CHAPITRE X
On sait, et c'est une chose répandue dans tous les livres des philosophes, que, lorsqu'ils parlent du régime (du monde), ils disent que le régime de ce monde inférieur, je veux dire du monde de la naissance et de la corruption, n’a lieu qu'au moyen des forces qui découlent des sphères célestes. Nous avons déjà dit cela plusieurs fois, et tu trouveras que les docteurs disent de même (1): «Il n’y a pas jusqu’à la moindre plante ici-bas qui n’ait au firmament son mazxxûl (c’est-à-dire son étoile ), qui la frappe et lui-ordonne de croître, ainsi qu'il est dit (Job, XXXVIHI, 83): Connais-tu les lois du ciel, ou sais-tu indiquer sa domination (son influence) sur la terre? — [Par maxxâl, on désigne aussi un astre ®), comme tü le trouves clairement au commencement du Beréschîth rabbä, où ils disent : «Il y a tel maxzäl (c.-à-d. tel astre ou telle planète) qui achève sa course en trente jours, et tel autre qui achève sa course en trente ans ().» | — Ils ont donc clairement indiqué par ce passage que même les individus de la nature () sont sous l'influence particulière des forces de certains astres ; car, quoique toutes les forces ensemble de la sphère céleste se répandent dans tous les êtres, chaque espèce
(1) Voy. Beréschith rabbä, sect. 10 (fol. 8, col. b).
(2) L'auteur ajoute ici une note pour faire observer que le mot maxxäl, qui ordinairement désigne une constellation, ou l’un des signes du zodiaque , s'emploie aussi en général dans le sens d’astre ou de planète.
(3) Voy. L. c. fol. 8, col. a. Il est clair que dans ce dernier passage, le mot maxxl signifie planète; car le texte du Midrâsch dit expressément que le mazxxâl qui achève sa course en trente jours, c’est la lune, et que celui qui l’achève en trente années, c’est Saturne. On ÿ mentionne en outre le soleil, qui accomplit sa révolution en douze mois, et Jupiter, qui l’accomplit en douze années.
(4) Le mot pale l'être, qui s'emploie dans le sens de yévecus, désigne ici en général les êtres de la nature sublunaire.
cependant se trouve aussi sous l'influence particulière d’un astre quelconque (). Il en est comme des forces d’un seul corps () ; car l’univers tout entier est un seul individu, comme nous l’avons dit. —C'est ainsi que les philosophes ont dit que la lune a une force augmentative qui s'exerce particulièrement sur l’élément de l’eau; ce qui le prouve, c’est que les mers et les fleuves croissent à mesure que la lune augmente et décroissent à mesure qu'elle diminue, et que le flux , dans les mers, est (en rapport) avec l’avancement de la lune et le reflux avec sa rétrogradation, — je veux parler de son ascension et de sa descente dans les quadrants de l'orbite, — comme cela est clair et évident pour celui qui l’a observé 8). Que d’autre part, les rayons du soleil mettent en mouvement l’élément du feu, c’est ce qui est très évident, comme tu le vois par la chaleur qui se répand dans le monde en présence du soleil, et par le froid qui prend le
(1) Littéralement : cependant la force de tel astre aussi est particulière à telle espèce.
(2) C'est-à-dire, d’un corps animal; car dans l’animal aussi les différents membres et leurs facultés sont sous l'influence immédiate de certaines forces particulières, quoique le corps tout entier soit dominé par une force générale qu’on a appelée la faculté directrice du corps animal. Voy. le t. I, chap. LXXIT, p. 363, et ibid., n. 5.
