RAPPORTS AVEC LA POLIOMYELITE
Tout au long de cette étude, nous avons été amenés à comparer les propriétés des virus C. et poliomyélitiques. Déjà, de nombreux auteurs se sont attachés à cette question et des tableaux comparatifs ont été dressés (197, 278), qui font ressortir les analogies entre les deux virus.
Ces rapports ont amené quelques auteurs, dont MOLLARET en France (207 à 210), à proposer de ranger les virus C. dans le groupe des « Pseudo-poliomyélites » en même temps que les souches du groupe Lansing et Leon, le groupe des virus encéphalomyocarditiques (S.K. Columbia, E.M.C., Mengo, M.M.), ainsi que des virus pathogènes pour les animaux, ceux de la maladie de THEILER et de la maladie de TESCHEN.
Nous ne saurions juger ici une telle classification.
Au point de vue épidémiologique, les analogies entre les virus C. et poliomyélitiques peuvent être ainsi schématisées : les deux virus provoquent chez l'homme des infections accompagnées d'une réponse antigénique spécifique. L'homme peut les héberger pendant une période plus où moins longue, seuls ou associés et ils peuvent provoquer chez lui une infection apparente ou non. Oniles rencontre le plus souvent à la même époque dans l'année, aussi bien chez l'homme que dans les égouts et les mouches.
Nous ne saurions mieux faire que d'emprunter au Professeur P. LÉPINE cette conclusion :
« La fréquence avec laquelle les virus C. sont associés au virus poliomyélitique dont ils partagent les caractères et la biologie, pose le problème de leur interrelation. À vrai dire, cette relation qui semble nulle sur le plan immunologique, ne pourrait se poser que sur le plan épidémiologique : notre expérience personnelle nous incline à une opinion négative mais toute conclusion définitive serait prématurée. » (161)