‹ Le guide de la jeunesse dans les voies du salutChapitre 4 sur 20 · Loiii de vous , mon bien-aimé « une telle · texte numérisé non relu

Loiii de vous , mon bien-aimé « une telle

impiété* Vivez pour le Dieu qni voas aime, iienrez-le pendant que tous en avez le temps et que vous êtes encore dans an âge tendre.

Vous vivez aujourd'hui , mais vous ne savez pas si vous verrez le jour de demain. Donnez , donnez à pieu le jour, le temps que vous possédez certainement, puisque vous Ignorez si vous aurez un autre jour et un autre temps ^ hii offrir.

Hélas I vous savez, mon fils, que la mort n'épargne personne, et qu'elle à coutume de moissonner indifféremment les hommes dont h.

chair est , dit TEcriture , comme l'herbe de la terre, aussi bien dans la jeunesse que dans l'âge mûr on dans hi vieillesse.

Gardez-vous donc de dire au Sdgnenr :

Attendez , prenez patience , je veux vivre pour mol tandis que je suis jeune; ensuite , je vous le promets , je vous servirai, ô mon Dieu l dans un âge plus avancé.

En agissant de la sorte , vous promettez an Seigneur ce que peut-être vous n'aurez pas le temps d'exécuter.

3. Mais je veux, mon bien-aimé , que vous parveniez à l'âge mûr, et qu'ayant atteint cet âge , vous vous déterminiez enfin à servir votre* Dieu; qu'arrivera-t-il alors? alors, certainement, vous serez moins innocent , moins pur, et par conséquent moins agréable â Dieu.

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Alors Tom serez moins propre à la Terta » car Toos serez sujet à plas d'iofirmilés ; paisqoe ordmairemeot elles croissent et se multiplient a? ec

rige.

Alors les mauf aises babitndes que vous aurez contractées dans la jeunesse s'étant fortifiées afec le temps , elles exerceront sur yous un empire auquel il ?ous sera bien difficile de vous soustraire.

Alqrs encore les soucis des affaires temporelles , qui ont coutume de dessécher l'âme » vous absorberont tellement ^ qoe peut-être ne penserez-fous aucunement ni à votre âme , ni à . l'étemité» ni à votre Dieu même.

Précauiionnez-vous , mon fils, dès votre jeunesse , contre tous ces empêchements du salut « contre ces obstacles si difficiles à surmonter, de peur qu'un jour vous n'ayez pas le courage de vous faire les violences nécessaires pour les vaincre.

&. Servez le Seigneur pendant que vous avez encore la candeur et l'innocence de ces enfants de bénédiction auxquels le royaume des Cieuz appartient. IN'attendez pas , pour vous donner à Dieu, que vous ayez pris un état, que vous ayez fait une fortune temporelle , et qu'ainsi vous soyez un de ceux dont le Seigneur a dit : qu'il leur est plus difficile d'entrer dans le

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royanme des Gieax, qu'à na ctiaiDeaa de passer par le truu d'une aiguille.

5. Et encore : qu^arrivera-t-il , mon bienaimé , si vous suivez dans la jeunesse les désirs déréglés de votre cœur, si vous remettez à un âge plus avancé de vivre pour Dieu, et de vous conduire selon les inspirations et les mouvemeats de son Esprit 7

Il arrivera qu'après avoir pris pour vous ia plus belle partie de votre vie , vous n'offrirez à Dieu que des restes vils, méprisables et lignes d'être rejetés.

Il arrivera qu'après avoir offert au démon les prémices de votre cœur, vous ne présenterez à Dieu que sa corruption et ses iniquités, les restes odieux du crime. '

Il arrivera qu'après avoir laissé le démon régner et dominer dans votre âme qui avait été créée pour Dieu, api*ès avoir laissé souiller votre âme et votre cœur par mille crimea, vous ou-r vrircz à la Majesté suprême, au Dieu de toute sainteté, cette retraite devenue si infâme, pour qu'il y vienne faire sa demeure.

Il arrivera enfin que vous ne vous détermine" ' rez à vivre pour Dieu que quand vous serez las de pécher. O mon fils l loin de vous jone Impiété aussi grande , on crime aussi énorme.

J'étais votre Dieu dès l'insiaoi de votn^ naissance ;, soyez donc, mon bicn-aimé, soyez mon serviteur dès la plus tendre enfance.

Dieu déteste les jeunes gens vicieux, et il n'est pas rare quMl les frappe dans sa colère.

