O Seigneur Jésus I ô le meilleur des
œidtresl si vous eussiez connu quelque cbosjB; de meilleur et de plus utile que l'humilité, vous me l'eussiez sans doute appris et par vos paroles et par vos exemples. '
J'ai donc tout lieu de croire que m'ayant donné avant tout des leçons d'humilité , je dois principalement m'appliquer à la pratique de cetteverui^
Oui, 9 est juste , d JésnsI que puisque vous» tout souverain Seigneur, tout Dieu que troos^^ êtes, avez bien voulu être humble , moi qni ne 8ui4 qu'un misérable mortel , cendre et poussière , je ne refuse pas de pratiquer rhumilité*
n est juste que , puisque vous, toui-puissaiit et infiniment sage, vous êtes anéanti , moi qui suis, la faiblesse et l'impuissance même , je ne refuse pas de m'anéantir.
Il est juste que, puisque vous, infinimei|t saint et à l'abri de toute iniquité, vous êtes abaissé , moi qui. suis un pécheur i un si grand pécheur, je ne refuse pas de m'abaisser mm- ^
6u C'en est fait , Seignçur, ma résolution est prise • et avec votre grâce j'y serai fidèle ; ç'ea
IM GOm DB Là iBOHESM.
cH fnt , je Tais m'appiiqiwr de toal moa cèBm* à h pndqœ de l'humÛilé.
Je serai homble dans le fuid de mon âme., et je ne me permettrai jamais de m'enorgœillir de qndqœ cfaose que ce soit, ni des richesses « ni de la naissance, ni de la beauté, ni de la vertn , ni de la sagesse.
Car je sais qoe tout bien rient de fons, Seignenr, et non pas de moi; je sais qoe vous pon- ?ei enlever ce qne vons avez donné, etqo'il me fondra rendre compte on jour des doùs qoe j'«orai reços de vous.
Je ne cesserai donc de dire : Gloire , ô men Dien , gloire à vous et k votre saint nom ; à vous seul la gloire; pour moi, je ne mérite qne la confosioow
7. Je serai bnmUe devant vous, Seigneon pénétré de la pensée que vous êtes le seul Très- Haut , le seul souverain Seigneur, le seul vraiment grand et vraiment terrible.
Je n'oublierai jamais que mon être n*est de-' vant vous qu'une substance presque aussi vile et aussi méprisable que le néant ;
Que si les étoiles ne sont pas pares à vos yeux, je le suis bien moins encore, moi bomme misérable, moi pourriture et ver de terre; qu'enfin si vous avez trouvé de l'iniquité dans les anges mêmes, vous en observez sans doute bien davantage en moi, dans cet être obscur
CDIDB m LA JEUNES&E. 165
et dégradé qoi habite une maison de boni.
8. Je s^rai bumUe aox yeux des bommes s je porterai à mes sopérieors le respect et la ? éaéraiion que je leor dois , j'écouterai atfentfiremeat lears avis et leurs leçons, j'exécoiérai leqrs ordres avec une entière obéissance , je me soumettrai avec docilité à leurs réprimandes.
Je préviendrai mes égaux par des défi&reiMies d'honneur, et loin de chercher à dominer sur enx, je ne refuserai pas de me mettre au-dessous du dernier d'entre eux , leur cédant volontiers mes droits.
Pour mes inférieurs , j'aurai toujours k lenr égard un air affable et plein de douceur : je n'empresserai de les aider et de leur faire dit bien » je ne rougirai pas de leur rendre les services mêmes les plus bas en apparence ;
Et quand je seniirai l'orgueil, cette pasdion qui ne mourra qu'avec moi , se réveiller dans mon cœur, je la réprimerai , en m'écriant en' moi-même : terre! 6 poussière! comment oseraisrtu t'élever et t'eoorgueillir !
aujourd'hui tu es homme, tu vis : demaiii , peut-être, tu ne seras plus; bientôt la pour*riture et les vers seront ton partage ; bientôt tu retourneras dans la poussière d'où tu as été tiré.
