FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE DU GUIDE DES ÉGARÉS
Page 12, noie 1. Les mots np^n il ""i^^") "TI^^Î^ DOH b^ , que nous avons traduits par tous les savants métaphysiciens et théologiens, amis de la vérité, signifient liltéialcnient : tout sage divin possédant la vérité (les mots ^nï^'?^^ et ^i^î2'^ sont ici parfaitement synonymes). Par ces mots, Pauteur désigne ici principalement les écrivains inspirés, ou les prophètes, ainsi que les auteurs des M idraschîni, qui, selon lui, enseignaient de profonds sujets métaphysiques par la voie des allégories.
Dans ce qui suit (pag. 12 et 13), Tauleur dislingue a cet égard quatre procédés différents: 1^ Lorsque le sujet qu'on veut enseigner par un discours allégorique n'est indiqué que dans un certain endroit de ce discours et que le reste ne sert qu'a rembcllissement de ce même discours pris dans son sens littéral (cf. pag. 20 ; 2° lorsqu'un seul et même sujet est représenté par différentes allégories qui, prises dans leur sens littéral, sont tout à fait hétérogènes, conmie, par exemple, les différentes allégories représentant la malicre (cf. pag. 21 et 96 , et Ii« partie, cha- ]nlreXXVI); 3" lorsqu'un seul discours allégorique se rapporte à plusieurs sujets différents, de sorte que clh'U[U(; membre du discours indique» un certain sujet particuliei', comme, par exemple, le récit de Vëchelle de Jacob (voy. pag. 20); 4" enfin lorsque Terscmble de l'allégorie s'applique a la fois a deux ou môuK; h piusiiuirs suj(;ts analogues. On peut, il me semble, citer pour exemple les mois celui qui clievauche sur le ciel, ou celui qui chevauche sur 'Arabôth, qui désignent à la fois Dieu comme l'Être qui est supérieur a tout, qui domine et gouverne tout et qui met en mouvement tout l'univers (voy. chap. LXX). ^ Le dei'nier de ces quatre cas est désigné ])ar ces mots (pag. 13): «Parfois aussi toute l'allégorie s'emploie j^our deux suj(;ts analogues dans ce genre de science.» Le texte dit littéralement : Et quelquefois le tout est une allégorie pour deux sujets rapprochés l'un de l'autre dans l'espèce de cette science, c'est-à-dire, <lans l'espèce de science qu'on a pour but de traiter. Il vaudrait peutêtre mieux tiaJuire : u Parfois aussi l'ensemble de l'allégoiie s'emploie pour deux sujets rapprochés, appartenant a une même espèce de science.» Le sens est que l'ensemble de l'allégorie représente quelquefois deux ou même plusieurs sujets en rapport entre eux et appartenant à un même genre de science, soit a la phyisique, soit a la métaphysique.
ADDITIONS ET REC TIFrCATIONS. 4-61
Page 16, lignes I2etsuiv.: «Nous donnerons aussi, dans ce Irailé, des chapitres dans lesquels il ne sera question d'aucun mot homonyme. Mais tel chapitre servira de préparation a un autre, etc.» — L'auteur fait allusion, dans ce passage, a divers chapitres de cette !■"« partie, par lesquels il interrompt ses explications des homonymes. Voy. pag. 68, note 1; pag. 88, note 1; pag. 104, note 1.
Page 27, ligne 13 : «Il faut alors que celui qui enseigne se mette à Vaise, etc. » — Sur le sens du verbe ^l^\ cf. pag. 235, noîe 1.
Page 38, ligne 24 : « La raison que Dieu a fait émaner sur Thomme, elc.,)) c'est-a-dire qu'il a fait émaner de lui et descendre sur l'homme. L'expression arabe aJo j^^tM (z7 a épanché ou versé sur lui) a le sens de communiquer par voie d'émanation. Cf. pag. 57, ligne Âa Vov. aussi, sur le mot fp-/, pag. 244, note 1.
Page 69, note 1. Sur le mot «OÎj^^^-lt, cf. Silv. de Sacy, Anthologie grammaticale, pag. 473.
Page 43, lignes 18 et 19 : « Il (le mot miDn) se dit 1° de la forme d'un objet perçue par les sens indépendamment de l'esprit. » Au lieu de (.(.indépendamment de l'espi-it», il vaudrait mieux dire <( en dehors de fespritn; il s'agit ici de la figure objective, qui a une existence réelle en dehors de Ccsprit et qui n'est ni un simple fantôme de l'imagination, ni une forme intelligible perçue par l'intelligence. Sur les mots pi^X ^"1>^ID , cf. pag. 175, note 5.
