PAR EE
isolée, permet de penser qu'il s'agit d'une infection d'un autre
type que les trois précédemment citées.
De même pour l'observation n° 5: son sérum neutralise la souche isolée ; par contre, le taux des anticorps du type 1, diminue dans le deuxième échantillon. Il s'agit donc vraisemblablement d'une trace d'infection ancienne par un virus du type 1, alors que l'infection récente est probablement due à un virus d'un autre type.
Ceci nous permet de formuler l'hypothèse suivant laquelle les malades des observations 1 et 3, pour lesquels une recherche de virus n'a pas été faite et dont le sérum ne contenait pas d'anticorps pour les trois types testés, ont pu néanmoins faire
une infection à virus C. d'un autre type.
Enfin pour les autres malades, la réalité d'une infection à
virus C. du groupe À, type 1, ne saurait être contestée.
Conclusions
Dans la réaction méningée de longue durée observée au cours du premier cas, et étant donné le nombre de ponctions lombaires avec introduction d'agents médicamenteux, qu'impliquait le diagnostic possible de méningite tuberculeuse, il est difficile de faire la part du facteur d'irritation locale et du facteur infectieux pur.
Pour les autres observations, nous remarquons que :
l° La durée du syndrome est allée en décroissant ;
2° Les signes méningés, accentués dans les premiers cas, se sont atténués par la suite, pour s'intriquer finalement avec des signes myalgiques (observation n° 8).
Notons que pendant la même période, un grand nombre de « torticolis » et de « myalgies mineures », souvent accompagnées de pharyngite, ont été soignées à l'infirmerie du C.F.M. Hourtin. Sur huit malades dont nous avons prélevé le sang le 26-11-52,