ICG , GUIDE DB LA JBIKRSSE.
Cutnbien il est important de mener nne vie dure dans la
Jeunesse.
1. Mon fils , si TOQs voulez marcher à ma sQÎte, renoDcez-Tous voas-mémey et pprtezia croix.
Ce langage est bien dar. Seigneur, et qui peut l'entendre sans en être effrayé 7
Ah I mon bien-aimé , je me suis conformé le premier à ce principe : moi qui suis votre Diea , moi qui suis l'innocence même , j'ai été dans les travaux dès ma jeunesse.
J'ai quitté le royaume de mon Père pour descendre dans cette vallée de Tarmes : fy suis né dans une étable , j'y ai couché dans une crèche, je n'y ai pas trouvé où reposer ma tête ;
Tandis que les bêtes sauvages ont des retraites , et les oiseaux du ciel des nids.
C'est moi qui ai fait toutes choses, et rien de ce qui existe n'a été fait sans moi; cependant j'ai éprouvé les rigueurs de la soif , et j'ai été réduit à demander de l'eau à une Samaritaine pour en apaiser l'ardeur.
GUIDE DE LA JEUNESSE. tB7
C'est moi qni pourvois aux liesojiis de toas , et Cependant j'ai ea faim dans le désert ; c'est méi qoi distribae tous les doDs , et cependant J'ai été réduit à une telle pauvreté qae je n'avais pas de quoi payer le tribut à César.
Voilà la misère od je me suis rédoit pour l'amour de vous.
2. O chrétien f appliqiiez-vous à imiter le Christ votre modèle.
Membre et disciple d'un chef couronné d'épines , ayez honte de vous permettre les délkâtesses dès enfants dp siècle.
3. Imitez mes vrais disciples, ces chrétiens si dignes de ce nom , qui regardaient comme delà boue toutes les chose» de ce monde, et dont l'unique désir était de me plaire , de vivre poiir moi, et de mériter par là de vivre éternellement avec moi.
Voyez le peu de cas que faisaient de tous les biens et de toutes les délices de ce monde mes martyrs , vos pères dans la foi ; voyez avec quel courage ils supportaient tout ce que la fureur des tyrans pouvait inventer de plus crueL
On lès lapidait, on déchirait leurs chairs,' on lesL faisait mourir par le glaive.
4. Rappelez-vous les austérités des anciens solitaires , leurs cilices , leurs jeûnes , leurs veilles, les grottes étroites qu'ils habitaient et qu'ils faisaient retentir de leurs saints gémissements.
m GOIIB K U JECinSE.
Bmprlw TfWii ki pMleiicei voloBtaîrai , In tmaas péuîMei et aoabtauili que •tmpniiiHif hiPMl, lesADioioe, te Siméoa et taat d'«H tm; lappelei-viNn les pieuei iodortiiet qa"!! ■ettrfwt en nage pour mater leur chair.
Yofa eooore aojoordliaî taot de l emwiii perMMUuges qai « marcbint sur ki tiaoee de ces ntala , foDt porter à leora corps la mortificatioB de Jéani-Christ
O mon fib! « yoos Toola étrefraiment à moi, et vitre pour moi « ayex soin de cmcifier dès la jeanease votre chair avec ses convoitises.
Penses qoe la voie qui conduit au Ciel est étroite.
PToubliez jamais qoe la voie large des pbisirs et des voluptés conduit k U perdition , à joet ahtme de nialhears où le luxe des vêtemoits et la délicatesse de la taUe précipitèrent le mauvais riche.
5. Certainement, mon bien-aimé» si voos flattez voire corps par les délices » Vous éprouverez bientôt des révoltes fâcheuses de sa part ; bientôt vous le trouverez indocile et indomptable.
Si voos accordez , dans la jeunesse , à votre chair tout ce qu'elle dénre , elle vous fera une giusrre ouverte, et vous ne pourrez plus lui faire porter le joug de la loi du Seigneur.