PRÉFACE XI
d’Ibn-Tibbon. Je veux parler des passages où le traducteur exprime un mot arabe par deux mots hébreux synoymes, faute de trouver un mot hébreu qui rende exactement le sens du mot arabe, ou deux mots arabes synonymes par un seul mot hébreu, pour éviter des répétitions inutiles, ou un singulier arabe par un pluriel hébreu, et vice versa. Ainsi, par exemple, le verbe v5w (fol. 50 a, ligne 21) est rendu par HAÿN pbr; ANYNDL (ibidem), par nnnpr NL: NNER (fol. 51 b, L 44), par DpI m5, ete. — Les deux mots NA2NDIN) NTI (fol. 69 b, 1. 22) sont rendus par le seul mot D5t525\; les mots ANUN ON" bay (fol. 94 a, 1. 4), par nn; les mots ANDDONI NTI (fol. 96 b, 1. 4), par n29n, etc.— Le singulier TINPNYN (fol. 61 b, 1. 16) est rendu par le pluriel RM; de même le singulier DAY HNINI (fol. 75 b, 1. 4), par le pluriel 2; le pluriel }155x (fol. 89 a, 1. 9), par le singulier n3=9n, etc.
J'ai joint à ce volume une table alphabétique des matières traitées dans les trois parties du Guide et dans les notes, ainsi que le relevé des mots hébreux et arabes expliqués dans les notes, et une table des versets bibliques cités dans le Guide. La table des matières surtout était un travail assez long et difficile, que mon infirmité me rendait impossible, et pour lequel j'avais besoin de l’assistance d’un homme instruit, capable de bien comprendre les différentes matières et de les résumer avec intelligence. Un jeune rabbin, M. Zadoc Kahn, un des élèves les plus distingués sortis du Séminaire israélite de Paris, et qui donne au rabbinat français les plus belles espérances, a bien voulu me prêter son précieux concours. Il a rédigé seul le travail des tables, et je n’ai eu qu'à le relire avec lui et à proposer çà et là quelques modifications, additions , ou retranchements, Le lecteur reconnaitra, j'espère, que M. Kahn s’est très-consciencieusement acquitté de sa tâche, et je dois lui en exprimer ici ma bien sincère reconnaissance.
Quelques amis, dont j'ai parlé précédemment, ont continué à m’aider dans la correction des épreuves, et dans la collation du texte avec la version hébraïque d’Ibn-Tibbon. Je dois surtout faire ressortir les éminents services que m'a rendus mon secrétaire, M. Moïse Schwab, qui m'a assisté dans ce long et pénible travail avec une patience au-dessus de tout éloge, et m’a prêté le concours le plus intelligent pour la publication des tomes II et III. C’est lui qui, en m’épelant les épreuves du texte arabe, m'a mis à même de publier ce texte plus correctement que ma situation ne paraissait le comporter; c’est lui qui a écrit sous ma dictée la traduction et les notes de ces deux volumes, qui a fait, d’après mes indications, les recherches nécessaires pour les notes, et qui m’a lu