CHAPITRE XXXVI
Sache que la prophétie, en réalité (3), est une émanation de Dieu, qui se répand, par l'intermédiaire de l'intellect actif, sur la faculté rationnelle d'abord, et ensuite sur la faculté Imaginative; c'est le plus haut degré de l'homme et le terme de la perfection à laquelle son espèce peut atteindre, et cet état est la plus haute perfection de la faculté imaginative. C'est une chose qui ne saurait nullement exister dans tout homme, et ce n'est pas une chose à laquelle on puisse arriver en se perfectionnant dans les sciences spéculatives et par l'amélioration des mœurs, dussentelles toutes être les meilleures et les plus belles, sans qu'il s'y joigne la plus grande perfection possible de la faculté de l'imagination dans sa formation primitive. Tu sais que la perfection de ces facultés corporelles, du nombre desquelles est la faculté imaginative, dépend de la meilleure complexion possible de tel organe portant telle faculté, de sa plus belle proportion et de la plus grande pureté de sa matière M ; c'est là une chose dont il
(1) Littéralement : car la singularité de cette perception est comme la singularité de ces actes.
(2) Littéralement : tout cela après ce degré (dont il a été parlé).
(3) Littéralement : la réalité de la prophétie et sa quiddilé.
(4) Ibn-Tibbon rend ici le mot JTiND, matière, par Tiwb, humeur; il en fait de même dans plusieurs autres passages. Voy., par exemple, le chap. LXXÏI de la Ire partie, texte arabe, fol. 102 a, et trad. franc., p. 368.
n'est nullement possible de réparer la pertet1), ou de suppléer la défectuosité, au moyen du régime. Car l'organe dont la complexion a été mauvaise dès le principe de sa formation, le régime réparateur peut tout au plus le conserver dans un certain degré de santé, sans pouvoir le ramener à la meilleure constitution possible ; mais, si son infirmité provient de sa disproportion (2), de sa position, ou de sa substance, je veux dire de la matière même dont il a été formé, alors il n'y a pas moyen d'y remédier (3). Tu sais bien tout cela; il serait donc inutile d'entrer à ce sujet dans de longues explications.
Tu connais aussi les actions de cette faculté imaginative, consistant à garder le souvenir des choses sensibles , à les combiner (*), et, ce qui est (particulièrement) dans sa nature , à retracer (les images) ; son activité & la plus grande et la plus noble n'a lieu que lorsque les sens reposent et cessent de fonctionner, et c'est alors qu'il lui survient une certaine inspiration, (qui est) en raison de sa disposition, et qui est la cause des songes vrais (6) et aussi celle de la prophétie. Elle ne diffère que par le plus et le moins, et non par l'espèce (7). Tu sais qu'ils (les docteurs) ont
(1) Ibn-Tibbon n'a pas rendu les mots in HJVKfî 13^ ; la version d'Al-'Harîzi porte : IN UJQ8 HXV PID VWTlb PD^ Hb "ÛTH HTI
mon niNbob-
(2) Littéralement : de sa mesure, c'est-à-dire de son volume trop grand ou trop petit.
(3) Littéralement : il n'y a pour cela aucun artifice.
(4) Cf. Ibn-Sînâ, dans le résumé de Schahrestàni, p. 416 (trad. ail., t. II, p. 314), où il est dit de la faculté imaginative, qu'elle garde le souvenir de ce que le sens commun a reçu des (cinq) sens, et qu'elle le conserve quand les choses sensibles ont disparu (cr^ *^** l* &*&
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(5) Le texte porte : et que son activité etc. ; la conjonction itfi, et qucy se rattache au verbe HD^y (tu connais, tu sais) qui se trouve au commencement de la phrase.
(6) Voy. ci-dessus, p. 267, note 2.
(7) C'est-à-dire : l'inspiration en question est de la même espèce dans les songes et dans la prophétie, et elle ne diffère que par le plus
dit à différentes reprises : « le songe est un soixantième de la prophétie (l) » ; mais on ne saurait établir une proportion entre deux choses spécifiquement différentes, et il ne serait pas permis de dire par exemple : la perfection de l'homme est autant de fois le double de la perfection du cheval . Ils ont répété cette idée dans le Beréschîth rabbâ, en disant : « Le fruit aborlif de la prophétie est le songea)»» . C'est là une comparaison remarquable : en effet le fruit abortif (nbaii) est identiquement le fruit lui-même, si ce n'est qu'il est tombé avant sa parfaite maturité (3); de même, l'action de la faculté imaginative pendant le sommeil est la même que dans l'état de prophétie, si ce n'est qu'elle est encore insuffisante et qu'elle n'est pas arrivée à son terme. — Mais pourquoi t'instrui rions-nous par les paroles des docteurs et laisserions-nous de côté les textes du Pentateuque ? (Comme par exemple : ) Si c'est un prophète d' entre -vous , moi, l'Éternel, je me fais connaître à lui dans une vision, je lui parle dans un songe (Nombres, XII, 6). Ici Dieu nous a fait connaître le véritable être de la prophétie, et nous a fait savoir que c'est une perfection qui arrive dans un songe ou dans une vision. Le mot vision (riN"io) est dérivé de voir (n*o); car il arrive à la faculté imaginative d'agir si parfaitement, qu'elle voit la chose comme si elle existait au dehors et que la chose qui n'a son origine que dans elle C*) lui
ou moins d'intensité, étant beaucoup plus forte dans la prophétie que dans les songes. — Le verbe n^rÔ\ qui est au singulier masculin, se rapporte à pfi, inspiration, et c'est à tort qu'Ibn-Tibbon l'a rendu par le pluriel IfîbrUV.
