Vous savez sans doute , mon bien-aioié
que le sage Tobie s'àpipHqua à inspirer dès Vrn^ fance fa crainte du Seigneur à son tendre fih.
El pourquoi 7 c'est que la crainte de Dieo tau le commencement de la vraie sagesstè
r/esi donc avec juste raison que |e irons dis : Craignez , si vous voulez vous saufer, si irrâs désirez vous sanctifier.
Craignez le Seigneur, il est le Très-Baàr»
l'Etre immense , très saint et ioat-'j>tti88aal;.h est le Dieu terrible, le Dieu. des jostioes, 1m Dieu des vengeances , dont le pécbé Mufmt .1» colère et l'indignation.
2. C'est de ce souverain Maître de to«le« choses que descend tout don partit , hkui^ bien* aimé.
Il faut donc que vous vous adressiez à lui , et que vous le suppliiez avec les plus vives inetav* ces de vous accorder le don de sa crainte.
Priez-le et conjurez-le ; dites-lui avec David ; Ne me méprisez pas , Seigneur, mais éclairez
GUIDE DE U JEUfflBSSR. 131
^ yeux , afin que je ne m'endorme pu dana *^ ténèbres de la mort , comme ces nations inlortonées qni n'ont pas le bonheur de vous connaître.
Priez-le de percer votre cœur et votre chair des flèches de sa crainte sacrée , en vous inspirant h frayeur de ses jugements.
3. Mais il ne suffit pas de solliciter par de ferventes prières une grâce si précieuse , il fant que vous vfNis efforciez de l'exciter en vous par Ja méditation profonde des grandeurs infinies dt'votre Dieu*
Gon^dérez donc souvent et attentivement la majesté redoutable de ce souverain Dominateur dont la sagesse , la bonté , la sainteté , la puissance et la justice ne peuvent se mesurer;
Cette auguste majesté que toutes ses créatures béniseent, et que les anges adorent avec un effroi respeaneux »
El devant qui u>ntes les choses de ce naonde ne sont qu'un grain de sable et une vile poussière,
h. Tontes vos voies , toutes vos démarches sont sous les yeux de ce grand Dieu.
CraîgnezTie , mon fib , et évitez avec le plus grand soin l'iniquité, appréhendez l'ombre* même du péché qui lui esl souverainement otfenx.
Cra%nfz-le , et ne parlez jamais de ce Maître
IXt vCnC N U MTSIiA.
i. Tocs adorera le Scig p ef folfe Oîm, el imae serarai|ae kn smL
Et coflunat l'a^orara-iiMS , oommott leternrez-Toos, si fow mt le pries p»?
L*adorer , c'eai €oiiieaiipler a majesté sopKéme, es ooiifiessaot totre néaot et fotre bifwe.
Le ser? ir« c'est louer sa bonté ia&ûe » en loi témoignant Tamonr dont foos brûler poor sa divine essence ;
C'est bénir sa sainteté, en plearant vospéchés devant elle ; c'est reconnaître votre extrême in-^ digence, et loi demander avec instance aea secours et les grâces dont vons avei.im si -près* sant besoin.
Yoos sentez, mon bien-aimé, qne ce a'-eat que par la prière que vous pouvez satisbire à tous ces devoirs.
Aussi le Dieu qui vous a fait pourrini vous tt-il imposé l'obligation de prier, et même de prier en tout temps et sans discontinuer, parce qu'en tout temps et sans cesse vous devez le servir.
GUIDÉ DE LA JKUNESSr 135
Il — 1*1^— ^— ^^.a-»— .^— ^— — ^^^
Li prière est donc an de tob devoirs indispensables enters Dieo.
2. Mais elle est aussi un de vos principam devoirs envers vous-même ; car vons savez qoe TOUS ne pouvez rien sans le secours du Tout- Puissant.
Sans sa grâce t en effet , vous ne pouvez ni éviter tè péché , ni vous purifier de ceux que vous avez commis ; il n'y a qoe lui qui puisse préserver votre corps et votre âme des dangers qui les menacent de toutes parts ; loi seul peut vous faire prospérer dans l'ordre spirituel aussibien -que dans l'ordre temporel.
Quelque difficile qu'il soit pour vous de conserver l'innocence baptismale , ou'de la recouvrer aj^rès l'avoir perdue , vous le pouvez avec sa grâce.
