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DIFFICULTES DU DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE

La preuve que les virus C. président à l'étiologie des différentes affections d'où ils ont pu être isolés, est particulière-

ment délicate à apporter. Les postulats de Kocx (141), ne jouent

PES Ne

plus dans les maladies à virus : ils ne peuvent être cultivés sur milieux synthétiques, étant biologiquement incomplets en l'absence d'autres cellules vivantes : de plus, le critère selon lequel l'agent en cause ne doit être retrouvé dans aucune autre maladie de façon fortuite, est devenu inadmissible depuis que la notion de porteurs sains a été établie. En 1937, T.M. Rivers (237), entreprit de modifier ces postulats pour les besoins de la virologie et proposa en particulier, la recherche d'une réponse immunologique décelable au cours de la maladie en cause. SABIN et ses collaborateurs (244) écrivent à propos du diagnostic des infections à virus : « Peu de maladies à virus sont suffisamment bien individualisées au point de vue clinique, pour permettre un diagnostic étiologique certain. Dans la plupart des cas, les signes cliniques sont tels qu'un certain nombre d'autres agents pourraient être incriminés. Par les méthodes de laboratoire un diagnostic peut en général être porté grâce à la recherche et l'identification de l'agent infectieux chez le malade, la démonstration d'une réponse immunologique, et l'identification des

lésions anatomo-pathologiques spécifiques ».

Mais ces méthodes sont loin de permettre toujours un diagnostic affirmatif : certains virus neuvent être retrouvé: des semaines ou des années après qu'ils aient produit une affection apparente ou non, et ce, au moment même où l'individu présentera un syndrome d'origine indéterminée. De vlus si cette maladie survient peu de temps après l'affection, qui a pu être occulte, provoquée par le virus, il sera possible de mettre en évidence une nette réaction immunologique. D'où la nécessité de ne considérer comme valable, que l'augmentation des anticorps spécifiques entre deux échantillons prélevés l'un au début, l'autre à la fin ou en cours de maladie. Les lésions anatomo-pathologiques spécifiques sont une preuve de grande valeur, mais dans le cas particulier des virus C. et jusqu'aux travaux de P. LÉPINE, G. DESsE et V. SAUTTER (160), confirmés par ceux de RouLET (85), nous ignorions tout des lésions pro-

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