RE SAS
De né
mort cruelle et ignominieuse. Il a souffert la pauvreté, la
faim, la soif, les calomnies, la prison, les chaînes, les fouets, les clous, les épines, le délaissement et la privation de toutes les consolations humaines et divines, jusqu’à s’écrier en mourant: Mon Dieu, mon Dieu! pourquoi m'avez-vous délaissé ? Il a conservé ses plaies même après sa résurrection, pour accroître la gloire du paradis par les marques de sa patience. Il a institué le Saint-Sacrement et le sacrifice de l'autel, où il a voulu se trouver lui-même en personne, pour célébrer la mémoire de la croix. Il a relevé l'honneur de ce sacré bois, en le rendant vénérable à toutes les nations du monde. Il a mis les souffrances, les pleurs, les larmes, les persécu- {ions et les contradictions entre les béatitudes, inspirant l'esprit de la croix à ses plus grands amis et à sa propre mère. Après cela peut-on douter que ce ne soit l'esprit de Jésus? Et si c’est l'esprit de Jésus, peut-on refuser de souffrir avec Jui et pour l'amour de lui ? Quand je n’espérerais aucune récompense, ce me serait trop d'honneur de porter les livrées de mon Sauveur. Il m’a laissé le modèle de la patience, pour l’imiter et me rendre semblable à lui. Il faut que j'en exprime tous les traits en ma vie et en ma mort.