(3) Ce que l’auteur dit ici de l'influence de la lune, non-seulement sur les marées, mais aussi sur la crue des eaux des fleuves, est une hypothèse qu’on trouve déjà chez quelques anciens. Dans les écrits qui nous restent d’Aristote, il est à peine fait quelque légère allusion au flux et au reflux de la mer. Voy. les Météorologiques, liv. 11, ch. 1 ($ 11) et ch. 8 (ST), et la note sur le premier de ces deux passages, dans l'édition de M. J. L. Idcler (Leipzig, 1834, in-8), t. 1, p. 501. Seulement dans le traité du Monde (à la fin du chap. 4) il est question du rapport qu'on dit exister entre les marées et les phases de la lune; mais il ne paraît pas que les Arabes aient connu ce traité, dont l'authenticité est au moins douteuse. Ce que dit ici Maïmonide (probablement d’après Ibn-Sinâ) parait être emprunté au Quadripartitum de Ptolémée, liv. T, au commencement ; nous citons la version latine de Camerarius : « Fpsi fluvii nunc augescunt, nunc decrescunt , secundum lunarem splendorem , ipsaque maria impetu diverso pro e0 ac ille oritur aut occidit, feruntur. »
dessus aussitôt qu’il (le soleil) s'éloigne d’un endroit, -ou’se dérobe à lui. Cela est trop évident pour qu’on l’expose longuement.
Sachant cela, il m'est venu à l’idée que, bien que de l’ensemble de ces quatre sphères figurées il émane des forces (qui se répandent) dans tous les êtres qui naissent et dont elles sont les causes, chaque sphère pourtant peut avoir (sous sa dépendance) l’un des quatre é'éments , de manière que telle sphère soit le principe de force de tel élément en particulier, auquel, par son propre mouvement, elle donne le mouvement de la naissance (A), Ainsi donc, la sphère de la lune serait ce qui meut l'eau; la sphère du soleil, ce qui meut le feu; la sphère des autres planèles, ce qui meut l’air [et leur mouvement multiple, leur inégalité, leur rétrogradation , leur rectitude et leur station @) pro-
(1) Cette idée avait déjà été émise, comme simple conjecture, par Ibn- Sinâ, qui dit que cette matière sublunaire, qui embrasse les quatre éléments, émane des corps célestes, soit de quatre d’entre eux, soit d’un certain nombre (de corps) compris dans quatre classes; il se peut aussi, ajoute-t-il, qu’elle émane d’un seul corps céleste, et que sa division soit due à des causes qui nous sont inconnues. Voÿ. le passage d’Ibn- Sinâ , cité par Ibn-Falaquéra, Moré ha-Moré , p. 90.
(2) Les quatre termes astronomiques dont se sert ici l’auteur sont empruntés aux théories de Ptolémée sur le mouvement des planètes. Par GS) on désigne l’anomalie, ou l'inégalité d’un astre ; le mot CL -) désigne la rétrogradation apparente (xpouyscus) des cinq planètes, opposée à leur mouvement direct (ÿnosubis) désigné en arabe par le mot kel, rectitude; enfin par Xl, on entend ce que Ptolémée appelle la station (arnpryu6<) de ces mêmes planètes, c’est-à-dire la po- . sition où le mouvement de l’astre paraît s'arrêter. Cf. Almageste, liv. XII, chap. {. Dans la version arabe de l’Aimageste (ms. hébr. de la Biblioth. imp., anc. fonds, n° 441), les termes de rpoñynous et de dre SOnt rendus plus exactement , le premier par SAS marcher en avant, le se-
cond par PE rester en arrière. Plus tard, les Arabes ont substitué au premier de ces deux termes celui de és) rétrogradation, et au second celui de à sut rectitude. En effet, le mouvement périodique des planèles se faisant d’occident en orient, la planète, lorsqu'elle paraît rétrogra-
duisent les nombreuses configurations de l’air, sa variation et sa prompte contraction et dilatation |; enfin la sphère des étoiles fixes, ce qui meut la terre; et c'est peut-être à cause de cela que cette dernière se meut difficilement pour recevoir l'impression et le mélange (), (je veux dire) parce que les étoiles fixes ont le mouvement lent. À ce rapport des étoiles fixes avec la terre, on a fait allusion en disant que le nombre des espèces des plantes correspond à celui des individus de l’ensemble des étoiles @). . De cette manière donc, il se peut que l’ordre (dans la nature) soit celui-ci : quatre sphères, quatre éléments mus par elles et quatre forces émanées d'elles (et agissant) dans la nature en gé-
