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\ taté que cette action ne se manifeste plus si on fait préalablement à l’animal une injection de peptone.
Quelques années plus tard, Gautier reprend ces expériences, cette fois sur la grenouille. Il enregistre des résultats identiques chez cet animal. Cependant, alors que, in vitro, l'action anticoagulante paraît bien minime pour le sang du chien, elle est très manifeste sur celui de la grenouille. Ajoutons, en outre, que le sang, rendu incoagulable par l'injection d'extrait de gui, empêche, in vitro, le sang normal de coaguler, et ce dernier reste liquide malgré l’addition de sérum normal.
Ces auteurs attribuent ce pouvoir anticoagulant à une substance sécrétée par l’organisme, l’antithrombine, qui apparaïitrait dans le sang consécutivement à l'injection d'extrait de gui.
B. — Action du gui sur les glandes sécrétrices, en particulier sur le rein.
C'est Chevalier qui, semble-t-il, a fait remarquer le premier l’action du gui sur les systèmes sécréteurs. Îl a, en effet, découvert un alcaloïde qui, injecté par voie intraveineuse chez le chien, détermine une élévation passagère de la pression sanguine, des phénomènes d’excitation bulbomédullaire et de l’hypersécrétion salivaire, urinaire et bronchique. Nous avons vu également que, dans la description de l’empoisonnement par le gui, constaté par Dixon, cet auteur cite que le sujet salivait et crachait abondamment. Au Congrès de médecine de Lyon, en 1911, le Professeur Pic signala le gui comme une plante diurétique et le rangea, à côté de la scille, dans la catégorie des diurétiques azoturiques.
Bonnamour et Naz, qui inspirèrent la thèse de Bergès, ont fait sur l’animal des expériences très démonstratives à ce sujet.
Par injections sous-culanées, l'augmentation de la sécrétion urinaire s'établit lentement, mais progressivement. Chez certains animaux, on constate parfois des chiffres considéra-