PARTS
Chez Martial Ardant Frères,
quai des Aogttslins, 25.
f4 GlIiDS DE LÀ JEUNSSSË.
lumière ; Je tous ai introduU dans son royaume, et vous.êtes devenu son fils par la foi.
Dieu est devenu Votre père, son Cfarj$t.est djevenu votre cpef , votre indîlfe et votre modj^ç; ,vous êtes enfin son disciple.; .' ,/
La sainte Eslise est devenue voire mère', leg anges sont Tpsgardiènjs et vos protecteurs , k» saints dujCieî ^nt voâ intercesseurs auprès d^ Roi étemel dont ils environnent le trône. .'
Dès le moment où vous avez été baptisé , vous étés devenu le temple de Dieu , et son Esprit habite en vous j Youâ êtes héritier du royaume ^u'il a promis à ceux qui raiment*
Vous êtes, entré dans la voie du Giëi» hors dé laquelle vous étiez; yons'étes on membre de ^ cette Eglise unique, hors de laquelle. il n'y a' point de saint. . • 'r
Vous avez droit aux Sacrements et autgtôcei», le corps 'de Jésus-Christ doit vous servir de nourriture , et son sang doit être votre breuvage;
2. Voyez, moù bien*aimé, quelle est votre, dignité eC votre grandeur.' Yoyez et «. tâchez d'apprécier par 4é skieuses réflexions ma ebarké II v<^e^rd. '
Jfe n'avais pas besoin de tous; mais nioô secours^ vous était nécessaire, et ce n'est pas SBUfi doute à cause des bonnes oeuvres que voue avleie faites que j'ai voulu vous sativer par le. bafftême et Peffusion de TEsprit saint; c'est
GUIDE DE LA JEl'NESSE. 13
gratuitement » c'est par ma pare miséricorde que je vous ai accordé ces insignes faveurs.
Hélas I si je n'eusse pas eu la bonté de vous prévenir ainsi , jamais votre âme ne fût entrée dans le Ciel; car vous savez qu'il est écrit : Gdni qui n'aura pas reçu une nouvelle naissance par Tean et le Saint-Esprit , ne pourra point entrer dans le royaume de Dieu. Et encore : Celui qui n'aura pas cru sera condamné.
3» Ah ! mon fils , je n'ai pas fait à toutes les nations la même grâce qu'à vous , je n'ai pas fut connaître comme à vous les secrets de ma rdq;lon à des multitudes d'infidèles plongés jusqu'à ce jour dans les ténèbres , ensevelis dans les ombres de la mort , à tant de |)euples qui errent misérablement hors du sein de mon Eglise.
O mon bien-aimé I c'est parce que je brûlais pour vous d'un amour particulier, d'une charité singulière, que je vous ai attiré à moi préféra- Uement à tant d'autres.
Âh ! aimez donc à votre tour celui qui vous a tant aimé.
Regardez-vous comme le plus heureux des hommes , parce que vous avez l'avantage d'ôtre chrétien et de connaître la volonté de votre Dieu.
Faites du nom et du titre de chrétien le niêinc cas qu'en faisait le roi saint Louis.
Il préléraîl ce titre > celai d'empereor : et , eftimant moios le nom de roi qui loi assaraît h conroDoe de France , qoe le nom de Louis qo'il aralt reça an baptême , il ne se servait que de ce dernier dans ses lettres.
A. Tonsêtes iMptisé, vous êtes chr6tieo , omni iûen-aifflé» N'ooMiez jamais qoe par là imm voos êtes soomis an joog de Jésos-Glirist , st engagé à obsenrer les règles de la religion chrétienne.
Soofenez-voos-en : tous avec Ciit profiBSBiQft de la foi de cette religion : vons vons ^es doii6 obligé à croire font ce qoe Dieu a révélé par son Fils » tont ce qoe l'I^lise voos propose JK croire.
Croyez donc tontes ces choses» croyrx-lep fermement , et ne vons permettez aocon doote en matière de foi; croyez-les coor^peosèment» 61 n'ayez jamais la lâcheté de roogir de Diea el de ses dogmes devant les hommes.
Croyez eflGu^icement et montrez votre foi paf vos œovres. Qoe Dieo voos préserve de jamais . démentir par vos actions les vérités qoe voos fisiites profession de croire.
Sonvenez-voos-eo : vous avez renoncé à Satan , à tontes ses œovres, à tootes ses pompes. Méprisez donc les faox biens de la terre, les délices mensongères de ce monde, parlesqiKlIes Tancien serpent s*efi6rce de sédoire et de perdre les hommes.
Fayei donc le péché dont ce monstre inienial est l'aoteor.