der, c.-à.-d. lorsqu'elle paraît moins avancée en longitude, se trouve en avant par rapport au mouvement diurne d’orient en occident ; plus elle est avancée en longitude par rapport au mouvement périodique, plus elle est en arrière par rapport au mouvement diurne. Delambre, pour rendre compte des deux termes employés par Ptolémée, s'exprime ainsi (Notes sur l'Almageste , à la suite de l’édit. de l'abbé Halma, t. If, p. 16) : « On dit d’un astre qui en précède un autre au méridien, qui y passe avant lui, qui marche à sa tête, qu'il est xponyouuevos ; d’un astre qui y passe après lui, qu’il est £rôu:vos. Mais celui qui passe le premier au méridien est moins avancé en longitude ; celui qui le suit, iréyevos, qui reste en arrière, droheurôpevos, est au contraire plus avancé en longitude ; ainsi un astre est rponyousvos quand sa longitude diminue et qu’il rétrograde; rpoñynou, dans le langage des Grecs, répond donc à rétrogradation; c’est le même mouvement considéré par rapport à deux points différents, comme, dans la théorie des courbes, on peut à volonté mettre les abscisses négatives à droite ou à gauche du centre indifféremment. » — Les termes de rétrogradation et de rectitude introduits par les Arabes, nous les trouvons aussi dans l’Abrégé de l'Almageste par Ibn-Afla’h, liv. VIIT, où la version hébraïque, que seule nous pouvons consulter, a pour le premier le mot nm, et pour le second le mot sw. C’est probablement dans l'ouvrage d’Ibn-Afla’h que Maïmonide a pris ces termes (cf. ci-dessus, pag. 81).
(4) C'est-à-dire : la terre a le mouvement paresseux et ne reçoit que difficilement l’action et le mélange des autres éléments.
(2) L'auteur veut parler, sans doute, du passage du Widrasch cité au commencement de ce,chapitre.
néral, comme nous l’avons exposé. De même, les causes de tout mouvement des sphères sont au nombre de quatre, à savoir : la figure de la sphère, — je veux dire sa sphéricité, — son àme, son intellect par lequel elle conçoit, comme nous l'avons expliqué, et l’Intelligence séparée, objet de son désir (1). IL faut te bien pénétrer de cela. En voici l'explication : si elle n'avait pas cette figure (sphérique), il ne serait nullement possible qu’elle eût un mouvement circulaire et continu ; car la continuité du mouvement toujours répété n’est possible que dans le seul mouvement circulaire. Le mouvement droit, au contraire, quand même la chose mue reviendrait plusieurs fois sur une seule et même étendue, ne saurait être continu; car, entre deux mouvements opposés, il y a loujours un repos, comme on l’a démontré à son endroit @), Il est donc clair que c’est une condition nécessaire de la continuité du mouvement revenant toujours sur la même étendue, que la chose mue se meuve circulairement (8). Mais il n’y a que l'être animé qui puisse se mouvoir; 1l faut donc qu'il existe une àme (dans la sphère). Il est indispensable aussi qu’il y ait quelque chose qui invite au mouvement; c’est une conception et le désir de ce qui a été conçu, comme nous l'avons dit. Mais cela ne peut avoir lieu ici qu’au moyen d’un intellect; car il ne s’agit ici ni de fuir ce qui est contraire , ni de chercher ce qui convient. Enfin, il faut nécessairement.
(1) Voy. les détails que l’auteur a donnés plus haut, chap. IV, et qu’il va encore résumer ici. — Sur les visions prophétiques que l’auteur applique à ces quatre causes , Gf. Le 1. [, ch. XLIX, pag. 179, et ibid., note 2, où je ne me suis pas exprimé avec exactitude sur la troisième et la quatrième cause; la troisième est l’intellect que notre auteur (avec Ibn-Sinà) attribue à chaque sphère, et la quatrième l'intelligence répare ou le moteur respectif de chaque sphère.
