient tous les deux d'aller à la course ; le lierre grimpe à l'arbre et la tonue part sur la route. Naturellement, rien oe vient jamais les avenir qu'ils doivent s'arrêter; et c'est la moralité de la &ble :
Rien ne sert de courir et de partir à point.
Il faut encore aller tous deux au même point.
Mais voici d'autres aspects de ces divertissements avec Paul et Virginie et avec Le Mauvais Robinson.
Paul et Virginie ne sont pas mons, ils ont lu Bernardin de Saiot-Pierre et s'étudient à ressembler au roman.
La supériorité de la littérature est telle qu'ils sont obligés de travailler pour obtenir, de loin, cette ressemblance. Ik y mettent beaucoup d'années, beaucoup d'efforts et vieillissent sans avoir la satisfaction d'y parvenir tout à fait.
On les montre aux voyageurs.
Paul est insupportable. Virginie est acariâtre, gâteuse ; et comme sa langue pend, la vieille négresse, leur servante (elle est si vieille qu'elle est devenue toute blanche), passe son temps à la lui remettre dans la bouche à l'aide d'une cuiller.
Paul est dans le même état de cachexie ; sa langue pend autant que celle de Virginie ; un jour la négresse se sert, pour la lui remettre en place, de la mime
cuiller qui a servi à Virginie ; Paul a un geste d'impatience, suivi d'un haut-le-cœur.
Et les voyageurs en concluent que Paul et Virginie sont dégoûtés l'un de l'autre.
On le serait à moins, c'est entendu, mais n'est-ce p^ une énorme déformation de « l'éthique » naturaliste, par un de ceux qui furent le mieux placés pour en voir les outrances.
Le Mauvais Robinson est un apologue plus féroce encore.
Des héros de roman. Don Quichotte, Des Grieux, d'Artagnan et quelques autres ont entrepris — les uns par curiosité, les autres par goût de l'idéal — de rechercher et de (délivrer les naufragés qui vivent dans les îles désertes. Ils débarquent à l'île d'Elbe qu'ils prennent pour l'île de Robinson ; ils voient un mameluck habillé à la 6çon d'un chien savant et croient être en présence de Vendredi. Mais Napoléon paraît et leur raconte ses malheurs.
Affligés de la détresse diï grand homme, les héros de roman le ramènent en France et le rétablissent sur le trône.
A peine réinstallé. Napoléon les fait tirer au sort et les envoie aux armées.
Furieux d'être lancés dans des aventures qu'ils n'ont pas voulu courir volontairement, ils conspirent^, réussissent à empoigner Napoléon et l'emmènent à Sainte-Hélène.
Pour être sûrs qu'ils ne se sauvera pas, ils le gardent à vue.
Et les héros de roman finissent par être, dans l'île, aussi prisonniers que l'homme qu'ils surveillent.
i88 l'auteur du vin en bouteilles
Si ce naturaliste à l'esprit déconcertant eut une influence sur Huysmans, elle fut de qualité plus subtile que ne le supposait Gourmont, M. Henry Céard, l'intime ami de Thyébaut, et de Huysmans, a formulé, sur ce point, une opinion qui est à retenir :
Gabriel Thyébaut, dit-il, homme de Champagne, familier de Huysmans qui Taimait pour des qualités bien contraires à ses propres façons de voir et de penser, Gabriel Thyébaut, sous les analogies accumulées et par delà le sens apparent et équivoque des rimes et des mots, excellait à découvrir les intentions compliquées et secrètes incluses dans les vers de Stéphane Mallarmé. C'est peut-être en écoutant ces gloses à la fois railleuses et subtiles que Huysmans, oubliant la facétie et possédant la clef du chiÎFre et du mystère, s'émerveillera sincèrement, comme <^es Esseintcs, à la lecture des « finesses byzantines » de Mallarmé, dans lequel il perçoit d'intimes affinités avec les poètes de la décadence latine ' .
Ainsi ce même M. Th..., qui vous offrait des blagues à tabac, en forme de « ... goût du jour », aurait présidé à la naissance du célèbre des Esseintes. Ici nous sommes un peu loin, on le voit, du mystérieux M. Th..., qui aurait eu surtout comme influence sur Huysmans celle de lui faire savourer les désagréments de l'existence.
D'autre part, Emile Zola reconnaît, dans Une non-
I . La Revue hebdomadaire, 9 mai 1908. J,-K. Huysmans intime, par Henry Céard et Jean de Caldain.
velle campagne que Thyébaut fut le grand jurisconsulte et conseil juridique desRougon-Macquan'.
Cependant voici où le mystérieux M.Th... reparait 'SOUS l'aspect que lui connut de Gourmont.
Après avoir documenté Zola pour Le Rêve, il lui fournit « d'authentiques » mots de paysans pour La Terre.
— Mais, lui dit-il un jour, je parie que yous n'oserez pas faire dire à votre Jésus-Christ : « Si ce vent-là continue, il va tomber delà m,.. »
La réponse de Zola se trouve en toutes lettres à la page 517 de Z.« Terre, treizième ligne.
Certes, dans ces œuvres inédites de M. Gabriel Thyébaut, on retrouve l'influence des « hénaurmités » à froid du Flaubert de Bouvard et du Dictionnaire des idées reçues : une sorte d'amère volupté à approfondir la sottise.
Mais on rencontre aussi beaucoup plus d'ironie que de conviction pessimiste dans l'attitude de M.Thyébaut, beaucoup plus d'humour que de misanthropie réelle. II s'y découvre surtout un goût de la Éirce comme dans certaines histoires outrancières de Courteline, une manière de gageure, un côté pincesans-rire et encore cet amour flaubertiste des histoires où tout rate merveilleusement, où tout est ingénieusement banal et médiocre. Peut-être également un peu de la plaisanterie paniculière aux fonctionnaires...