XXV
Deeeox qui rougissent de faire le bien devant les autres.
I; MON bieD-aimé» si voos rongissez de moi devant les hoaimes , je roogirai moi-même de devant mon Père qui est dans les Cieox.
Et si je rougis de vous, comment poorresvoàs être sauvé T tomment pourrez-voos être couronné T
Certainement mon Père vous rejettera comme un étranger; Il vous dira : Je ne vous connais point ,' retiret-vous de moi , enfant de malédic-* tion ; allez^ au feu étemel.
% Le démon , ce cruel ennemi des hommes , sait bien que ce maUieorenx sort est celui de tous ceux qui auront rotigi de moi; aussi prendil tons les moyens qui sont en son pouvoir pour inspirer aux bommes cette criminelle honte qui les empêche dé pratiquer le bien devant les autres , et de se montrer à leurs yeux comme de vrais disciples de leur Sauveur.
Les hommes, leur dit-il , méprisent la vertu; ils se moquent de ceux qui la pratiquent
Si vous êtes sage et pieux , vous n'échappe* rei pas à leurs railleries et ft leurs disions.
112 GUIPE DK U JEUNESSE.
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Il envoie, ce serpent infernal, auprès de ceDi qui mettent la main à Tœavrc, qui conraienceiK à pratiquer la vertu , des Censeurs perfides qui les critiquent , les raillent , et par là les détournent du bien , et le leur font abandonner.
3. Peut-être, mon fils , êtes-votis vous-même une des malheureuses victimes de sa rage; peutêtre les dérivons des méchants qu'il arme tôntre vous vous empêchent-elles de pratiquer la vertu.
Si cela est , écoutez , mon bien-aimé , qudle est votre folie : sans doute vous ne rougiriez p99 de servir ouvertement le plus puissant des priqr ces de la terre ;
Et vous rougissez de paraître le serviteur d'an Dieu qui est le Roi des rois , le Seigneur desseigneurs ! Peut-on être plus insensé ?
Vous ne rougiriez point d'une haute noblesse, d'uae science profonde , de la fortune la plus, brillante ; et vous rougissez de la vertu qui esJt au-dessus de toute uoblesse , de toute science * de toute fortune 1 <juel aveuglement I
lu Devant qui , d'aiiletu*s , rougissez-vous , et qui vous inspire cette criminelle pudeur? ne sont-ce pas ces pervers enfants do siècle dont, les balances sont trompetises ,
Ces vils mortels aux yeux desquels tout ce qui est précieux devant Dieu est méprisable et détestable I tandis que ce qu'ils prisent et estir.
GUIDK DE LA JEUiNESSE. tl3
^eat est précisément ce que Dieu réprouve et 3 en horreur î
Quoi ! vous craignez l'improbation de ces ju- Ses iniques qui disent bon ce qui est mauvais, H^t distant mauvais ce qui est boni y a-t-il quel- 40e chose de plus insensé I
5. mon fils I servez le Seigneur votre Dieu, ^t De craignez pas d'être pour ce sujet en bori^eur «ux méchants.
Payez le mal, et n'appréhendez pas. d'être PfHir cette raison l'objet des railleries etdescen-. étires des hommes corrompus.
Suivez lès voies droites de la vertu, et ne ^iraignez pas le mépris de ceux qui suivent les ^^tiers de l'iniquité.
Craignez que le Seigneur ne punisse an jour Cette coupable posillanimité qui vous empêche d^ faire le bien devant les autres, en vous livrant à un opprobre éternel , à une honte , Une infamie qui ne s'efïacera jamais.
Suppliez vôtre Dieu qu'il vous affermisse- par l^effusion de son Esprit tout- puissant , et que cet £sprit de force bannisse à jamais de voire cœur la détestable honte du bien.
6. Agissez avec une noble liberté , sans f^ire attention aux discours des hommes; ne dites pas : Que penseront- ils de cela? mais dites : Que pensera le Seigneur 7 C'est lui qui vous jugera , mon bicn-ainié; c'csj h lui, et non pas aux
bommes, qui vous faudra rendre compte de votre conduite et de vos actions.
Appliquez-vous à fairo votre salut , et non \pa8 à TOUS concilier l'estime des insensés.
Souvenez-vous que Paul , ce grand apôtre ^ disait avec juste raison : Si je plaisais aux hommes , je ne serais pas un vrai serviteur Jésus- Christ.
