‹ Le guide des égarés; (volume 2)Chapitre 36 sur 117 · T. III · texte numérisé non relu

T. III

114 TROISIÈME PARTIE. | ui XVI.

opinion, il n’y aurait point en lui r multiplicité de connais sances (), Enfin, il y a eu des philosophes qui croyaient comme nous que Dieu connaît toute chose et que rien absolument ne lui est caché. Ce sont certains grands hommes antérieurs à Aristote, et qu’Alexandre mentionne aussi dans ledit traité, mais dont il repousse l’opinion, en disant que ce qui la réfute surtout, c’est que nous voyons les hommes vertueux frappés de maux, tandis que les méchants jouissent de toutes sortes de bonheur.

En somme, il est clair que tous (les philosophes), s'ils avaient trouvé les conditions des individus humains tellement ordonnées que le vulgaire même y reconnût le bon ordre, se seraient gardés de se lancer dans toute cette spéculation @), et ne se seraient pas réfutés les uns les autres: Mais ce qui a donné la première occasion à cette spéculation, c'était la considération des conditions respectives des hommes vertueux et des méchants, conditions qui dans leur opinion n'étaient pas bien réglées, comme disaient les ignorants d’entre nous : La voie de l'Éternel n’est pas bien réglée (Ézéch., XXXIIE, 17). !

Après avoir montré que la théorie de l’omniscience (divine) et celle de la providence sont liées l’une à l’autre, je vais exposer les opinions des penseurs concernant la Providence, et ensuite je tàcherai de résoudre O) les difficultés élevées contre la connaissance que Dieu aurait des choses partielles.

(1) Voir sur ces questions le chapitre suivant, et cf. Mélanges de philosophie juive et arabe, p. 319 et p. 362.

(2) Dans les éditions de la version d’Ibn-Tibbon le mot }3yn est une faute typographique ; les mss. ont }VyA, ce qui est conforme au texte arabe.—Il faut de même effacer dans les éditions, après DD va N?}, le mot Y5n. “es

(3) La version d’Ibn-Tibbon a omis les mots 5h 5 “3N ; AL Harizi traduit : MIPEDA DIR 12 INT.

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