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balance de Hughes, il présente quelques particularités réalisées en vue de l'application pratique.
Une première bobine de self fixe, contenue dans une boîte, voisine avec la source électrique (piles sèches) et l'organe d'interruption (trembleur rapide silencieux de Gaiffe). L'autre bobine, exploratrice, : est très réduite de dimensions, très plate, se présentant sous forme d’une pastille de taille suffisamment petite (15 X 3 millimètres) pour être logée dans un doigtier de caoutchouc stérilisable que l’on adapte à un doigt (le médius généralement). Mais l’appareil ainsi constitué n’est pas complet, car les difficultés de construction sont telles qu’il est impossible d’arriver à établir deux bobines rigoureusement identiques au point de vue de l'équilibre électro-magnétique; si bien qu’un dispositif accessoire est nécessaire : un « compensateur » complète l'ensemble et. permet, par l'enroulement variable d’une certaine longueur de fils autour d’une poulie à volant, d’arriver à équilibrer complètement, avant usage, les deux courants secondaires, on obtient ainsi le silence complet préalable dans le téléphone (l'instrument comprend de fait deux récepteurs sur casque).
Lorsque l'on veut procéder à une exploration, il faut donc tout d’abord réaliser le silence complet dans le cireuit d'écoute et procéder même à un essai à blanc de l'appareil avec un fragment de métal magnétique. Ilest de plus nécessaire, pendant l'exploration elle-même, d’éloigner tous les objets métalliques de la région que l’on explore (ce fait néces-
site donc les ligatures des vaisseaux sectionnés, puisqu'aucune pince en particulier ne doit rester dans la plaie). Cette exploration faite en tournant le doigt muni du doigtier dans différentes directions. aboutit à un maximum de bruit téléphonique indi- ‘quant que la pastille ApIQrAItees est près du projectile et lui fait face.
La sensibilité de l'appareil est grande, car, en moyenne, un fragment de fer ou d’acier du poids de 1 gramme, donne un son perceptible à l'oreille pour une distance de 15 à 20 millimètres. Entre les mains de certains chirurgiens (Tuflier en particulier), il a donné d'excellents résultats.
Doigtier explorateur de Le Rolland et A. Carpentier. — Analogue en apparence au précédent, il en diffère profondément, car son fonctionnement n’est pas basé sur 5e principe de la balance de Hughes.
La partie exploratrice est faite de deux bobines : une primaire à gros fil et noyau magnétique ; l'autre, : secondaire, à fil fin ; elles sont disposées, l’une par rapport à l'autre, de telle façon que leurs axes se croisent rectangulairement (dans ces conditions l’eifet inducteur est nul). La bobine primaire est parcourue par un courant interrompu par un trembleur à court circuit muni d'un condensateur en shunt sur le rupteur atonique. Un téléphone est branché sur le secondaire.
Dans des conditionsnormales (aucun corps magné-
tique voisin de l'explorateur) le téléphone est silencieux, mais si on approche de l’axe du secondaire un fragment de métal magnétique, le téléphone parle ; il se produit, en effet, une dissymétrie dans le champ magnétique du primaire qui ne traverse plus nor- -malement, mais obliquement, la bobine secondaire comme si cette dernière avait changé d'orientation.
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Fig. 20
Deux appareils d'exploration existent : l’un d’assez grandes dimensions, utilisé pour la recherche extérieure des projectiles (sensibilité : une balle allemande à & centimètres); l’autre, plus réduit, utilisable sous gant caoutchouté pour le guidage dans une plaie au cours d’intervention (sensibilté moitié moins grande).
Quoique fonctionnant d’après des principes différenis, nous avons rapproché ces deux doigtiers l’un ‘de l’autre, car ils présentent des caractères communs et aussi, disons-le, des inconvénients identiques.
Tous deux ont cet avantage, considérable, sur les procédés électriques précédents de donner des indications à distance: on entend le projectile avant
“LL, 580 d’être à son contact et c’est là un fait précieux donnant beaucoup moins de chance de le manquer.
De plus, s'il existe plusieurs fragments métalliques et que tous ne soient pas extraits on en est averti par le contrôle permis par l’instrument aussitôt l’extraction terminée et supposée complète.
Mais, à côté de ces qualités, il y a aussi des défauts : seuls, ou à peu près, les métaux magnétiques sont décelables par induction à distance ; en principe done, les appareils ne donneront de sécurité que vis-à-vis des fragments de fer, acierou fonte et plus accessoirement le nickel ou les ferro-nickels. Cependant les indications ne sont pas complètement muettes pour tous les métaux et nous citerons (à volume et forme égale) ie classement par sensibilité décroissante des métaux qu'indique le constructeur d'un: de ces instruments:
Fer, fonte, acier, nickel, ferro-nickel, cuivre, aluminium, laiton, plomb, maillechort.
Mais c'est vis-à-vis des quatre premiers qu'une exploration se fait utilement en général.