Ahl si vouz voulez plaire, eCEorcez-voes de plairei aux saints du Ciel , et aux élus qui vivent ^core sur la terre. Vous serez sûr de leor plaire en faisant le bien et en pratiquant lu vertu.
Regardez , mon fils , ïvec indifférence » regardez avec mépris les téméraires et les insensés dont le nombre est incalculable; que leurs clameurs et leurs railleries ne vous touchent pas.
Ils. ne sont que vanité les hommes dont la sagesse n'est pas le partage, et vous ne deves pas en faire plus de cas que s'ils u^exîstaîent pas.
epiiK DE LA jedhessc. m
Des muavaises compagnies.
1. Le démon » pleîii de foreur de tous rotr ao nombre des enfants dp Dieu , de ceax qni doivent partager éternellement sa gloire et son royaume, ne respire qne votre' perte , moa bien-aimé.
Il a envoyé à votre poursuite les méchants »
ses détectables ministres» pour s'emparer de
Il sait par expérience que Tami des insensés léttr devient semblable.
S*ii voit des jeunes gens timorés et de bonnes mœurs qui ne tombent pas dans ses pi^es ordinaires , qui ne cèdent point à ses suggestions , qui résbtent à ses tentations, H dépote auprès d'eux ceux qu^il a déjà pervertis» afin qne » se liant de société avec eux , ils réussissent enfin à les corrompre et à les perdre*
Qui pourrait compter» mon fils » le nombre incroyable de jeunes gens dont il s'est rend» maître de cette manière ?
Qni pourrait compter ceux auxquels il a 6lt
1IG fillDK DE'U JfcCilK^C.
ptr ce moyen connaître le mal qa% ignoraient M beareasement 7
Ceax auxquels il a fait perdre par là tonte pudeur; ceux qui , devenus méchants avec les méchants aniqnebils étaient associés , se sont comme eux plongés sans rougir dans les plus affreux désordres 7
3. Que TOUS dirai-je , ô cmels , ô barbares , ù exécr!0[)les jeunes gens qui a?ez, comme Calo , donné la mort à tant de frères innocents ?
Leur i>ang crio , bien plus fort que le sang du juste A bel , vengeance contre vous.
J{^sns- Christ et mort pour vos frères, il a répandu sou sang pour eux.
Ce n*est plus le sang d'Âbel même , c'e$t le sang du Sauveur du monde qui s'élève cxmtre vous et sollicite les foudres du Ciel sur vous»
malheureux ! ne cesserez- vous donc point vos affreux ravages 7
N'est-ce pas assez que vous vous perdiez yousmêmes , sans entraîner avec vous vos amia infortunés dans l'abîme des tourments !
El vous , dignes de toutes mes larmes , vous qui vous laissez pervertir par ces maîtres d!iniquité » que vous dirai-je 7
Vous fuyea;, hélas I les serpents et les ours , et vous ne craignez pas de vous associer à des jeunes gens que leurs mauvais exemples et leurs mauvais conseils vous rendent mille fois plus
GUID8 DE UiEUMKSSE. It7
dtagamix que les serpeou, les oors et les Tolears.
Lesaoimaox les plus iëroceset les bommes les pios cruels ne peuTeot en effet nuire qu'à votre corps ; mats ces amis penrers entraUient voire âoie dans les feux éternels.
4. G mes enfants I retirez-? ous sans délai d'une si détestable société, fuyez-la avec la plus vive horreur, et sauvez vos âmes.
Quelque tendres et flatteuses que soient les manières de ces exécrables amis , ne vous arrêtel point avec eux ; quelque pressantes que acNent les invitations qu'ils vous font de demeurer avec eux , ne continuez pas de les suivre^ de peur d*être séduits et pervertis.
Leurs mauvais discours corrompent les meilleures mœurs, ils inspirent le libertinage et l'inipiélé; leur langue est un monde d'iniquité, et le poison le plus subtil est caché sous leurs lèvres:
S'ils sont réservés dans leurs paroles , leurs exemples et leurs actions portent la mort dans le cceur de ceux qui eii sont témoins.
En faisant le mal , ils excitent à l'imitation de leur crimes. En faisant parade de leur perversité , ils provoquent la détestable émuhition de leur devemr semblables.
Bientôt on n'a plus de honte de faire le mal qu'ils font « et si l'on sait encore rougir, c^est de ne pas être plus corrompu qu'eux.
tt8 GUIDE DE LA JEUNESSE.
