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ET D’AUTRES AGENTS

La double infection, si souvent décrite en période d'épidémies, entre les virus C. et les souches classiques de poliomyélite, pose le problème de l'interférence entre ces deux agents. On entend par là une influence réciproque des deux infections, non apparentées du point de vue immunologique, dans le sens d'un affaiblissement réciproque, si les agents se multiplient en même temps dans l'organisme.

De nombreux essais ont été faits pour démontrer expérimentalement cette interférence, aussi bien chez le souriceau que chez le singe. Les essais de MELNICK (191), HoOWITT et NicHoLs (119) entre autres, ont toujours échoué. SuLKIN et MANIRE (262), ont montré que l'inoculation d'un virus Lansing à des souriceaux de 3 jours, les protégeaient en partie contre une infection à virus C., tandis que si le virus C. était inoculé en premier, on n'observait pas cet effet. LEVADITI et ses collaborateurs qui ont étudié les possibilités de symbiose entre les virus C. et de nombreux autres agents (166, 168 à 171, 173, 174, 177 à 180), ont constaté un antagonisme marqué entre un virus C. groupe B et le virus poliomyelitique, ce dernier disparaissant après 4 ou 5

passages (169).

Mais bien des facteurs ont une importance décisive dans ces expériences, notamment l'âge des souriceaux, l'intervalle entre les deux infections et les souches de virus. DALLDORF (58), a montré que des souriceaux inoculés avec une souche du groupe B, présentaient une résistance marquée à une inoculation de virus Lansing effectuée de 4 à 10 jours plus tard.

En fait, jusqu à présent, aucune preuve de l'interférence de

ces deux virus chez l'homme, n a pu être apportée.

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