I. POINT
Considérez la haine que Jésus-Christ porte au péché. Comme vous devez aimer tout ce qu'il aime, vous devez aussi haïr tout ce qu'il hait. Or, il ne peut rien haïr que le péché, et il lui serait impossible de ne pas le haïr. De là vient que celte haine étant nécessaire, elle est aussi infinie, égalant l'amour qu'il porte à son Père et qu’il se porte à lui-même. Si bien que tout ce que le cœur de Jésus peut concevoir de co-
lère, de vengeance, de fureur, il l’emploie et le décharge sur ce seul ennemi; il ne peut pas en avoir d'autre. Oh! si votre cœur avait les mêmes dispositions que celui de Jésus! Oh! s’il ne pouvait haïr que le péché, et s’il ne pouvait s'empêcher de le haïr! Heureuse impuissance, qui fait le bonheur des saints dans le ciel! O Jésus, souverain ennemi du péché, donnez-moi la grâce de haïr ce monstre d’une haine infinié, s’il est possible; ou si cela ne se peut faire, au moins ôtezmoi le pouvoir de l’aimer,