Et comment vous assurerez-vous la grâce et la protection de ce souverain Seigneur; comment Tengagerez-vons à vous soutenir et à vous aider, ri ce n'est par la prière?
Il l'a dit , le Dieu qui est la vérité et la vie : Demandez, et vous recevrez*»: cherchez, et vous trouverez; frappez, et on vons ouvrira.
En vérité, a-t-il ajouté , en vérité je vous le dis : Si vous demandez quelque chose à mon Père en mon nom et selon sa volonté , il vous raccordera.
Voyez , mon bien- aimé , le Seigneur l'a jnré^
us CI»I K LA Jit^asss.
d il se flc rcfeattn pas d€ ravoir îmwL Ajez coofiance ^ sa f èraciié et à n booté saprême ;
3. O nMM fib, si foas Hia piongé dans Vimdigeoce la pins profonde, réduit aoz exlrémités de b dernière misère, et qa'nn prince zoaà ricbe qne bienCûsani %int vons dire :
Yenez, frappez à ma porte , demandes , et je TOQS donnerai tout ce qui vous est nèceasaire ;
¥oos courriez sans doute ansâiôt , vous firap* periez , \ons demanderiez , et il ne faudrait pas foos presser de le faire.
Et encore : si ¥ous étiez dangereusement malade, déjà presque désespéré, et qu'on vous annonçât que le plus habile des médecins fût arrivé dans votre voisinage , et qu'ayant appris l'état où vous êtes, il eâi dit : Je puis guérir ee malade ; que scuieinent il demande mes services, j'irai aussitôt , et je réponds de sa guérison*
Sans doute vous vous écrieriez avec transe port : Qu'il vienne ; allez, supptiez-rle de venir, et qu'il me guérisse.
Enfin si , croupissant dans la prison: et dans les fers, on vous avertissait que le prince dont votre délivrance dépendrait absolument eût dit :
Je suis touché du son de ce captif , j'en ai pitié ; qu'il demande sa liberté , et je lui ferai grâce, je le délivrerai.
Dans une telle circonstance, mon bien-aimé,
GCIDE DE U JEUNKSSE. 137
TOUS nef vous endôriptriez pas lâcbement dans votre cacbot , mais vous dereaoderiez bien vite qu'on vous conduisît au prince pour lui demân^ der votre grâce, ou qu'on lui présentât sans délai votre supplique.
7. Mon fils , où est votre foi 7 Dieu n'est-il pas plus véridique querbomme le plus vrai? ne surpasse-^l-il pas en bonté les bommes les plus miséricordieux 7 sa science n'est-elle pas infiniment au-dessus de celle de tous les médecins de ce nu^nde t n'est-il pas plus fidèle dans ses promesses que l'homme le plus exact à tenir sa parole 7
Et vous, n'êtes- vous pas pauvre, infirme?
n'êtes vous pas serré dans les itcns de la coâ^ cupiscence , et peut-être chargé des chaînes dà péché?
Priez donc, et priez sans cesse : priez le matin,, priez le soir, et qu'il ne vous arrive jamais de manquer à cet important exercice du chrétien.. Priez, et n'omettez pas de vous recommander, à votre Dieu avant et après vos principales, actions.
Priez eu assistant assidûment à la messe 6taux offices de TEglise.
Priez en quelque lieu que vousi^ soyez ; en^ quelque danger, quelque tentation que vous vous : trouviez, élevez vers le Seigneur les yeux d^ votre cœur.
IM^ 4.D&UK DE U JKURI8SE.
fk l^iT c« iûoye« » vous attirerez sor vous la p^t^ k mm rcMée du Cid , ei ?ous seDtirex dmfM^ «HT voua la patieoce, la pureté, b.das- WIW. kArMtire^ la asgoase, la force, la pm- 4mi(^« kn |^t^« la tempérance, la crainte et y»l»mt ; la «raim «èeie de b terre ne roms «m y^ ix*»Mi^% >i eHe mas eil atantagenae,
NiNV 4[iiir b pri^ catedk4 Urat, et qa*eik «miKHf < MiÀ km les trè^en de b terre que les
ii> jiMM Immbk ! prin ,» «t iwB anqoerrvx b aiMMiiili^ dir r^pri « «Mit liiMwi. vénérable ^ a»^ cwèsir p» ifta» ik «Mabne des années.
irnw : À i^M» (tas pMtenr„ imb obtiendrez xtlN^ «Mtti^f^ïM; H :K mas tes jMe, vons N^n^Mi <iKftr p aéùiit jM'i&iènaui qni bit
^. Ui «rt, lui: jjrand moaiM dtdMtiens qni <ftwa3aiib.«Hi>^<ajiiaw imaHKdM^ mon fils.
