APPLICATION DU PRINCIPE DE LA BALANCE DE HUGHES
Gi l’une des bobines est mobile, on conçoit qu’on puisse l'employer à rechercher un fragment magné-
J. Pierquin A
tique inclus dans l'organisme (1); il suffira de promener cette bobine, son axe orienté à travers les téguments, grâce au téléphone on « écoutera parler » en quelque sorte, à distance, le métal si il existe. Les renseignements que peut ainsi donner l'instrument peuvent être multiples : d’abord ils indiquent la présence d’un fragment magnétique, mais ils en permettent une localisation approximative, le maximum de son étant perçu pour la plus courte distance séparant le métal de la bobine, d’une part ; et, par sa situation sur l'axe de cette bobine, d'autre part. La distance peut se déterminer si l’on connait la taille du projectile : elle sera la même que celle séparant un même fragment approché de l’autre bobine et ramenant le silence au téléphone (inversement, connaissant la distance du projectile, on en pourrait théoriquement déterminer la taille). Si l'on réduit les dimensions de la bobine exploratrice, on pourra ainsi faire ces déterminations dans le fond d’une plaie, au cours d’une intervention chirurgicale ; c’est là, on le voit, un moyen de guidage pour le chirurgien qui sera mené € au son » jusqu’à la découverte d'un projectile qu’il se propose d'enlever. Deux appareils ont été particulièrement employés à cet eftet :
Le Doigtier autoscopique de A.de La Baume- Pluvinel. — Basé entièrement sur le principe de la
1. On s’est même proposé de découvrir, localiser des obus nn éclatés, profondément enfouis dans le sol, en usant d’une balance de Hughes de très grande dimension.