5. Ce fat afou que le eombiercé dé ses cnib dépravés pervertit aatrefois Augustin ;
Et noîquité le domina tellement , qtt*il Cillât une grâce tont-à-fait eitraordinaire i)oar le cou-* vertir et le réformer.
Il TOUS a laissé , mon fils , Texemple de ses combats et de ses larmes , pour vous convaincre du danger des mauvaises compagnies , et voos apprendre à les fuir comme vous fniriez te plas cruel des monstres.
Fuyez donc, fuyez, monbien*aimé, la société des jeunes gens qui se livrent sans pudeur à l'impiété et au vice ; fuyez ceux qui vivent dans le désordre et l'habitude des crimes.
Fuyez ceux qui se réjouissent et se vantent de leurs excès , ceux qui se font gloire de ce qol devrait les couvrir de confusion.
Fuyez ceux qui se raillent de la. piété etdelâ modestie , ceux qui suggèrent le mal et etciteni à le faire.
Fuyez ceux qui , agissant en apparence av^ plus de réserve , ne sollicitent pas ouvertement an mal , mais détournent des devoirs , inspirent le d^ût et la négligence de la prière, ém sacrements, des lectures utiles ,
Cherchant h persuader que le meilleur est de se récréer, de jouer, de se divertir, et s'eflfor-* çant ainsi de retirer de la voie étroite qui conduit au Ciel , pour faire entrer dans la voie large qoi conduit à la |)crditiou.
6U1DK f)E LA JEUNESSE. 119
Foyei enfin ces condisciples oisib qni passent l^Or temps dans l'iD^tion » de peor qu'à leur temple tous ne vous adonniez Tous-même à rofaifelé qui est la mère de tous les yices.
Séparez-TOQs de tons ces jeunes iasensés , de peur d*4tre entraîné dans leurs écarts.
Séparez-vous des méchants , et le mal s'ékMg&efa de voqsl
xxvu
De l'oisiveté.
i. Vous le savez , mon bien-aimé » l'oisiveté est la mère de tous les vices , elle est la source empoisonnée d'une multitude de tentations et de maofaiseH pensées ;
Elle entraine dans des diyeriissements dangereux , elle est l'ennemie des vertus , la mort de l'âme; elle rend l'homme Inutile à la société, elle est la source de tous les maux.
Qui pourra compter tous les crimes qui pro-^ cèdent de cette détestable racine?
N'est-ce pas elle qui inspire, l'amour des plaisirs défendus , le d^;oAt de h vertu T
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GUIDE DK LA JSUNESSE. 131
^ travail sera incaj[>ablc de soutenir la moindre îatigue.
3. Loin de tous , mon fils , la paresse et Toisif clé de ces iosensés.
Soaveoez-?oQs que Dieo veut que vous vous livriez au travail , qu'il vous ordonne de manger voire pain i la sueur de votre front , jusqu'à ce que vous retourniez dans la poussière d'où wm avez été tiré.
Pensez que vous êtes né pour le travail , et qu'ainsi , si vous ne travaillez pas , vous ne faites pas ce à quoi vous êtes destiné.
Croyez que si vous ne vous exercez pas au travail dès la jeunesse , vous ne pourrez vous y adonner dans un âge plus avancé. <^ .
Soyez convaincu que , si vous passez \os premières années dans l'oisivelé , vous ne pourrez dans la suite réparer le temps que vous aurez . perdu dès le bas âge , ni recouvrer parfaitement TOtre innocence , que votre fainéantise aura entraînée dans un triste naufrage.
Quels regrets n'aurez-vous pas dans l'âge mûr de voir que vous ne vous êtes point formé à la sagesse et aux sciences !
Regrets cruels , mais regrets inutiles , par^ que vous les concevrez trop tard.
£t quelle ne sera pas votre désolation au jour terrible du jugement , lorsqu'il vous faudra reo* drc le compte le plus pgourcux , et de tous Ipç
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6U1DI DE LA JEUNESSE. m
^Boires , f oos mériteront d'être jagé digne de f^openee.
De la chasteté.
1. Soyez chaste , mon bien-airaé ; je me plais ^^ milieu des lis, et je fais mes délices de ^^meorer parmi les enfants des hommes qui sont Plirs et saniB tache.