7^r«i 2fcvv4 wm soof m demandé sans ob-
GHIDI DB U inJilSSSS. 139
Vous êtes dans PécomieBieot : hé quoi I dites- ▼ovs. Dieu esl la térité mtee « et Gomment se fiût-il donc qo6 h promesse qa*Q noos a faite d^xaocer nos prières ne s'exécute pasT ■ -Mais écootez, mon bien-aimé : vous demandai et fous ne recetei pas» parce que tous deoiandezmaL
Car d*abord il arrive que vous éublissez entre Dieu et vous un nuage épais qui empêche vos prières de monler vers son trône.
Et comment cela 7 direz-vous ; quel est donc ce nnage? Ce sont vos péchés, ces péchés que ▼008 affectionnez , auxquels vous no voulez pas renoncer 9 et dont vous ne voulez pas vous cor«- Hgcr.
Dans cet état votre prière ne peut être agréable à Dieu ; elle est à ses yeux ce que fut autrefois la prière d'Antiochus , dont il est dit :
Ce malheureux élevait sa voix vers un Dieu qu ne devait pas lui faire miséricorde.
Car il est certain que Dieu n'écoute pas les pécheurs obstinés dans leurs dérèglements.
Si donc vous sentez que vous êtes en état de péché mortel» il faut qu'avant de prier vons vous humiliiez profondément, et que, vous excitant de toutes vos forces à la contrition, vous preniez une ferme résolution de ne plus ro> toml^er;
Il faut que vous mettiez bas les armes avec
lll] U. :... JFXNESSE.
\n\ comtiattez contre le Seigneur.
,.i;i; IV.*- (tan> ces (lispos^iiions , prifX iitinnf rnnimt le publicaio , qoi, cooi.iittiHii , fi- leiiaii loin do samciDaire.
-.X, rtoiiipn' sur «a poitrine ; foos •-pifiiii na msiiôé dans sa maison.
..::-• -vou> . jai fait mes efforts - *: dat; tv> dispositions : il me . ; hip! contrit. prvfcndêaKirt rfiwfuiaiK nas été exaacê.
♦*•." pxaDct- , mon S<!winié;
î..-r aw- u Père xitsoi »oyail
n ciemaïkiitiS 'iiu» serait
•.•-\.itn' les riraewt». te hïpn r.reio-^ic pa ««os
. • <* .. ..-liiez.
.- - .i;hiiic7 iKfff- *f^ rJ»n«s
■■^ -':- aiir lie;? '^**Q'^ '*•
•^ régler >;2*iwîi«'. ''»"*
-^vînime de D»« ft* '< •.ii'Mî. . son amon" sus*" ^•* *" • ' î»»^ «'«vani ton: :
"■ '^•' * •'- ovan(age< ♦:-^m^f«*
GUIDE \)K LA JKUt<ESS£. !4I
3. Mi\s encore, difcs-vous, ^oavent je n*ai demandé que des faveurs spiriiaelfes , el je ne lés ai pas obtenues. Et comment les avez-voiit demandées? N*a-ce point été avec légèreté, avec précîpîtatiou , arec ennui, avec dégoût, du bout des lèvres , sans faire attention aux paroles que "vous prononciez ? N*avez-vooft pas prié avec dissipation, dans une posture peu décente et sans recueillement ?
O mon bien-afmé ! combien il y a de chrétiens qui , priant de cette manière , n'honorent pas le Seigneur, mais lui font plutôt injure t* aussi it est écrit : Que leur prière soit pour eux uni iiooveau crime.
11 n*est pas étonnant que de telles prières se soient pas exaucées, et vous ne devez pas titre sorpri» de n'avoir pas été écouté , si vous ai^es prié de cette manière.
4. Je ne me reconnais point à ces traitSr dîtes^vous : je prie avec piété , avec recueillement , et cependant le Seigneur ne se rend point fiivorabieà mes prières.
Mais peut-être , mon fils , n'avez-vous prié que très rarement avec ces maintes dispositions; peut-être n'avez-vous demandé qu'une fois ou deux; et voyant que vous n'étiez pas exaucé, TOUS avez cessé de prier.
