Ecoutez encore , mon ûls : si dès l'âge e
GUIDR DE LA JKUIfESSC. IftO
phis tendre toiis yom aeoDOtameK à Ttvre mm gfine et k afoir tôotes tm» aiief, comment an- TOhvons na joor ce caractère mâle qoi convient à na vfai chrétien t et comment rempHrez-foon les devoirs pénibles de l'état qne vous prendra dann on âge pbM avancé 7
Si vous devenes pasteur, magistrat, mttitaire, négociant , et que vons ayez de la répngnance pour tont ce qai est dur et fat%ant, que vons n'aimiez an contraire qne ce qui est agréable et. commode , qne vons serez à plaindre et misérable!
IL ftni qn'nn pasteor prie , étudie , travaille , fasan^du fruit; il faut qu'il prêche, qnll entende iiBs confessions , qu'il visite les mriadèl « quil s^6pnise , qu'il se sacrifie pour ses ooaHlesL
Et quoi de plus contraire à tont cela qo'uae vie commode et aisée?
Il fiiut qn'un juge étudie et médite les lois , qu'U approfondisse les causes les plus épineuses, qu'il prêle Toreille â des récits fastidieux, qu*il< écoute des parties fanportnnes, qu'il les juge, promptement , qu'il ne les fatigue pas par ^ délais inutiles.
> La vie d'un bon juge est donc on travail dur. et pénible ; et comment on homme accoutumé dès l'enfance à Toisiveté ei aux délices se dé* * voaera-tHl à une vie aussi bborîense?
Que dirai-je du militaire qui, par état , doit
172 GII)D& D£ LÀ JËtlNES».
LevesE-vouB etisuHe protaptcoieiu poar vdksr au service da Dim qai vous appelle; pensez qu'îl vous a fait pour lui , et que vous lui êtes redevable de tout votre être.
Observez en vous babillant les règles de la décence et de la modestie la plus exacte , voitt souvenant que le Seigneur voit tout et observe U>ut
3. Dès que vous serez habillé, prosternezvous devant la majesté de votre Créateur, adorez*le avec le plus profond rçspect • rendezlui vos hommages , ^n récitant pins encore de cœur que de jboudie le^ prières, usitées.
Il faut, mon fils, que vous soy^ très ^notoei à Î9ice cela avant d>e vous occuper de toute antre chose. *'
Et pourquoi? c'est qu'il n'est pas de temps plus propre à la prière que le premier moment de la journée. Alon» . en effet , l'esprit est plus , recueilli , le cœur est mieoic disppsé ; et c'est par cette raison que David s'écriait dans ses psaumes : Je ferai mes délices , Seigneur, de converser avec vous dès l'aurore.
D'ailleurs, mon bien-aimé, si vous n'avez pas soin de prévenir par la prière les occupations et les dissipations de la journée, vous verrez que vous y comn^ettrez beaucoup de fentes que cette prière eût empêchées.
Ceriaioem^Dt , quand vous aifrez négligé de
GUIOE DK LA JEUNESSE. 173
IpruNT» %'o« wtnn plus faible , et Dieu aéra moins ^iapoeë k tous aider de son secours»
Ayci donc grand soin de ne pu omettre !•> prière dn matin» dins la persuasion intime qu'il n-esl rien pour ¥oas de plus important et de pins nécessaire que de iotier Dieu et de faire fotre salut
4, Or?oici, mon fils^ comment vonsdeim fOUS comporter dans l'exercice de h priire.
La grandeur et la majesté du sonverai»
Maître auquel vous rendes yos hommages eiige que ¥ous le priiez les yeux baissés ; Fiudécence des postures et la légèreté des regards sont également contraires au respect dû II votre Dieu.
Vous n'oseriez sans doute parler sans circonspection à un souverain de la terre; comment oseriez-vous en manquer & Pégard du Roi des rois et do Seigneur des seigneurs?
Ayez donc soin d'unir les sentiments et les ^Sections de votre cœur aux paroles que votre bouche lui adresse ; et si le démon voidait trou- Mer l'attention et la ferveur de vos prières , en vous suggérant des pensées vaines on mauvaises, ne vous y arrêtez pas, mais rejetez-les incontinent.
S'il arrivait que , malgré vos résistances , ces pensées continuassent de vous fatiguer, il ne iaudrait pas vous en troubler ; car alors elles sont involontaires, et ne peuvent, par consé*
n4 UllUE DE LA jet.nssE.
queot, être des faates , ni empêcher le friA d le mérite de la prière.
5. A la prière doii saceMer le intaiL L'homme y est deslioé, comme r«seaio Tcrtk foler dans les airs; et toos, mon hien-aimé, en qaalité de pécbear et d'enfant d'Adam , k premier pécheor, tous êtes, comme ce pèredâ hommes, condamné Si manger votre pninkla Boeor de votre front.
TraYaillez donc , employez le temps qne votre Créateur ne vous accorde qn'afin que vons en fassiez bon usage; n'onbliez pas qn'irajoiirll faudra que tous loi rendiez compte de tout celui qo'il vous aura donné.
Travaillez avec ardeur, éludiez avec application , offrez à Dieu votre ouvrage avant de le commencer, demandez-lui ses grâces , implorez les lumières de son Esprit saint, conjurez-le de vous aider de son secours.
Quand vous aurez commencé votre travail , prenez garde de céder à la paresse natoreUe qni en inspire bientôt le dégoût; poursuivez avec constance votre ouvrage, dans la pensée que Dieu le veut et Tordonne. Trafaîllcz et étudiez comme il le veut.
Voulez-vous , mon bien-aimé , donner à votre ouvrage un degré de perfection qui vous sera bien inériioirc ? ayez soin de l'entrecouper par de fréquentes élévations de votre cœur à Dieu.
GUIDE DE LA JEU5ESSË. t75
6. Qaand le moment d'aller en classe sera veno, allez-y sans délai , pensez qoe le Seigneur loi-même toos appelle , empressez-vons de loi obéir et de faire sa volonté , bien persnadé que robéissance est préférable aux bonnes œnvres et aax austérités mêmes de la pénitence la plus rigKHireuse.
En classe; soyez modeste et décent, donnez à vos condisciples l'exemple de la sagesse , de la retenue et de l'application.
Croyez voir dans la personne de votre maître celle de Jésus-Christ même ; et , plein de cette pensée, soyez respectueux, docile et attentif à ses leçons.
Observez exactement le silence, supportez avec patience les froids de l'hiver, les chaleurs de l'été , la longueur de la classe ;
Et considérant avec une vive foi qu'il n'y a pas de proportion entre les peines de ce monde et la gloire étemelle qui , dans l'autre , en sera la récompense , offrez avec amour au Seigneur tout ce que vous aurez à souffrir.
Au sortir de la classe , évitez la trop grande dissipation ; sachez vous soustraire prudemment aux jeux et aux conversations inutiles de vos condisciples; retournez promptement à votre maison et à votre chambre, ou, si c'est l'heure d'entendre la messe, allez-y avec empressement
176 GUIDK DE U JXPIIBSSE.