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partie de la préparation, pour aboutir à un appareil fusiforme

Fig. 3: Fuseau neuro-musculaire. muscle de souris de 12 jours (5° jour de paralysie). Imprégnation au chlorure d'or. (Photographie du Centre de Diagnostics Biologiques de Bordeaux)

très allongé, occupant une grande partie de la fibre musculaire. En fait, à cet appareil, se terminent toujours deux rameaux nerveux : l'un, dès sa pénétration, semble se résoudre à l’intérieur du « cylindre granuleux » décrit par les classiques, cylindre

où aboutit la fibre sensitive en se ramifiant en ramuscules ter-

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minés par des fleurons et arborisations serrées. L'autre, à notre avis, serait une fibre partie de la ramification motrice qui, après un trajet plus ou moins long, accolée à la fibre sensitive, se terminerait dans le fuseau neuro-musculaire en y constituant une petite plaque motrice ; cet élément correspondrait en tous points avec les « fibrilles ultra-terminales », décrites par RUFFINI (fig. 3).

Au cours de l'examen de nombreuses préparations, alors que nous pouvions nettement suivre les différents stades de Ja dégénérescence musculaire, nous n'avons jamais observé de modifications de la structure nerveuse, autres que celles rencontrées dans les muscles normaux : là, comme dans les fragments Jésés, nous avons pu voir, par rupture mécanique, la rétraction en massues de la fibre nerveuse, ainsi que des aspects moliniformes rappelant la dégénérescence péri-axile de Gom- BEAU. Même si leur définition au sein de la masse musculaire lésée s'est avérée parfois difficile, nous n'avons jamais observé la disparition des plaques motrices, encore moins la dégénérescence centripète des rameaux nerveux. C'est pourquoi, bien que nous ne rejetions pas la possibilité de lésions fines hypothétiques impossibles à préciser avec les méthodes employées, nous pensons pouvoir avancer que la structure nerveuse ne subit pas de modifications. Cette opinion se trouve confirmée par le fait que les examens électriques du muscle humain lors des infections à virus C., ont toujours montré l'intégrité des neurones moteurs (187) ; or, il est bien prouvé actuellement que l'atteinte musculaire est en tous points comparable chez l'homme et chez le souriceau. Bien entendu, ces conclusions ne sont applicables qu'aux virus du groupe À et aux seules souches employées par nous. [1 n'en est peut-être pas de même pour les souches du

groupe B dont l'affinité neurotrope est plus poussée.

Si cette intégrité de la plaque motrice au cours d’un processus hautement destructif pour le muscle venait à être confirmée, ce serait un argument de plus en faveur de l'origine purement

nerveuse de cette plaque (NOEL).

NZ:

Ne AS CN

Fig. 4: Arborisation nerveuse motrice, muscle de souris normale témoin (âge: 12 jours). Imprégnation au chlorure d'or. (Photographie du Centre de Diagnostics Biologiques de Bordeaux).

LS 4 a

Fig. 5 : Arborisation nerveuse motrice, muscle de souris au 3° jour des paralysies (âge: 10 jours). Imprégnation au chlorure d'Or. (Photographie du Centre de Diagnostics Biologiques de Bordeaux)

Fig. 6: Arborisation nerveuse motrice, muscle de souris au 5° jour des paralysies (âge: 12 jours). Imprégnation au chlorure d'or. (Photographie du Centre de Diagnostics Biologiques de Bordeaux).

Fig. 7: Même animal que pour la figure 6. Coupe de muscle, coloration hématéine-éosine. (Photographie du Centre de Diagnostics Biologiques de Bordeaux).

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