Tous avez commencé de frapper, vous n'avez pas continué de le faire , et vous vous plaignez de ne pas avoir été exaucé!
143 CCIMK DE U IIi:5E8SE.
Foféfém, HMNi bien-aîmé ; ai le Sdgnesr dyfire , MgaO'lt par de ooareiles instances ; I le ?eiit , fl f oas Fa prescrit : Cherchei , at«jldii, demaBda» frappei, priex sans cesse.
n est maoîfesie que « par ces paroles , Dieo fons recoflMDaiide la constance dans la prière, tous donnant à entendre qu'il vent ^proufer f être foi et Totre patience.
Persévérez donc , ne toos lassa pas de demander, %oas ferrez enfin le Ciel fiùre descendre sur TOUS ses précienses rosées» et combler vos lœax.
Retenez t>ien cet avis» et gravez-le profMidément dans votre cœur; priez toujours avee btmiilité, avec contrition, avec prudence,. avec sagesse, avec piété , confiance et religion ; priei avec constance et persévérance.
Le Seigneur écoutera favorablement votre prière.
Oui , je vous le dis , en vérité , Dieu qui est fidèle dans ses promesses vous accord^a les faveurs que vous aurez demandées de cette manière.
GUIDE Dfe LA iEUNKSSE. 143
De l'amour du prOcbain.
i. Il faut, DHMi fils» qoe fons umies le SdgDeiHr Totre Dieu par^-dessos toutes chosesj c'est là le premier et le plus graod de tous ie^ comiiiàiideDients;
Le second précepte » qui est semblabie ï oe premier, et que tous devez observer avee te mêflie soin , vous ordonne d'aimer voire prochaiii comme vous-même.
Si donc vous n'aimes pas vos frères^ voua
demeurerez certainement dans un état de mort»
% Aimez- vous vos frères, mon fils} Oui,
dites- vous, je les aime. £tqui sont ceux que
vous aimez 7
J'aime, répondezrvous, mes parents, jmKu amis ; j'aime tous ceux qui me font du bien,, oii. qui seraient disposés à m'en faire, s'il était en leur pouvoir.
Si vous n'aimez que ceux-là, mon fils, loin d'observer le précepte, vous ne le connaissez mèflie pas» Ecoutez r et instruises- vous.
fU GOtnS DR Là JEUNESSK.
3. Il TODS est ordoQoé d'aimer tous leis hommes , sans en excepter oo seul.
Il TOUS est prescrit de ne pas aimer comme les païens, qui n*aiment que ceux qai leur font do bien oo qol sont bien disposés à leor égard.
Il Toos est commandé d*aimer comoie Jésos- Gbrist , qoi a aimé toos les bomoies , et qui esi mort poor toos.
Il voos est ordonné d'aimer vos ennemis mêmes, ceux qui tous haïssent, ceux qui voi»
ootnigent.
Il vous est enjoint de ne faire aocone réterve et de n'excepter personne.
Et pourquoi? c'est qu'il n'est aucun homiûe qui ne soit votre frère , qui n'ait comme voo» Dieu pour père, qui ne soit comme vous créé 11 son image, qui ne soit formé do même. limon que vous, qui n'ait été comme vous racheté parle sang de Jésus-Christ, et qui ne soit comme fOQS appelé à régner un jour dans le CieL
Il vous est prescrit d'aimer tons les boratnea , parce qu'ils sont comme vous membres d'an même corps dont Jésus-Christ est le chef, parce qu'ils sont comme vous des membres de* Jésos-. Christ*
Et comme il n'y a pas de dirâîon dans le corps homain , comme au contrairejU y a la plus étroite liaison entre les membres d'oa raine
mm DE LA )«UNK68Ë. 145
corps 9 de manière qae les membres s'iotèresseiit motaellemeiit les ans pour les aotres;
TeUement qae si on seol membre sonlke »
tons les aotres membres partagent sa donhur»
Et qoe s'il sanrieni qoelque avanta^ à m membrey tons les antres y prennent part;
ànssi il faut qoe, de celte mnithode dlMNOmes qol peuplent la terre, il n*y en ail aneiÉi qoe voos n'aimies sincèrement , et aoqod Toot ne soyez disposé li faire le bien qoe ¥oos ferki à toot aotre.
A., VoQs le voyei : ce n*est pas parce qoe les hommes toos plaisent, parce qo*ib sont boilsi votre ^rd, que vous devez les aimer s c^est perce qo'ils sont vos frères : et poisqoHis ibit toos ion frères, il faot donc qnè vous lés aimiez toos.
