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clair que les choses sont par suite d’un dessein, el non par nécessité. Il se pourrait donc que celui qui a formé le dessein les changeât et formät un autre dessein. Toutefois, ce ne pourrait être, dans un sens absolu, un dessein quelconque ; car il ÿ a une nature de limpossible qui est stable et qui ne saurait être détruite (1), comme nous l’exposerons. — J'ai pour but, dans ce chapitre, de te montrer , par des preuves qui approchent de la démonstration, que cet univers nous indique nécessairement un Créateur agissant avec intention (), sans que pour cela je veuille prendre à tâche ce qu'ont entrepris les Motécallemin, en détruisant la mature de l’être et en proclamant l'atome, la per— pétuelle création des accidents et tout ce que je t’ai exposé de leurs principes, dont le seul but est d'établir la détermination 6).
(4) C'est-à-dire : Il y a des choses naturellement impossibles et qu’il ne dépend pas de Dieu de changer, parce qu'il est de leur nature même d’être impossibles, comme, par exemple, la réunion des contraires dans le même sujet et au même moment, ou la construction d'un carré dont la diagonale soit égale aux côtés. Voy. la TII° partie de cet ouvrage, chap. XV, et cf. ci-dessus, p. 108.
(2) Littéralement : Qu'il est (ou qu'il existe) par le dessein d’un (étre) ayant une intention.
(3) Littéralement : de leurs principes qu'ils ne se sont efforcés d'exposer que pour faire trouver la détermination. L'auteur veut dire que toutes les propositions des Motécallemin ont uniquement pour but d'établir que c’est la volonté divine qui détermine chaque chose dans l’univers. Sur le sens du mot détermination, vOy. le t. 1, p.426, note 3.— La version d’Ibn-Tibbon est ici absolument inintelligible : elle porte : n5=ntwr DIN SwN N°2 Nvbro pur. Ibn-Falaquéra (Horé ha-Moré, p. 100) traduit plus exactement: 53Dn nRubno pur 35nbn wN; de même AlHarîzi : n5233nm Nu 395 Dpunb ben Sun. On voit par les notes critiques d’Ibn-Falaquéra (Append., p. 154) que les mss, d’Ibn-Tibbon portaient aussi SN‘, comme plus loin : 33,53 N°7 0n2; probablement ce dernier avait dans son texte arabe PS 9n0oN, au lieu de p'uSn on. La note d’Ibn-Falaquéra étant très corrompuc dans l’édition imprimée, nous la reproduisons ici plus correctement : SNPNYM DINVIN ND DINYT PILSNEÈN ANIND