SOURCES DES VIRUS
Les virus C. ont été isolés avec une très grande fréquence à partir des selles et des frottis ou lavages de pharynx, tant chez des malades que chez des personnes apparemment saines. GARD l'a trouvé dans le liquide céphalo-rachidien (94). HowiTT (117), FIND1AY et Howarp (79), ont remarqué sa présence dans le sang. Le rapport d'Howirr sur la découverte de ces agents
dans le sang, l'urine, et des spécimens de cerveau et de moelle
épinière, na qu'une valeur indéterminée à cause de la possibilité, qu'elle a dû reste soulignée elle-même, de contamination dans son laboratoire (116, 117). Enfin, LÉPINE, DESSE et Saur- TER (160), FREUDENBERG, RouULET et NICOLE (85), ont isolé le virus à partir du muscle humain.
Des virus C. de plusieurs types, ont été récupérés dans les eaux d'égout (30, 190, 191) et sur des mouches non piqueuses (190, 191). Le fait que ces virus puissent se multiplier même chez les insectes, a été démontré par FISCHER et SYVERTON (82) en donnant à des blattes (Periplaneta americana) un seul repas auquel était ajouté une suspension de virus C.; leurs excréments au cours des 15 jours qui suivirent, contenaient suffisamment de virus pour tuer un souriceau.
Jusqu'à présent, et à notre connaissance, aucune preuve n'a été apportée de l'existence dans la nature, d'un réservoir de virus extra-humain. Cependant, MoRRIss a remarqué la présence de « substances inhibitrices » dans les sérums de lapins sauvages capturés dans le Maryland (212). De même, KRAFT a montré en 1952, que le sérum des singes Rhésus et Cynomolgus normaux, pouvait contenir des « substances » capables de fixer le complément en présence de 6 types d'antigènes de virus C. différents. Ces sérums ne contenaient pas d'anticorps neutralisants (144, 146). II reste à prouver que ces « substances » sont
bien des anticorps spécifiques.