Maid:/ dftes-voDS, je ne connais pas toos les hommes ; comment ponrrais-je leur accorder à toos mon affection?
Mon fils, ce n'est pas râffeclîon de Pamitié', c'est l'amonr de la charité que la religion voos ordonné d'avoir pour tous les honraaes; et il ne TOUS est piàs moins possible de l'avoir poor cirax qoi vous sont inconnus que poor ceux qoe voos
edonaiflisez; Mais que faut-il donc faire pour aimer ainët
tons mes frères?
■Que laotHl faire? trois choses. Vouloir do Guide de la Jeunesse^ 9
M OMÊ, K U JKKSSE.
6. ^miBliii-iwB donc à r^pider «mm fes hMHKS CBflHW «M lirèni . à i«K ffcodre aftfale à loof • â leor 4és»r da liin, à coapttir à MMCi ioMi nnèns , à Be porter CBTie à qui ^pu*
Aimez les gens de bien i cause de leon ? erlos; aimez lesmédiaats afio qu'As defieiment lioiis • et déairei kinr coo? eraon.
Détestez lems vices; mais pensez qoe, malgré ces vices , ils sont des créatores de Dira , faites ^ son image , rachetées an prix dn sang de mon Fils , et que sons ces rapports les méchants mêmes sont dignes de votre amonr.
7. O mon filsl que la bonté croisse avec voos dés l'enfance , et ne détonmez jamais vos ]^x do pauvre et do Findigent.
<}oe la douceur et la clémence soient vos inséparables compagnes , et qu'elles yous fassent toujours pardonner avec facilité les outrages que vous recevrez.
Ne blessez personne par vos paroles « et que la calomnie et la médisance né souillent jamais voH lèvres. Ayez soin au confraire de réprimer, 4Miiant (|u'il sera en voire pouvoir, ceux qui, dé -
chireiit leurs frères; soyez le proiecteoi; et le dtfenseor de ceux contre lesquels les bogues envenitnées lancent leurs traits perfides.
N'oubliez Jamais ce grand principe qui est Tabrégé sublime de toute la charité : Ne faitesi jamais aux antres ce que vous ne voudriez pas qù*Qit TOUS fit à vous-môaie.
Faites au contraire à vos frères ce que vous veodriez qu'ils vous fissent*
. O mon fils! ce qtie vous ferez à un de vps frères, vous me le ferez à moi-même, votre Sauveur; et ce que vous refuserez à un de vos frères , ce sera à moi-même que vous le re^ fuserez.
Si donc vous m'aimez, aimez aussi vos firères.
Du mépris de tous les plaisirs terrestres.
i« Cherchez , mon fils i cherchez les biens d'en haut, et ne vous attachez pas aux choses de la terre.
Vous n'avez point ki-bas de cité permanente « et vous n'y trouverez pas de félicité durable i
€m ml
4Kr» tttfe. ei
«r fin
ctieplMiD-
6U1DK D£ LA JEUNESSE. 149
Sans doute ce serait là un insensé : et |X)urfooiT cVist que lliomme étant certainement beaaconp au-dessus de l'animal, il serait contre le bon sensée donner à celui-ci la préférence.
Mais, «non fils, l'âme de l'homme n'est-elle 191 bien pins précieuse et bien plna noble que «Ml corps 7 elle vaut sans doute incomparablement mieux que celui-c|.
3. Que penser donc d'un jeune homme qui « pee «MBcieux de nourrir, d^embellir. d'enrichir son â|ne par la sagesse et la science , de procurer son bonheur par les irertus et les bonnes œuYras, ne tfiKCupe que de satisfaire et de flatter les sens de tout son corps?
Que penser d'un jeune homme qu'op voit ciontlnneltement courir de plaisirs en plaisirs , et de fêles en fêtes; qu'on voit faire sou uuique occupation de charmer tantôt sefi (Mreilles par rharmofiie de ia musique ei les vains sons des instruments, tantôt sa vue par la recherche trop curieuse des beautés de la nature et de l'art^ lantôt sa langue par la délic^e^se des mets, tantôt ses membres par des vêtements précieux et sensuels, tantôt son corps entier par Ja molka^e dn duvet?