Le DiçQ do Ciel a reçu lui-niéme votre promesse, les anges en ont été témoins;^ templisseï avec une religieuse fidélité le tcbq que vous avez bit 2i votre Père céleste.
Effectuez par vos œuvres ce que vos paroles ont promis.
Ydos avez renoncé à Satan ; que vos mœurs loi soient opposées , et gardez- vous de vous laisser jamais engager, au service de ce mortel ennemi de Votre âme.
Enfin souvenez- vous que vous reçûtes à votre bi^tême la robe d'innocence pour la conserver sam tache >et la représenter dans son premier édat devant le trône du Dieu qui vous jugera.
En acceptant cette robe, vous vous êtes, mon fib , engagé à conserver avec le plus grand soin la grâce et Tinnocence de votre baptême.
mon ami I que vous dira le souverain Juge si vous. avez, au contraire ,, souillé par le crime, par Tiniquité d'une manvaifl^ vie , la Manchenr de cette robe. sainCe.
Il s*animera ce vêlement., il parlera, et les péchés^ dont il sera taché vous accuseront et rendront témoignage contre vous.
* Us vous précipiteront , ces péchés , dans Tabtme de soufre embrasé, dont la fumée, selon l'expressieo de l'Ecriture, s'élèvera éternellement vers le Ciel.
Et ainsi cette robe sainte qoi vous avait enveloppé, lorsqu'on vons retira des fonts sacrésr^ par et sans souillure, deviendra votre pli»
cruelle ennemie lorsque vous serez entré dant Tablme de perdition.
Le Seigneur aimo la jeunesse, 11 désire très ardemment
son culte et son amour.
1. Lorsque le Père céleste m'envoya» iQoison Fils unique , dans le monde , j'étais , aiqii que les prophètes Tavaient annoncé, le Diie^ fort, le Père du siècle à venir, le princQ.de(jli' paix éternelle , et tous les anges me rendaient' les adorations qui me sont dues.
J'ai voulu néanmoins être enfant cpqame vou^ passer par tous les degi^és de la jeunesse ,^ el croître tous les jours en perfections.
Pourquoi cela , mon bien-aimé 7 sans doute »
étant tout-puissant, je pouvais entrer dans ce monde sans y paraître faible et petit comme les enfants, mais avec la grandeur et la force des hommes parfaits.
J'ai préféré d'y entrer avec la forme et la
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Égare d'un enfant, parce qu'elle présente pins .qoe jtOQte autre la candeur et la simplichéde rinnocence : c'est dans cet état que je me suis pin à croître en^ sagesse et en âge devant Dieu et défaut les bornmes.
^Lorsque , ayant atteint l'âge viril, je com* mençai à porter la lumière à ceux qui étaient ensevelis dans k^ ténèbres et les ombres de la mort , pour diriger leurs pas dans les voies de la paix , j'aimais à appeler les enfants et à les rassembFer autour de moi; j'ordonnais aux fouies nombreuses qui me suivaient de leur laisser un libre accès auprès de ma personne.
Je les serrais entre mes bras, je les embrassais avec tendresse; je leur imposais les mains , je les'bénissais , je faisais ainsi mes délices d'être avec les enfants des hommes^
J'aiinais surtout à guérir les infirmités des jeunes gens. C'est ainsi que j'ai guéri ce fils d'ail officier qui était malade à Gapbarnaûm , et déjà sur le point d'expirer.
C'est ainsi que j'ai délivré ce jeune bomme lunatique qui,, soufifrant de cruelles douleurs , tombait fréquemment dans le feu et dans l'eau : c'est ainsi qtie j'ai guéri le serviteur du Ceotcflîer,'la fille de la Cananéenne.
J'idmais aussi particolièremenl à rendre la vie aux jeunes gens, comme vous le voyez dans le fils dfr Jafr et dans celui de la veuve de Natm , que j'ai ressuscites.
!» tsam M lA jmiBi.
ptas pflfticnfiifcaMai k b cfamé
ca leor dîsst : Gdai qm rcccfn Tmm d*i
COI ca Bioa oom , ne receira an
Cétah ao ma et à la coaserfatioa de Ti coice de h jcanciK qae f cxIiorfaB spècialeoicat t ea protestaot que je tirerais aae voh geaace terrible de cdiii qui aorait urandaliaé on feol des petits eolants qoi croyaieot ca bmm , «I qu'il faudrait mieox poor cdoi qui aorait commis OD crime si énoraie qo*oo loi eât sospeodii ODC meole de moalin aa coo , et qa'oo feêt précipité aa fond de la mer.