(2) C'est-à-dire, comme l’a démontré Aristote dans la Ph ysique et la Métaphysique. CF. nes XIIIe proposition, ci-dessus, pag. 13, étahid;n.3:
(4) En d’autres termes : pour que le SR mere être perpétuel et conuinu , il faut nécessairement qu’il soit circulaire.
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DEUXIÈME PARTIE. — CHAP,. X, 89 qu'il y ait un être qui ait été conçu et qui soit l'objet du désir, comme nous l’avons exposé. Voilà donc quatre causes pour le mouvement de la sphère céleste ; et (il y a aussi) quatre espèces de forces générales descendues d'elle vers nous, et qui sont: la force qui fait naître les minéraux, celle de l’âme végétative, celle de l’àme vitale et celle de l’âme rationnelle, comme nous l’avons exposé (1). Ensuite, si tu considères les actions de ces forces, tu trouveras qu’elles sont de deux espèces, (à savoir ) de faire naître tout ce qui naït et de conserver cette chose née, je veux dire d’en conserver l’espèce perpétuellement et de conserver les individus pendant un certain temps. Et c’est là ce qu’on entend par la nature, dont on dit qu’elle est sage, qu'elle gouverne, qu'elle a soin de produire l’animal par un art semblable à la faculté artistique (de l’homme) ®), et qu’elle a soin de le conserver et de le perpétuer, produisant (d’abord) des forces formatrices qui sont la cause de son existence, et (ensuite) des facullés nutritives qui sont la cause par laquelle il dure et se conserve aussi longtemps que possible; en un mot, c’est là cette chose divine de laquelle viennent les deux actions en question,
‘par l’intermédiaire de la sphère céleste. P P
Ce nombre quatre est remarquable et donne lieu à réfléchir. Dans le Midrasch de Rabbi Tan’houma on dit : « Combien de
(1) Pour ce passage et pour ce qui suit, cf. le t. F, chap. LXXIT, p. 360, 363-364, et 368. Nous préférons employer ici le mot force, au lieu. du mot faculté, dont nous nous sommes servi au chap. LXXII de la Jre partie.
(2) Les éditions de la version d’Ibn-Tibbon portent généralement n'awnt n5N0b); il faut lire nowntS noNSA (comme l'ont les mss... et l'édition princeps), c’est-à-dire, nownn n9N5n5 nON D. Ibn-Falaquéra traduit : MINT 15 NON (Moré ha-Moré, p. 91). Le mot arabe xaigli désigne la faculté par laquelle l’homme possède les arts; c’est ainsi que Maïmonide lui-même définit ailleurs le mot (es. Voy. à la fin du premier des Huit chapitres (dâns la Porta Mosis de Pococke , pag. 189), où Ibn-Tibbon rend ce mot par nawnt nan5r. Cf. let#déercet ouvrage, p. 210, n. 1.
ee
degrés avait l'échelle ? quatre (4). » Il s’agit ici du passage et voici, une échelle était placée sur la terre (Gen. xxvur, 12). Dans tous les Midraschim on rapporte « qu’il y a quatre légions d’anges », et on répète cela souvent (). Dans quelques copies j'ai vu : « Combien de degrés avait l'échelle? sept » ; mais toutes les copies (du Midrasch Tan’ houma) et tous les Midraschîm s’accordent à dire que les anges de Dieu qu’il (Jacob) vit monter et descendre n'étaient que quatre, pas davantage, « deux qui montaient et deux qui descendaient, » que les quatre se tenaient ensemble sur un des degrés de l'échelle et que tous quatre ils se trouvaient sur un même rang, les deux qui montaient, comme les deux qui descendaient. Ils ont donc appris de là que la largeur de l'échelle dans la vision prophétique était comme l’univers et le tiers (de l'univers) ; car l’espace d'un seul ange, dans cette vision prophétique, étant comme le tiers de l'univers, — puisqu'il est dit : Et son corps était comme un TARsCHIscH (Daniel, x, 6)5), — il s'ensuit que |’ espace occupé par les quatre était comme lunivers et le tiers (de l’univers). — Dans les allégories de Za-
(1) Ce passage ne se trouve pas dans nos éditions du Midrasch Tan-
’houma, qui, comme on sait, sont fort incomplètes. L'auteur du Mégallé ’amoukôth paraît faire allusion à ce passage en parlant du mystère des quatre degrés de l'échelle de Jacob (2p2° nN°w 0030 not ‘4 0). Voy. le livre Yalkout Reoubéni, article AR5, n. 99. … (2) Voy. par exemple Pirké Rabbi Elieser, chap. IV, où il est dit que le trône de Dieu est entouré de quatre légions d’anges qui ont à leur tête quatre archanges : Micaël, Gabriel, Uriel et Raphaël. Cf. le Midrasch des Nombres ou Bemidbar rabbâ , sect. 2 (fol. 179, col. a).