1. J'aime tous les justes , mon fils , mais j'ai Qoe tendresse tonte particulière pour lés jeunes gens qui marchent dans la Toie de mes commandements*

Je déteste les impies, mais surtout les jeunes gens qui , abandonnant ma loi sainte , ne craignent pas de se livrer au crime.

Plus j'ai d'affection pour mes créatures , plus aossi je ressens l'outrage qu'elles me font lorsqo'elles se révoltent contre moi, et plus je sévis contre elles.

Craignez donc, mon bien-aimé, craignez de m'être infidèle; craignez de changer en colère ma tendresse pour vous; craignez de me rendre terrible à totre égard et de me forcer à vous reprendre avec fureur, à vous frapper sans ménagement.

2« Fuyez , fuyez le péché comme vous fuiriez on serpent monstrueux , et ne vous retirez pas de moi dans votre jeunesse, en vous livrant au

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crime « de peor d'eaooiHÎr le même malbeor qae Her, fils atné do patriarobe Joda : tous le savez , il fot méchant de?anl moi , et je le frap|iai de mort sans miséricorde.

Ne péchez point, de peor qoe je ne vous traite comme Onan qoe j'eiterminai dans ma forenr, parce qo'il commettait ira péché détestable.

Ne faites point le mal , de crainte d'a¥oir le même sort qu*Ophni et Phinées , fils d*HéU. Ces enfants de Bélial m'offensèrent « et je tirai one vengeance éclatante de leors crimes en appesantissant mon bras terrible snr eux et sur tonte la maison de lenr père.

Il n'y eut pas de vieillards dans cette famille infortunée ; la plupart moururent avant d'avoir atteint l'âge viril : l'iniquité d'Ophni et de Phinées ne put être expiée par les victimes et les holocaustes les plus sacrés.

Ne vous livrez point aux désirs déréglés de votre cœur, de crainte que vous ne soyez traité comme Âmnon , fils aîné de David. A peine y avait-il deux ans qu'il avait péché, que ma punition éclata sur lui par la mort violente que lui donna son frère Absalon.

Ne péchez pas et ne devenez pas méchant devant moi , de peur qu'il ne vous arrive le même malheur qu'à cet Absalon. Il se livra à l'orgaeil, au mensonge , à l'ambition ; il osa s'abandonner

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aux plu» grauds crime» et se révolter contre son père même.

Le malheureux ! mon courroux s'alluma contre lui, et je loi en fis sentir la rigueur; je permis qu'en fuyant sa chevelure s'embarrassât dans les branches d'un chêne ;

Le cheval sur lequel il était assis passa outre; Absalon demeura suspendu, et les soldats de David le percèrçnt de leurs lances dans cette tttoatioo , contre la défense du roi lui-même..

Voyez, voyez avec quelle attention mes yeux observent les crimes des jeunes gens.

Yoyez comme je m'irrite » comme je m'enflamme , comme je m'élève contre eux,, lorsque, méprisant les richesses de ma bonté et de ma patience , ils abusent ou ne profitent pas du temps que je leur accorde pour Caire pénitence et se sanctifier.

Craignez , mon bien-aimé , d'avoir le même sort que ces infortunés dont je viens de vous Rappeler la fin tragique. Craignez.de l'encourir par une vie voluptueiise ou impie , par des procédés contraires à L'amour, au respect et k l'obéissance que vous devez à ceux.qui vous ont donné lè jour.

emm DK LA JEUIflgSE.

Le salut dépend partieulièreiaent de la jeunesse.

1. Puissiez- VOUS bien comprendre, mon fils , combien il est important de s'adonner dès l'enfance à la sagesse!

Oui , de là , mon bien-aimé , dépend ordinairement rétendité on infiniment beareose ou iofiniment malheurense. Tout, en un mot^ tout, absolument tout, en dépend.

C'est pour cette raison que moi votre Dieu , nd qui vous aime infiniment , moi qui veux que vous soyez éternellement , je ne cesse de TOUS avertir dans mes Ecritures de vous tiou- ' venir de votre Créateur dans les jours de votre Jeunesse , et de ne pas vous exposer au regret d'avoir mal employé des jours si précieux.

C'est pour cette raison que je vous recommande si souvent de marcher dès l'enfance dans la voie de mes commandements i ne cessant de vous répéter qu'un jeune homme suivra toute M vie la route qu'il aura prise d'abord , et qu'il ne s'en retirera pas même dans la vieillesse.

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