INTRODUCTION
De nombreux travaux et perfectionnements d’ordre radiologique et chirurgical ont été faits à l’occasion de la guerre; un intérêt tout particulier s’estattaché aux procédés de recherche des projectiles inclus dans un organisme, à leur localisation, à leur extraction, aux difficultés techniques rencontrées, aux résultats obtenus. La radiologie et la chirurgie, depuis déjà longtemps collaboratrices, ont gagné à se mieux conpaître encore mutuellement ; un rapprochement plus intime s’est fait au point que, dans certaines circonstances, la fusion presque réalisée entre les deux constitue une véritable symbiose.
Ce que demande le chirurgien plus que jamais est la recherche des projectiles,les meilleures indications possibles sur leurs localisations afin d'éviter les | fausses routes, les pertes de temps, les grands délabrements opératoires, les échecs même possibles,
toutes choses préjudiciables au blessé. En compensation il est arrivé souvent à la radiologie d'éclairer le chirurgien de sa propre initiative, de le pousser par fois à intervenir, de le renseigner à l’avance sur des phénomènes insoupçonnés : c’est le Per omnia lux auquel on demande toujours le secours de sa perspicacité et qui, en curieux, va dans certains cas, audevant de ces demandes.
Une des circonstances où la symbiose apparaît avec le plus de netteté est lorsque le chirurgien intervenant pour extraire un projectile demande non seulement un renseignement précis, mais trouve à sa disposition un moyen de le guider vers le but et de lamener jusqu’à la découverte de l’objet qu'il veut enlever. p
Les rayons X suppléant à la clinique parfois impuissante ont renseigné sur l'existence d’un métal plus ou moins profondément situé, en ont déterminé, dans les cas favorables, la localisation anatomique en y surajoulant des chiffres, traduction de distances géométriques par rapport à des points de repère cutanés ou squelettiques ; ils ne se contentent pas toujours de cela : ils vont mettre dans la main de l'opérateur un véritable fil d'Ariane en permettant de régler un instrument porteur d’un stylet et ce stylet cheminera dans la plaie opératoire implacablement dirigé vers
le métal qu’il viendra finalement toucher.
= D'autres fois la route sera jalonnée moins brutalement : c’est qu’au cours même dé la recherche de l'éclat métallique ou de la balle, l’image des progrès
URLS 2e ASE
réalisés, saisie sur le vif, rassure l'opérateur sur la bonne direction de son avance, l’arrête à temps s’il dévie, le remet aussitôt sur la bonne voie pour l’amener finalement sur le but convoité.
Le premier cas constitue le guidage mécanique proprement dit, le second, contrôlé par l'écran, est un guidage par image visuelle.
Mais ce ne sont pas là les seuls moyens dont on dispose pour diminuer les aléas possibles d’une extraclion et même pour tenter la recherche d’un projectile, car à côté des méthodes radiologiques pures prennent place d’autres procédés :les propriétés conductrices de ce projectile, ou son ferromagnétisme sont utilisés par certains appareils pour le mettre en évidence et le découvrir, le plus souvent par un courant électrique actionnant un signal acoustique ou encore en le faisant trémuler sur place et l’extrayant même à l’occasion.
Il nous a donc paru intéressant de grouper en cette étude, non pas tous les instruments, car ils sont légion et chaque jour en voit paraître de nouveaux, mais au moins quelques types, en signalant outre leurs caractéristiques,les avantages particuliers qu’ils paraissent présenter, les résultats qu’ils permettent d'obtenir, quelquefois aussi l'intérêt qu’il y a à les utiliser concurremment.
Enfin nous terminons par deux appendices, l'un relatif‘à deux procédés de répérage pratiques dans leur application simple et facile à certains compas, l’autre condensant quelques constatations optiques
Que 14 ZT dont la recherche nous a été suggérée par les divergences d’avis et les dispositifs opposés d'éclairage chromatique réalisés sur différents types de fluoroscopes.
LE GUIDAGE MÉCANIQUE
Ce mode de guidage consiste à se servir d’un instrument généralement connu sous le nom de compas et qui, une fois réglé par méthode radiographique ou radioscopique, dirige les recherches opératoires grâce à un index métallique mobile. Cet index vise la direction vers laquelle il faut aller, sa course dans la profondeur-est limitée de telle sorte qu’il s'arrête au moment où son extrémité arrive au contact du projectile pour lequel on Putilise. Parmi les nombreux types existants, nous en éiudierons quelquesuns de création relativement récente, mais en nous attachant d'abord à un aîné : le compas de Hirtz employé déjà avant la guerre.