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HET AA

Souriceaux inoculés avec 5 souches différentes : Conn. 5 (B, type 1), Ohio 1 (B, type 2), Nancy (B, type 3), Easton 2 (A, type 1) et Texas 1 (À, type 4). Dès le 5° jour les souris étaient résistantes à la souche Ohio 1, alors que jusqu'à 3 semaines, elles

étaient sensibles à Texas 1.

Avec les souches 50-328 et 50-358, nous avons infecté couramment des souriceaux de 11 jours qui, après une incubation de 5 jours ont présenté des paralysies importantes et sont morts 8 jours après l'inoculation. Avec les mêmes souches, des ani-

maux de 17 jours n'ont pas présenté de paralysies.

Souris adulte

La souris adulte a pu être infectée par un virus Conn. 5 préalablement adapté au pancréas de cet animal (219). Comme nous le verrons en étudiant l'anatomie pathologique, DALLDORF a montré que peu d'animaux mouraient des suites de cette

nécrose pancréatique (62).

KILBOURNE et HORSFALL (138) ont pu en 1951, infecter des souris adultes en leur injectant, 1 heure avant un virus Conn. 5, 2,5 à 7,5 mmg. de Cortisone. Leur réceptivité s'avéra être alors aussi grande que celle du souriceau, mais les animaux succombaient sans paralysies, présentant seulement des signes infectieux marqués. Des expériences analogues ont été répétées en France par LEVADITI et ses collaborateurs (176), en Angleterre par FINDLAY avec une souche À et en Allemagne par O. VIvELL avec la souche B, type 1 de Darrporr. Ce dernier n'a obtenu aucun succès. SULKIN et ses collaborateurs (265) ont proposé un moyen de classification des virus C. suivant leur capacité d'infecter où non les souris adultes traitées à la

cortisone.

Nous avons expérimenté la technique de KILBOURNE et Hors- FALL avec la souche France 50-328 (À, type 1) : Un premier lot,

traité une heure avant une dose massive de virus, par 5 mmg.

Sir

de cortisone n'a présenté aucun signe ; un deuxième lot traité avec 7,5 mmg. de Cortisone, est mort de pneumonie 7 jours après.

Un troisième lot reçut journellement pendant 3 jours 2,5 mmg. de cortisone et une seule injection de virus le premier jour. Sur 5 souris, 2 moururent le troisième jour, les 3 autres le quatrième. Les témoins qui n'avaient pas reçu de virus ou du virus sans cortisone, ne présentèrent aucun signe. Le muscle des souris mortes s'avéra hautement virulent, tuant des souriceaux de trois jours 48 heures après l'inoculation ; le muscle des témoins ne parut pas contenir de virus.

Il semblerait donc qu'une injection journalière de 2,5 mmg de cortisone, pu'sse rendre la souris adulte très sensible à la souche 50-328.

Le docteur G. DESSE nous a confié avoir observé l'action favorisante de la cortisone sur le pouvoir pathogène des virus C. chez l'homme : un malade présentant des douleurs rhumatoïdes, fut traité à la cortisone et fit, dès le lendemain, une crise typique de myalgie épidémique.

KaPLAN et MELNICK (130), en même temps qu'ils mettaient en évidence la sensibilité des souriceaux aux virus €. par voie orale, ont montré que la souris adulte non seulement est résistante par cette voie, mais encore ne présente pas d'anticorps neutralisants comme cela se produit après une injection parentérale. Les souriceaux nés de mères ayant ingéré des virus C. n'ont nrésenté aucune résistance à ces virus.

Lors de nos expériences avec les souches françaises, il est arrivé fréquemment qu'une mère dévore des souriceaux paralysés : les portées suivantes n'ont jamais présenté de résistance à ces virus, même à des dilutions allant jusqu'à 10-.

Mérion P. LÉPINE et ses collaborateurs, ont montré que chez le mérion

(Meriones Shawii), non seulement les animaux nouveau-nés,

mais aussi les animaux de trois semaines, sont régulièrement

sensibles à l'inoculation de virus C. souche 50-328.

Avec des animaux de 1 mois et plus, 50 % succombent entre le 6° et le 8° jours.

Enfin, un animal de 6 mois présenta 7 jours après l'inoculation des paralysies typiques et, sacrifié, montra des altérations musculaires classiques.

Chez tous ces animaux, le myocarde était particulièrement lésé (159).

Singe

Inoculé par voie parentérale, le singe ne présente aucun signe clinique d'infection, mais des anticorps apparaissent dans son sérum (44-190). MEinIcKx et LEDINKO (193), ont montré que le singe Cynomolgus pouvait être infecté par voie orale : l'animal fait une infection sub-clinique qui se traduit par une forte fièvre de deux à trois jours, et on peut identifier le virus dans la gorge ct les selles. Le sérum de ces animaux présente une teneur élevée en anticorps neutralisants et déviant le complément. Les singes Rhésus ct Cercopithèques n'ont pu être infectés par cette voie. Le chimpanzé, lui, peut être infecté mais sans manifestations cliniques : l'animal présente du virus dans le pharynx (3 à 7 jours), dans le sang (2 à 3 jours) et dans les selles (12 à 35 jours). Des anticorps neutralisants spécifiques apparaissent au

bout de 12 jours environ et persistent au moins deux ans (206).

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