Page 49, chap. Vf. Ce chapitre paraît avoir pour but d'indiquer que le mot ischâ (femme) renferme quelquefois une allusion à la matière, destinée à se joindre a la forme, qui est désignée par isch (homme).
Page 64, ligne 4 : Mon esprit ne plaidera plus avec l'homme. Incertain sur le sens que l'auteur lui-même donnait a ce passage de la Genèse, et notamment au mot ]T1V nous avons suivi les anciens commentateurs juifs, qui, pour la plupart, prennent le verbe en question dans le sens de contester, plaider. Le sens sei'ait : Mon esprit ne sera pas toujours en dispute, ou en lutte, avec l'homme; c'est-a-dire : l'esprit n'aura point a soutenir une lutte perpétuelle avec la matière, car leur union sera d'une durée limitée. Pour l'auteur il s'agissait seulement de citer un exemple oij le mot D*^^^ est employé pour désigner l'espèce humaine. Ce chapitre paraît avoir pour but de faire ressortir les divers sens qu'a le mot Adam dans les premiers chapitres de la Genèse; l'homme crée à l'image de Dieu, c'est l'espèce humaine, tandis que dans les filles de /'homme (Genèse, VI, 2) il y a une allusion a l'homme vulgaire.
Page 75, lignes 3 et 4 : «Il désigne d'abord le mouvement de l'animal à une certaine dislance directe ;» c'est-a-dire, le mouvement direct.
OU en ligne droite, que fait l'animal pour se transporter a un endroit qui se trouve a une certaine distance.
Page 96, lignes 11-13 : «Ce sont là aussi des sujets très obscurs, dont rintelligence ne fait pas partie des bases de la foi. » C'est-a-dire : les principes fondamentaux de la religion sont en dehors de ces questions et ne nous imposent pas le devoir de comprendre les détails des allégories.
Page 107, note. Sur les mots LCUIj jl^l, employés dans le passage d'Ibn-Roschd, voy. pag. 195, note 2.
Page 220 , ligne 20. Au mot inondations, il faut substituer croulementsdu sol. Voy. pag. 369, note 1.
Page 328, note 4. Selon Moïse de Narbonne et Schem-Tob, les mots rame séparée nest qu'une seule chose renfermeraient une allusion a la doctrine de Vunité des âmes. Voy. pag. 434, note 4.
Page 391, note 1. Sur Thypothèse relative aiVaccident de la destruction, cf. Ahron ben-Élie, Arbre de la vie, à la lin du chapitre XI (pag. 32).
Page 459, note 4. L'un des manuscrits d'Oxford (Catal. d'Uri, n°359), écrit l'an 1586 de l'ère des Contrats ou de Séleucides (1275), porte en marge l'addition suivante, désignée comme variante (t<"3) tirée d'un
autre manuscrit : miin n^:i ]M p nni ^:it< D^m no^i Dn^^y -n^i p«i nN:i"iD p pn^^i •'^i^n lim ^hq t^ift^ "hnp b^ on^^y -n^^ nnvD lin-i m^^n t^on 'n ]n::n 'iBn pi "'^ip^y^^ p«i n«:: Dn^7V "^"•^1 ^^^ r\i^):2 i^Ti^ i<:« nnn^s n:mb 0^:2 D"i::r p^:»
':n n«DipD^^< HJD ^Î^sj ^^^^ ^^^ ^^imb^ ùbi< *•£ « Et je les réfuterai. Je ne prétends pas cependant être le seul qui se soit appliqué à les réfuter; au contraire, d'autres Tout fait avant moi , tels que notre maître Hâya, Ahron ben-Serdjâdo, Ibn-Djanâ'h, Ibn-al-'Akouli, Ben-'Hofni ha-Cohen, Rabbi Dosa et son père Rabbi Saadia Gaôn [bénie soit leur mémoire a tous!]. Et moi aussi, avec Taide du Tout-Puissant, je me mettrai à les réfuter dans la seconde partie, dont le I^^ chapitre commence par ces mots : les propositions etc. » — Les auteurs mentionnés dans cette note sont tous bien connus, a l'exception d'Ibn-al-'Akouli et d'Ahron ben-Serdjâdo. Quant a ce dernier, il est très vraisemblable, comme l'a montré M. Zunz, que c'était un contemporain de Saadia et le même que le riche négociant mDinD p p5n pHfc^ mentionnait dans le Sépher ha-Kabbalâ (édit.- d'Amsterdam, fol. 40 b). mOJnD est sans doute une corruption de int^ilD- Voy. Geiger, Wissenschaftliche Zeitschrift fiir judische Théologie, t. IV, pag. 389 et 390.
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