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ANALOGIE AVEC LES LESIONS RENCONTREES DANS D’AUTRES MALADIES

Bien d’autres affections peuvent au point de vue expérimental, créer les lésions décrites plus haut, à part, peut-être, celles du tissu adipeux : les encéphalites saisonnières pour le S.N.C., la fièvre jaune et l'hépatite épidémique pour le foie, les oreillons dans une certaine mesure pour le pancréas, bien qu'ils attaquent également les ilots endocrines, l'encéphalomyocardite et la carence en vitamine E pour le muscle : mais le problème le plus intéressant est celui posé par la poliomyélite ; nous avons

vu que depuis les travaux de LÉPINE et ses collaborateurs, la

redire

réalité des lésions musculaires provoquées chez l'homme par les virus C. n'était plus douteuse. Antérieurement, de nombreux auteurs étaient en désaccord sur le rôle de la dégénérescence des neurones moteurs sur les lésions histologiques tardives, atrophiques, du tissu musculaire dans la poliomyélite humaine. Des recherches récentes sur la poliomyélite de l'homme et du singe montrent l'apparition de lésions primaires de la musculature (20, 22, 70, 76, 129, 246). JUNGEBLUT et STEEVENS (129),

ont même identifié le virus dans le muscle.

Il faut noter que la fréquence avec laquelle des infections doubles par les virus C. et poliomyélitiques ont été rapportées au cours de la poliomyélite humaine (5, 52, 125, 198, 200, 205, 236, 254, 277, 278), pose la question du rôle des virus C. dans

ces lésions musculaires primitives.

ETUDE DE L'ACTION DES VIRUS C SUR LA JONCTION MYO-NEURALE CHEZ LE SOURICEAU

J. Carey en 1943 et 1944, a montré l'atteinte primitive et non secondaire des plaques motrices terminales chez le singe inoculé avec du virus poliomyélitique (20, 22). Cet auteur a observé une disparition de la plupart des plaques motrices, réalisant d'emblée une « énervation myoneurale », avec apparition éphémère d'inclusions à proximité des plaques dégénérées ; puis, la dégénérescence, née au niveau de la plaque, touche bientôt les nerfs moteurs en remontant le long du cylindraxe de façon centripète.

Il nous a paru intéressant de rechercher si, sur les souriceaux inoculés avec des virus C. et présentant des paralysies, de telles lésions des plaques motrices et des nerfs moteurs, pouvaient être observées au sein d'un tissu musculaire lui-même complètement

bouleversé,

NP

Matériel et méthodes

Deux souches de virus ont été utilisées : France 50-328 (antigéniquement comparable à Albany À, type 1) et France 50-358 (antigéniquement comparable à Albany À, type 2).

Des portées de souriceaux suisses d’âges différents furent inoculées les unes par voie intra-cérébrale, les autres par voie intra-péritonéale, sous-cutanée et intra-musculaire.

Des contrôles furent effectués avec des souriceaux des mêmes portées, inoculés par les mêmes voies, avec des broyats de souriceaux sains, ainsi que sur des animaux non inoculés.

Chaque jour qui suivit l'inoculation, jusqu'au cinquième jour après l'apparition des paralysies, des souriceaux furent sacrifiés et examinés les uns après coloration à l'hématéine-éosine, les autres après préparation par la méthode au chlorure d'or de RANVIER modifiée par CAREY et WILKINSON (21).

Les préparations classiques par coupe et coloration à l'hématéine-éosine, ont eu pour but de constater la progression des lésions musculaires.

Le choix des muscles examinés a porté principalement sur le biceps, les pectoraux, le quadriceps et les muscles de la partie postérieure de la cuisse.

Chaque fragment de muscle pathologique traité par la méthode au chlorure d'or, a été entièrement dissocié et examiné, ce qui a porté le nombre des préparations étudiées à plus de 500.

Résultats

Nous voudrions signaler ici l'extrême difficulté d'une telle étude : les fibres musculaires du souriceau, de dimens'ons très réduites, se prêtent mal à la dissociation alors même que le muscle est sain et à plus forte raison dans le muscle pathologique. Les rapports de la jonction myoneurale, extrêmement fine et délicate, sont fréquemment bouleversés par la dissociation mécanique et présentent des figures qui pourraient en imposer pour des aspects pathologiques.

Cette étude a porté sur les plaques motrices et sur les fuseaux neuro-musculaires sensitifs. Il est relativement facile de faire la distinction entre les fibres nerveuses motrices et sensitives : les premières émanent de gros troncs nerveux et se ramifient de suite en un bouquet se distribuant aux différentes fibres musculaires voisines ; les secondes, au contraire, se présentent comme de fins rameaux nerveux, très étendus, traversant une grance

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