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.. Le L ? LE] 45,45, il prononcçait AS yAS.
DEUXIÈME PARTIE. — CHAP. XLVIIT, 365 J'ai COMMANDÉ là à une femme veuve de te nourrir (1 Rois, XVII, 9). Le pieux Joseph dit : Ce n’est pas vous qui m'avez ENVOYÉ ici, mais Dieu (Genèse, XLV, 8) (1).
En parlant de ce qui à pour cause la volonté d'un animal, qui est mis en mouvement par ses besoins animaux (on dit, par exemple): Et l'Éternel pARLA au poisson (Jonas, If, 11; car (on veut dire que) ce fut Dieu qui excita en lui cette volonté, el non pas qu'il l’ait rendu prophète et qu’il se soit révélé à lui. De même , il est dit au sujet des sauterelles qui arrivèrent aux jours de Joel, fils de Pethouel : Car l’exécuteur de sa PAROLE est puissant (Joel, Il, 11). De même encore, il est dit au sujet des bêtes sauvages qui s’emparèrent de la terre d'Édom, lorsqu'elle fut dévastée aux jours de San’hérib : Ef il leur a jeté le sort, et sa main la leur a distribuée au cordeau (Isaïe, XXXIV, 17). Quoiqu'on n'ait employé ici aucune des expressions dire, ordonner, envoyer, le sens est évidemment analogue ; et tu jugeras de même de toutes les phrases qui ont une tournure semblable @).
(1) I semblerait que ce passage serait mieux placé parmi les exemples du hasard; car le résultat de la vente de Joseph fut tout autre que celui que ses frères avaient eu l'intention d’obtenir ; et en effet, l’auteur cite plus loin, parmi les exemples du hasard, le verset 7, qui se rapporte au même fait. Quelques commentateurs ont cherché à expliquer cette espèce de contradiction, en faisant une distinction subtile entre le verset 7 et le verset 8 (voir les commentaires d’Ibn-Caspi et d’Éphôdi). Il paraît que l’auteur veut faire entendre que Joseph, après avoir attribué à Dieu, au vers. 7, le résultat accidentel de l’acte émané du libre arbitre de ses frères, se reprend au vers. 8, en disant qu’un résultat d’une si haute importance ne saurait être purement accidentel, et que c’est nécessairement Dieu lui-même qui a dirigé le libre arbitre des fils de Jacob, de manière à leur faire accomplir, à leur insu, un grand acte qui était dans le plan de sa divine providence. Cf. le commentaire d’Abravanel sur la Genèse, chap. XLV, aux deux versets en question.
(2) Dans quelques mss., cette phrase offre de légères variantes qui la
rendent assez obscure : nn ant ND 0 72 DN°\D qu ‘39 150 Dp5 DPIN le NY» AYUdN. AL'Harizi a adopté cette rédaction, qu’il
Au sujet des choses accidentelles, de pur hasard, on dit, par exemple, dans l’histoire de Rebecca : Et qu’elle soit (donnée) pour femme au fils de ton maître, comme l'Éternel a PARLÉ (Genèse, XXIV, 51)(1), Dans l’histoire de David et de Jonathan, | ondit : Va-t’en; car l'Éternel te RENVOIE (1 Sam., XX, 22) (2). Dans l’histoire de Joseph (il est dit) : Et Dieu m'a ENVOYÉ devant vous (Genèse, XLV, 7). |
Tu vois donc clairement que, pour (désigner) la disposition des causes , — n’importe de quelle manière elles soient disposées, que ce soient des causes par essence (), ou par accident, ou par libre arbitre, ou par volonté (animale) , — on emploie ces cinq expressions, à SavOIr : ordonner, dire, parler, envoyer et appeler. Sache bien cela, et réfléchis-y (&) dans chaque passage (pour l'expliquer) comme il lui convient; alors beaucoup d’absurdités disparaïîtront, et tu reconnaîtras le vrai sens de tel passage qu’on pourrait croire éloigné de la vérité &).
a rendue d’une manière peu intelligible : #53 R930n nt My 72952 20807 79 juan 19 15 (lisez np mw?) ponw nn by. Quelques mss. de la version d’Ibn-Tibbon reproduisent la même leçon : 225 ADN 79 np nn NNT HDI ND bp NID DA 1} NN.
D’autres mss. de cette version, ainsi que les éditions, confirment la leçon que nous avons adoptée; mais il faut effacer, dans les éditions, le mot D'N2n, qui est de trop et qui ne se trouve pas dans les mss.
(1) La mission d’Éliézer avait pour but d’aller chercher une femme pour Isaac dans le pays natal d'Abraham, sans qu’il fût directement question de Rebecca ; ce fut par hasard que celle-ci se présenta la première au choix d’Éliézer.
(2) Encore ici, on attribue à Dieu un enchaînement de circonstances fortuites, qui nécessitèrent le départ de David.
(3) C’est-à-dire : des causes naturelles, procédant des lois de la nature.
(4) La version d’Ibn-Tibbon porte: 7357); celle d’Al-Harîzi a : 327), ce qui est préférable; cf. ci-dessus, p. 250, note 3. Au lieu de 7290), quelques mss. ont 175%n), et souviens-l’en.
(8) Mot à mot: et la réalité de la chose se manifestera à loi dans tel passage qui pourrait faire soupconner un éloignement de la vérilé.
Me voici arrivé au terme de ce que j'avais à dire (1) au sujet de la prophétie, de ses paraboles et de ses expressions. C’est là tout ce que je te dirai sur ce sujet dans le présent traité @); nous
‘allons donc aborder d’autres sujets avec l’aide du Tout-Puissant.
(1) Littéralement : c'est ici le terme de ce à quoi le discours n'a fait aboutir ou arriver. — Au lieu de DD5N +3 SANnIN, quelques mss. ont SP2N2 “NN; quelques autres ont 53 au lieu de +3. — Dans plusieurs éditions de la version d’Ibn-Tibbbon on lit, par une faute typographique : 3N SONT bn; au lieu de x, il faut lire 32, comme l’a l'édition princeps. Fr. be.
(2) Les mots AINDDON nn ‘9, dans ce traité, qui se trouvent dans tous les mss. arabes, n’ont pas été rendus dans la version d’Ibn-Tibbon. L'auteur voulait peut-être faire entendre par ces mots qu’il se proposait de revenir ailleurs sur cette matière; nous savons en effet qu’il avait commencé la rédaction d’un ouvrage particulier sur la Prophétie. Voy. le t. I de cet ouvrage, p. 15.