(8) Le mot farschisch, qui désigne une pierre précieuse, est pris ici par les rabbins dans le sens de mer; or, comme la mer, selon la tradition rabbinique, forme le tiers du monde, on a trouvé, dans le passage de Daniel, une allusion à la grandeur de chacun des trois mondes , appelés anges. Les trois mondes, comme on va le voir, sont : celui des‘intelligences séparées , celui des sphères célestes, et le monde sublunaire. — Le passage que Maïmonide interprète ici se trouve dans le Beréschäth rabbà, sect. 68 (fol. 61, col. b); cf. Talmud de Babylone, traité ’Hullin ,
fol. of b. 3
charie, après avoir décrit (ch. vi, v. À) les quatre chariots sortant d’entre deux montagnes, lesquelles montagnes étaient d’airain (NE’HoscHET8 ), il ajoute pour en donner l'explication (Ibid, v.5): Ce sont les quatre vents qui sortent de là où ils se tenaient devant le maître de toute la lerre, et qui sont la cause de tout ce qui naît (M), Dans la mention de l’airain (Ne’noscneru), comme dans les mots de l’airain poli (NE'HOSCHETH KALAL, Ezéch., I, 7), on n’a eu en vue qu’une certaine homonymie, et tu entendras plus loin une observation là-dessus (). — Quant à ce qu'ils disent que l'ange est le tiers de l’univers, — ce qu’ils expriment textuellement dans le Beréschith rabbé par les mots D du bu Non, — c’est très clair, et nous l’avons déjà exposé dans notre grand ouvrage sur la loï traditionnelle 6). En
effet, l’ensemble des choses créées se divise en trois parties : 4° les
Intelligences séparées, qui sont les anges ; 2 les corps des sphères célestes ; 3° la matière première, je veux dire les corps continuellement variables, qui sont au-dessous de la sphère céleste.
C’est ainsi que doit comprendre celui qui veut comprendre les énigmes prophétiques, s’éveiller du sommeil de l’indolence, être sauvé de la mer de l'ignorance et s'élever aux choses supé-
(1) L'auteur, selon son habitude, ne se prononce pas clairement sur le sens de ces visions. Dans ce passage de Zacharie, où il veut faire res-
sortir l'emploi du nombre quatre , il voit sans doute encore une fois une allusion aux quatre sphères et aux quatre forces dont il a parlé. Dans les
deux montagnes, les commentateurs ont vu, soit la matière et la forme, soit les deux firmaments dont l’auteur a parlé au commencement du chap. IX. à:
(2) L'auteur y reviendra à la fin des chapitres XXIX et XLIII de cette seconde partie, sans pourtant dire clairement de quelle homonymie il veut parler. as
(3) Sur le mot arabe 55, voy. t. 1, pag. 7, n. 1. L'auteur veut parler de son Mischné Tôrà (répétition de la loi) ou Abrégé du Talmud ; l'explication qu’il indique iei se trouve au liv. F, traité Yesôdé ha-Tôrà , chap. 2ÿ$ 3. |
rieures (1), Quant à celui qui se plaît à nager dans les mers de son ignorance et à descendre de plus en plus bas ®), il n’aura pas besoin de fatiguer son corps; mais son cœur ne sera pas libre d’agitation 6) et il descendra naturellement au plus bas degré. IL faut bien comprendre tout ce qui a été dit et y réfléchir. |