Je déteste et j*abhorre cenx qui se tivrcnt aoz Ûésirs déréglés de leur cœur, et mon espiit ne t^eot demeurer dans Tbommc charnel , c*est-àaire dans cehii qui , vivant seloA la chair, cède ^ux attraits de Tinfâme volupté.
2. YoulezrTous donc» mon Gis, être l'objet de nœs complaisances et de ma tendresse , ayeE horreur de toute espèce d'impureté , et préser* Tez-Tons dès l'enfance des plus légères attridtet de cette honteuse passion.
Tous savez avec quelle effusion de ccBur je m'écriais autrefois : Laissez venir à moi les petits enfants ; avec quelle bonté je les embra»» sais, avec quel amour je les comblais de met bénédictions.
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61'JDE D£ LA JEUNESSE. 125
Ce jeune homme était l'ami de Dieu , et la iionteuse volupté le rend son ennemi.
li était enfant de Dieu , cobériiier de Jésus- Christ , son Fils unique ; il devient l'esclave de Satan , fa proie de l'enfer.
Soyez donc , mon bien-aimé , saisi d'horreur au seul nom de ce crime odieux; et si vous voulez savoir combien il est détestable aux y«ux de Dieu , rappelez-vous que ce fut pour punir ce crime qu'il ouvrit autrefois les cataractes du ciel » et qu'il Gt périr tous les coupables par un déloge universcL
Rappelez-vous que ce fut pour punir cette abominable iniquité qu'il Gt pleuvoir sur les villes de Sodome et de Gomorrbe un feu vengeur qui les réduisit en cendre ; que ce fut eucore pour la punir qu'il frappa d'une mort subite le petit- fils du patriarche Jacob.
Ayez donc , je vous le répète , ayez la plus vive horreur de cette iufâme paj^siou. Tremblez eu pensant que la colère de Dieu éclate infailliblement sur les voluptueux , ou dès cette vie par les coups les plus terribles , ou dans l'autre vie en les livrant^ des flammes horribles et éternelles, dont les feux qui dévorèrent Sodome n'ont été qu'une faible figure.
Que ridé<^ seule de ce crime monstrueux vous fasse donc frémir, et que son iiom même ne souille jamais vos lèvres.
m GUIDE DE LA JEUNESSE.
D*où me venait cette prédilection pour ces tendres enfants? c'est qu'ils étaient innocents • et que mes yeux Yoyaient en eux la pureté des anges.
Et quand je réQécbissais aux dangers du monde auxquels ils étaient exposés , aux pièges que Satan préparait de toutes parts à leur innocence , j'étais saisi de la compassion la plus Yi?e» et je m'écriais dans ma douleur :
Malheur, malheur à celui qui scandalisera un seul de ces petits enfants I il vaudrait mieux pour lui qu'on lui attachât une meule de moulin ao cou , et qu'on le précipitât au fond de la m^.
3. C'est donc un grand malheur qu'un enfuit, entraîné par les scandales , se livre à quelque désordre contraire à la pudeur; car ç^est surUtiH par le vice opposé à cette vertu que la jeunesse perd la précieuse innocence.
£cou(ez , mon ûls , les ravages affreux que produit dans celui qui s'y livre ce vice inOiaie.
Il en fait un membre du démon» tandis qu'avant le crime il était membre de Jésoii^ Christ.
L'Esprit saint , descendu dans son cc^r par la grâce du baptême , y habitait avec complaisance , et le vice honteux le chasse de cette retraite pour on faire l'habitation de l'esgrit \wr monde , de l'esprit infernal qui s'y introduit , et y domine en maitre.
GUIDE DE LA JEUNESSE. ÏTo
Ce jeune homme était Tami de Dieu , et la honteuse Tolupté le rend son ennemi.
Il était enfant de Dieu , cohéritier de Jésus- Christ , son Fils unique ; il devient TescUve de Satan , la proie de Tenfer.
Soyez donc , mon bien-aimé , saisi d'horreur au seul nom de ce crime odieux; et si vous voulez savoir combien il est détestable aux yepx de 0ieu » rappelez-vous que ce fut pour punir ce crime qu'il ouvrit autrefois les cataractes du ciel , et qu'il Gt périr tous les coupables par un déluge universel.
Rappelez-vous que ce fut pour punir cette abominable iniquité qu'il fit pleuvoir sur les villes de Sodome et de Gomorrbe un feu veageur qai les réduisit en cendre ; que ce fut encore pour la punir qu'il frappa d'une mort subite le petit- fils du patriarche Jacob.
