LE COMPAS MASSIOT
Ce compas n’est pas un nouveau venu, son constructeur rappelle, à ce sujet, qu'il a été l’objet, dans son type primitif, d'une présentation au Congrès de l'A. F. A.S. faite par M. le D: Guilleminot : son état actuel est dû à des perfectionnements apportés au
cours de la guerre ; nous ne décrivonsici que le type définitif,
ÉD D} lunes
H se compose d’un arc métallique tubulaire à section triangulaire (d’où grande légèreté associée à la rigidité); aux extrémités sont disposés deux tubes coulisses fendus suivant une génératrice et filetés sur rampe conique ; un écrou molleté s’adaptant sur le pas de vis diminue, par son serrage, la lumière du tube (rôle d'arrêt de la tige-repère), l'axe du tube coïncide avec le diamètre du cercle. Dans chaque tube glisse une aiguille-repère rigide, à pointe mousse, les deux aiguilles A et B peuvent ainsi cheminer sur le même diamètre du cercle (schéma), chaque tige “ porte en plus une butée mobile sur elle et blocable
par une petite vis.
Fig. 7 Compas de Massiot (schématique)
Sur la circonférence métallique peut glisser tout le long de celle-ci une pièce de métal plate E blocable elle aussi par un écrou à oreille l'immobilisant à un endroit voulu; cette pièce métallique porte un tube identique aux deux coulisses déjà vues et son axe
— DÜ0—
vient passer par le centre du cercle, un index mobile 1, identique aux aiguilles repère, muni d’une butée réglable C coulisse dans le tube : son extrémité tombera donc toujours au centre du cercle sans le dépasser (à fond de course, la butée réglée une fois pour toute) et cela quelle que soit la position donnée à l'équipage mobile E le long de l’arc de cercle. L'utilisation du compas revient alors à « matérialiser » en quelque sorte entre les deux pointes des tiges-repère une ligne correspondant,en grandeur, à une droite qui chez le blessé, passe par le projectile et se trouve marquée sur les téguments par ses points d’émergence. La position du projectile sur la droite étant connue par le repérage, il suffira de décaler simultanément à droite ou à gauche, et de quantités égales, les deux tiges-repères, pour amener le point de situation du projectile au centre du cercle ; le compas est réglé, il suffit enfin de bloquer les tiges horizontales pour les empêcher de glisser accidentellement au cours de l'application de l'instrument. On voit immédiatement que l'index viendra toujours, poussé à fond de course, toucher le projectile et cela quelle que soit la position donnée à l'aiguille (1, 2,5, 4) le long du cercle et quelle que soit aussi l'orientation du plan du compas d’autre part : le projectile est au centre d’une sphère, l’aiguille, qui en est un rayon, viendra fatalement à son contact ; la seule précaution à prendre est de bien faire coïncider les deux aiguilles-repère avec les points cutanés correspondant à chacune d’elles ; le coulissage de l'index