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tation périphérique due d’abord au système nerveux.central et ensuite une diminution d’excitabilité des vaso-constricteurs’.
Foa penche plutôt pour une action de la drogue, non seulement sur le sympathique musculaire, mais aussi directement sur les fibres musculaires lisses de la paroi vasculaire. C’est également, comme nous l’avons vu, l'avis de Holste.
Dans un mémoire sur cette question, Piccinini combat avec ardeur cette opinion.
Busquet affirme que l’hypotension n’est pas d’origine cardiaque, comme le montrent des tracés pris sur le cœur du lapin et du chien in vivo. Elle serait, au contraire, la résultante de la production d’une vaso-dilatation active portant sur les vaisseaux périphériques, et spécialement sur ceux du membre inférieur, et non pas à un barrage sur le trajet du sang veineux par vaso-constriction au niveau des poumons ni à une vaso-dilatation des organes abdominaux. Pour lui, le mécanisme intime serait donc le suivant : il y aurait diminution du tonus exercé sur les vaisseaux par le bulbe et la moelle impressionnés par le médicament.
Et, cependant, Holste fait bien remarquer que cette diminution du tonus se produit sur les capillaires de la grenouille préparée suivant le mode de de Laewen-Trendelenburg. Or, chez un animal préparé dans ces conditions, l’action d’origine centrale ne peut cependant être invoquée. Il faut donc que la drogue agisse directement sur le système périphérique.
Aussi, est-il probable que, chez un être vivant, homme ou animal d'expérience, les deux mécanismes d'action peuvent être invoqués : action directe sur les vaisseaux ou indirecte par le retentissement sur le bulbe et la moelle. Peut-être est-on même en droit d'envisager que l'effet maximum pourrait s'expliquer par une action portant simultanément aux deux endroits : bulbe et moelle d’une part et paroi vasculaire de l’autre. On peut également envisager la possibilité d’une différence entre le principe qui agit sur le système ‘nerveux périphérique et celui qui agit sur la moelle spinale;
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\ c'est, du moins, ce que tendraient à prouver certaines des . expériences de Niccolini.
Peut-être pourrait-on aussi mettre en cause le sympathique; ainsi arriverait-on à concilier les diverses théories. Ce serait donc peut-être les filets sympathiques périvasculaires qui commanderaient la vaso-dilatation intense qui se produit dans la plupart des vaisseaux sanguins des différents appareils à la suite d’injections massives d'extrait de gui.
En définitive, quelle que soit l’opinion à laquelle on se rattache pour l’explication des faits observés, on est toutefois obligé de constater que le gui possède une action double sur la circulation :
c’est un agent vaso-dilatateur périphérique; c'est un agent antispasmodique, puisqu'il modifie le tonus musculaire en abolissant le spasme.
d) ACTION SUR LE SANG.
Les premiers expérimentateurs, René Gaultier en particulier, disaient que le gui était sans action sur le sang. Certains des résultats obtenus depuis nous mènent à admettre qu'ils étaient dans l’erreur. Nous allons d’ailleurs nous en rendre compte maintenant.
1° Troubles apportés sur l’équilibre cellulaire du sang par des injections intraveineuses d'extrait de qui.
Martin-Sans et Stillmunkes ont étudié ces troubles plus particulièrement sur des lapins, auxquels ils ont fait plusieurs injections intraveineuses de 1 cc. de solution physiologique de gui de peuplier, à intervalles plus ou moins espacés.
Tous les éléments du sang paraissent présenter des variations numériques très nettes. Les globules rouges sont bien moins nombreux dans les heures consécutives à l'injection; puis, dans les trois jours qui suivent, se produit une légère hyperglobulie par rapport à l’état antérieur, et le taux revient
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peu après à la normale, Les globules blancs, eux, sont considérablement augmentés dès le début, pour revenir à peu près à la normale après deux jours. Ce sont surtout les lymphocytes et les grands mono. qui augmentent, tandis que les poly. neutrophiles diminuent. L'éosinophilie, constatée avec des doses de 1 ce., ne se produit pas à dose mortelle pour l'animal.
Si on répète les injections après des intervalles suffisants pour que l'équilibre cellulaire revienne à la normale, on constate à chaque nouvelle expérience, que les phénomènes sont moins accusés. Il:y aurait donc, semble-t-il, une certaine immunité.
Quant à la résistance globulaire, elle paraît varier avec les doses de gui injectées. C’est ainsi que, si on injecte des doses toxiques mortelles chez des chiens, on constate que la résistance globulaire du sang total est notablement abaissée, et elle l’est bien davantage si on déplasmatise les globules.
On constate aussi une légère décoloration du sérum des animaux qui ont servi aux expériences, si bien que l'extrait de gui paraît avoir également une action hémolytique certaine.
2° Troubles apportés sur la coagulation du sang par des injections intraveineuses d'extrait de qui.
Doyon et Claude Gautier ont fait de nombreuses expériences pour se rendre compte si les injections intraveineuses d'extrait de gui chez le chien n'entraiînaient pas de modifications sur la coagulation du sang. Les résultats obtenus incitent ces deux auteurs à conclure que l'extrait mou pharmaceutique de gui injecté brusquement dans les veines provoque l’incoagulabilité du sang; mais cette action n’est que passagère. Elle est plus marquée et plus persistante si linjection est faite dans une veine mésaraïque que si elle est faite dans une veine de la circulation générale (c'est généralement la saphène qui est choisie). Ils ont, en outre, cons-