5. ToyeZy mon bien-aimé, rombieD est grande ma tendresse et ma charité poar les jéÉ^ nés gens ; voyez avec quelle ardemr je dériré qu'ils me servent.
Certainement » si je ne les aimais pas plus que les hommes avancés en âge , si je ne désirais pas pins ardemment leur culte que celui des persbiines dattes et formées , je ne me serais pas élevé avec tant de zèle contre ceux qui enles.scandalisaût les détournent de la fidélité qu'ils taé doivent.
O mon bien-aimé! servez donc votre Dieu
GUIDE DE LA JEli^ESSK. 21
dès YOlre plus tendre jeonesse; doonez^loi, OMMacrez-loi les premières années de fotre fie» et n*ayez pas la témérité de les sacrifler k Satan, ce cmel ennemi de f olre âme.
k. Mon Père, dans l'ancienne loi, exigeait les prémices et les premiers-nés , aossi loi oOirailon les premiers firoits de la terre et les premiersnés des animaux ( mais les premiers-nés des hommes étaient présentés dans le temple, et deraient être rachetés par le prix fixé dans la loi sainte.
Voyez l'afiection qne le Seigneur a pour les (irémices ; ? oyez combien elles loi plaisent , et oondoez de le combien il désire que voos lui fassiez l'hommage des prémices de votre vie et de vos premiers sentiment3, en le servant avec ferveur dans votre jeunesse.
Offrez donc à mon Père, mon bien-aimé; offi^-moi , à moi qui suis votre Sauveur et le FDs unique de ce Père céleste , votre cœur ; Q&iez , consacrez-nous-le tandis qu'il est encore pur et innocent.
Graigoez que, si vous différez de nous le donner, le démon, votre ennemi , qui met tout en ceuvre pour s'en emparer, n'en fasse sa proie.
5. Et ne dites point , mon fils , que , si vous aviez ce malheur, il ne serait point sans ressource. Ne dites point que Dieu étant très bon , infiniment bon , il ne manquerait pas d'agréer
22 «nos DE U JELKESSE.
fOire cfBar dans im Sge plos atancé , poum qw , wioèraDDeiil coorerti, vous le loi préaeatiMift afee les regrets et h doideor d'mie Téritable oootridoD.
n est frai, sifODsreTeiiicienfinanSe^peiir, ce Père si tendre ne rejetterait pas Totre ccenr.
Mais roflfrande qne yoos lui en feriei alors serait sans donte bien moins agréable à ses yeux qne celle d*on ccrar qni anrait oonserfé tonle rinnocence de son baptême.
Henrenx , mille fois heoreox ceux qui conserfent lenr pureté primitif e! G*est de eeux-ft seuls qu'O est écrit : Ceux qni n*ont point somH leurs f étements enfironneront ma Majesté , et raccompagneront af ec l'éclat d*one gloire tonte particulière, car ils en sont dignes; ib sont fierges, et ils suifront l'Agneau partout où il ira.
O mon Uen-aimé ! appliqnex-f ous donc è dompter, dès f otre jeunesse , les maufaiseÉ ln«* clloations de fotre cœur; efibrcez-fous de fons unir à Dieu dès l'enfance , et conserf es-hii ainai la fleur de f os années.
Cette offrande loi sera à coop sûr plus agréable que toute autre, et, en récompense de fotre don , il f ons traitera comme un f aiuqueur distingué , Il f ous fera participer à ma gloire dans le Ciel , ainsi que moi , Jésus , votre Sauveur, qui ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône éternel.
GUIDKiDE UiBUNESSE. 33
C'est fairt une^fprande ii^ore k Dieu que de ue pas le servir dans la Jeunesse.
1. Je m'écriais autrefois : O Jérusalem ! Ô Jérisalem, combien de fois n'ai-je pas voulu riMemUer tes enfuits dans mon sein oomme la ponk rèDDit ses petits sous ses ailes , et tu ne l'as pas voulu !
Sous 1» dénomination d'enfants « je comprenais , il est vrai , tous les habitants de la ville sainte ; cependant ma tendresse se .portait plus pirtfeulièrement sur ces jeunes enfants que leur imiocence et leur candeur rapprochent davantxgd du caractère des petits de la poule : aussi les embrassais-je avec la plus grande affiection.
Voyez donc combien j'aime la jeunesse; voyez avec quelle ardeur je désire qu'elle me soit ef me demeure unie.
Quelle douleur c'est pour mon cœur de la voir s'éloigner de moi, de la voir refuser de venir quand je l'appelle » de la voir détourner ses regards quand je lui tends les bras.
Ab ! quelle injure elle fait à mon amour !