Ayez donc , je vous le répète , ayez la plus vive horreur de cette infâme passion. Tremblez eu pensant que la colère de Dieu éclate infailliblement sur les voluptueux , ou dès celte vie par les coups les plus terribles , ou dans l'autre vie en les livrant ^ des flammes horribles et éternelles , dont les feux qui dévorèrent Sodome n'ont été qu'une faible figure.
Que ridé^ seule de ce crime monstrueux vous fasse donc frémir, et que son nom môme ne souille jamais vos lèvres:.
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GUIDB DE U JEUNESSE. 1^7
Dttes-loi donc avec ardeur : Créez» Seignear, créez en moi on cœur par.
Après aToir ainsi inToqoé le secours du Tout- Puimat « apprenez comme il tous £iadra combattre pour remporter la victoire.
§. GomiMittez en veillant avec la plus grande attention sttr yous-même , et aussitôt que vous Touff apercevrez que Satan s'approcbe de von et' tous suggère des choses indécentes , tous lui résisterez avec fermeté ,
Tous rappelant qu'il faut remédier au mal dès le principe , et que quand on Ta laissé empirer, il est souvent trop tard d'entreprendre de le gnérin
Aussitôt donc que les idées impures se présenteront à votre imagination , rejetez-les avec la même promptitude que vous rejetteriez des charbons brâlants qoi tomberaient sur vous.
I<}'hésitez donc pas; fixez sans délai votre esprit à d'autres objets; pensez que Dieu est présent et qu'il vous observe.
Si au contraire vous étiez lâche et négligent à rejeter les pensées dangereuses , croyez que vous ne tarderez pas d'être vaincu et de succomber ; mais loin de vous ce malheur, mon bien-aimé.
Combattez aussi par la sobriété , gardez de joMes mesures dans le boire et le manger; car le sang allumé par l'excès du vin et des viandes devient le foyer des plus honteuses voluptés.
128 GUIDE DE LA Jl^UNESSE.
Il est écrit des habitants de Sodome , que les excès de leurs repas furent la cause de lears iniquités.
Combattez encore en fuyant soigneusement h société de ces amis dissolus qui ne rougissent pas de dire , de chanter ou de faire des obscénités , et en évitant surtout la familiarité avec les personnes d'un sexe différent ; n'oubliez jamais qu€ leur fréquentation , comme le remarqne l'Ecriture , a été la cause fatale de la perte d'un grand nombre.
Combattez enfin en faisant un pacte avec vos yeux , afin qu'ils ne fixent jamais d'objets indécents, et qu'ils ne se permettent pas môme de considérer avec trop de curiosité des objets dangereux et séduisants; qu'ils ne lisent non plus aucuns de ces livres empoisonnés qui traitent de galanterie , d'amour profane » du d'aqtrès choses contre les bonnes mœurs.
Fuyez aussi , mon bien-aimé ,. les danses et lès spectacles : ils sont les écoles de rinconlîneuce , ils inspirent la passion « ils l'excitent » et doivent être comptés parmi ces scandales da monde contre lesquels j'ai prononcé l'anathème.
7. Si vous voulez demeurer chaste, il faat eu outre que vous choisissiez un directeur sage, éclairé et zélé , auquel vous puissiez ouvrir votre cœur par de sincères et fréquentes confessions.
criDE DE 1. JEUNESSE. 1^9
Il bol que voas médiiiez sooYent tos fins dernières , et que vous ¥oas appliquiez Si la lecture des^boBS lÎTres^ aflo de remplir voire esprit de pensées pieuses , saintes et solides , et d'en congédier les pensées vaines ou mauvaises.
Il faut que vous vous adonniez à un travail assidu et continuel , aûn de ne pas avoir le temps de vous occuper du mal.
Le triVaii « mon irien-aimé , est un des meiilears et des plus sûrs préservatifs de ce vice honteux.
8. b mon fils! fermez èuroitement votre cœur à toute espéeède volupté criminelle.
Ses dehors sont riant)», ses apparences séduisataes; mais sous cet extérieur spécieux elle cache le poison le plus subtil et une amertume morieHei
Blte flatte d'abord, mais elle mord aussitôt ; elle déchire, elle tourmente cruellement
Fnyï», fuyez rinfâme volupté, la saine raison en a horreur : elle dégrade , elle abrutit , elle avilit rbomme , et elle est détestable aux yeux do Semeur.
De la crainte de Dieu.