LT ET
chez qui l’examen ne décèle aucun trouble organique. Pourquoi vouloir abaisser chez eux la tension ? Ne vaut-il pas mieux, suivant l'expression de Laubry, leur laisser suivre ce régime, qui leur à si bien réussi jusqu'alors ?.
Mais, à côté de ces hypertensions, que l’on pourrait qualifier d’ «essentielles », il en est d’autres de causes nettement déterminées : artério-sclérose, brightisme, poussées paroxystiques des hypertensions permanentes, pléthore goulteuse et diabétique. Dans tous ces cas, le mal évolue par degrés; on s'accorde à décrire trois périodes dans l'hyper- {tension permanente. Nous nous empressons d'ajouter que la médication hypotensive ne saurait être instituée que dans les deux premières périodes, car, dès la troisième, elle serait à peu près toujours inefficace et peut-être nuisible dans quelques cas. À ce stade, les vaisseaux ont alors entièrement perdu leur élasticité, et les filets nerveux de leurs parois ne pourraient alors réagir à l'excitation directe ou indirecte des substances hypotensives antispasmodiques, du gui en particulier. Si on arrive, cependant, à faire baisser la tension, ce résultat ira quelquefois à l'encontre du but que l’on se proposait d'atteindre, car le danger se trouve, en effet, dans la poussée hypertensive qui peut suivre la phase de chute de tension et provoquer la rupture vasculaire que l’on cherchait à éviter, ou du moins à retarder.
Une hypertension peut révéler le caractère de permanente et être cependant sujette à des poussées paroxystiques : faux angor surtout. Dans ces cas, l’élasticité vasculaire peut se trouver encore quasi normale. C'est à ces cas que fait allusion Gallavardin dans son Traité de la tension artérielle « C’est dans ces cas d’hypertension paroxystique que la médication vasculaire semble devoir, théoriquement, rencontrer ses indications les plus sûres. Que l’on ait affaire à une poussée hypertensive, installée sur un état cireulatoire normal (hypertensions passagères) ou grellée sur un état hypertensif antérieur, le rôle du spasme vasculaire n’est pas douteux. C'est contre ce spasme vasculaire que l’on peut légitimement