Que penser d'iin jeune homme qu'on voit passer sans discontinuer du lit à la table, de la table an jçg , du jeu à des parties de plai^, à des lectures, è des spectacles profanes et obscènes?
lâA ';dide h Lk
CMPpi (R bouc , (TQR
pour BouiA €t c pffSKrar WÊ. pi ifanrée i mus éternité et
IHwrfe ; aioKX fotre Snw , cc sCpriKi taire
▼acre âne M de périra ccrcfooracra ea
Toue âise fem le biefl laq oe i itt« chûr répvgne , et i ocre ciiair icat le nd qw foire flOK réproore et rejette.
Let MciBaf imit de foCre Sae b portent fers ht dMees d'en-haot, et b coocapncenoe de fOCre chair ne b porte qo'Si des cbono qoî €00ihrifeBt i b perditîoo.
5. Foulez, foobz aoz pieds celle onlhearaine coneopiscence de votre corps, et appliquei-foos ft b dompter.
LiYrez-¥oos tout eotîer aux sages désirs de f otre dme , n'ayez d'ardeor que poor ks délices spiritaelles , que vous trouverez en abondance dans le service de Dieu, dans l'observation de ses coaimandements , dans b pratiqae de ta
GIMDK m IK JKIJNESSK. t5l
verto, daos la recherche de ta imgesse, dans la poursnite de la béatitude éterneHc.
N'ambitionnez qne ces sortes de délices , ne recherchez que celles-là.
6. Ecornez, mon fils, ce qui est écrit; car c'est pour votre instruction qu'il est écrit :
Heureux ceux qui craignent le Seigneur, et qoi marchent dans ses voies !
Qcnreux ceux qui s'appliquent à se conserver sans tache , en observant fidèlement les comman* déments do Seigneur !
Heureux ceux qui ont le cœur pur, ceux qui proeàrent l'établissement de la paix parmi leur» frères, ceux qui sont doux, ceux qui sont miséricordieux!
Beorenx ceux qui trouvent la sagesse ^ ceux qui sont riches en prudence !
7. Mais malheur à ceux qui aiment à rire avec les enfants du siècle ! malheur à ceux qm sitmt rassanés , à ceux qui se plaisent à s'enivrer des délices de ce monde, à ceux qui vivent selon la chair !
Ceux-là ne peuvent plaire à Dieu , et on les verra mourir de l'affreuse mort des pécheurs. ^ -
Us seront enfin jetés dans ces horribles ténèbres où il n'y aura que pleurs et grincements de dents, où un ver cruel qui ne mourra pas," et on feu dévorant qui ne s'éteindra jamais, ki tourmenteront sans cesse.
■E» i ^ .2r?it=£.
«fa'oie»
s iQo» 1» vHiiMiia, À mus a^r réjfrfcii pas, sifH asvê tfiR i«w skrk kiesiAt h iéMiaOQft Ae risBfHlè ;
OMUK «a iwf.wJ. aa Bùlieo éi^àÊÊigtn ds ce wwde, ims mt Sera pas Bi0t aiieuioa an ahaws qai se traoTeroat 4a0i fûCre rome , et foas kmb y prédpîierem \rfeM\U€ M» voas ea apcfcetoir.
GfBlIffi n U JKUHKSSS. 153
3. PiUMi donc d'abord que tous moanm el qœ vooft ne vivrez pat toiyoara. Cette vérité
«as contredit b pla^ ouuûfeete et la plus de tontes les vérités.
Car il n'est point d'homme qni vive lonjônra* et qui ne anccombe pas sons les coups de la sort.
Il n'est pas moins certain qne vous mporret •u moment que vous ne vous y attendrez pas.
Vons ne savez si ce sera dans la jeunesse , dan» l'âge mûr ou dans la. vieillesse , que vous subirez le sort de tous les mortels.
Vous voyez chaque jour les enftnta mourir aiMsi bien que les vieillards , les plus forts comme les plus faibles , ceux qui jouissent de h meilleure santé aussi bien que ceux qui sont accablés d'infirmités ; vous voyez , en un mot , qne l'impitoyable mort moissonne et foule aux pieds tous les âges aussi bien que toutes les conditions.
C'est pour cela que votre Dieu , qui est la si^^esse même , vous dit : Soyez toujours prêts , car vous ne savez à quelle heure le Fils de l'homme viendra.
Quelle est donc la folie des jeunes gens qui , pensant qu'ils vivront longtemps t ne s'occupent point de la mort !
Les téméraires ! ils ne peuvent compter sur
ti.Elt^
^WK^