(1) Voy. Talmud de Babylone, traité Berakhôth, fol. 57 b.
(2) Voy.BemcMf/tra&&ô,sect.l7(f.l4,col.4.),etsect.^(f.39,col.3).
(3) Littéralement : avant sa perfection et avant d'avoir mûri,
(4) Les mss. ont, les uns Pl*nD3N, les autres NirON °u 'HrON. Ibn-Tibbon traduit : inNT 1BW (la chose qu'elle voit); il a donc lu, dans sa copie arabe, n^in H^N, ayec l'omission du mot NnaiD, leçon qu'on trouve dans le ms. de Leyde, n° 18. Dans le ms. unique de la version d'Al-'Harîzi , ce passage manque. Nous adoptons la leçon riNirûN , que nous considérons comme un nom d'action avec suffixe , en prononçant SjîiXJôl (son commencement ou son origine).
semble être venue par la voie de la sensation extérieure. Dans ces deux parties, je veux dire dans la vision et dans le songe, sont renfermés tous les degrés de la prophétie. On sait que la chose dont l'homme, dans l'état de veille et en se servant de ses sens, est très occupé, à laquelle il s'applique et qui est l'objet de son désir , (que cette chose, dis-je) est aussi celle dont s occupe la faculté imaginative pendant le sommeil, lorsque Y intellect (actif) s'épanche sur elle, selon qu'elle y est préparée. Il serait superflu de citer des exemples pour cela et d'en dire davantage ; car c'est une chose claire que chacun connaît, et il en est comme delà perception des sens, contre laquelle aucun des hommes de bon sens n'élève d'objection.
Après ces préliminaires, il faut savoir qu'il s'agit ici d'un individu humaine), dont la substance cérébrale, dans sa formation primitive, serait extrêmement bien proportionnée, par la pureté de sa matière et de la complexion particulière à chacune de ses parties, par sa quantité et par sa position, et ne subirait point de dérangements de complexion de la part d'un autre organe. Ensuite, (il faudrait) que cet individu eût acquis la science et la sagesse, de manière à passer de la puissance à Y acte (2); qu'il pos-
(1) Littéralement : que, s'il y avait un individu humain etc. Nous nous sommes vu obligé de modifier légèrement, dans notre traduction, les premiers mots de cette phrase, qui commence une longue période hypothétique énumérant toutes les qualités physiques et morales requises pour l'inspiration prophétique, et dont le complément grammatical ne commence qu'aux mots : nn£!£ nin ^N f-rbitf£ (fol. 79 fc, ligne 10). S'il y avait un individu humain, dit l'auteur, qui possédât toutes les qualités qui vont être énumérées, cet individu, entraîné par l'action de sa faculté imaginative parfaite et appelant par sa perfection spéculative l'inspiration de l'intellect actif, percevrait indubitablement des choses divines, extraordinaires, etc. (ci-après, p. 286). — Il était d'autant plus nécessaire, pour la clarté, de couper celte période, que l'auteur lui-même en a perdu le fil et s'est interrompu par une petite digression sur un passage de Y Éthique d'Aristote.
(v2) C'est-à-dire, de manière que toutes les facultés qu'il possède en puissance pussent se développer et passer à la réalité ou à Y acte.
sédât une intelligence humaine toute parfaite et des mœurs humaines pures et égales (f); que tous ses désirs se portassent sur la science des mystères de cet univers et sur la connaissance de leurs causes; que sa pensée se portât toujours sur les choses noblés; qu'il ne se préoccupât que de la connaissance de Dieu, de la contemplation de ses œuvres et de ce qu'il faut croire à cet égard ; et enfin, que sa pensée et son désir fussent dégagés des choses animales (2), telles que la recherche des jouissances que procurent le manger, le boire, la cohabitation, et, en général, le sens du toucher, sens dont Aristote a expressément dit, dans Y Éthique, qu'il est une honte pour nous (3). — [Et que c'est bien ce qu'il a dit ! et combien il est vrai qu'il (ce sens) est une honte pour nous ! car nous ne le possédons qu'en tant que nous sommes des animaux, comme les autres bêtes brutes, et il ne renferme rien qui s'applique à l'idée de Yhumanité. Quant aux autres jouissances sensuelles, telles que celles de l'odorat, de l'ouïe et de la vue, bien qu'elles soient corporelles, il s'y trouve parfois un plaisir pour l'homme en tant qu'homme, comme l'a exposé Aristote. Nous avons été entraîné ici à parler de ce qui n'est pas dans notre but (actuel), mais cela était nécessaire; car trop souvent les pensées des savants distingués se préoccupent des plaisirs du sens en question et les désirent, et néanmoins ils s'étonnent de ne pas être prophètes (4), puisque, (disent-ils) la prophétie est quelque chose qui est dans la nature (de l'homme).]
(t) 11 faut se rappeler que, selon Aristote, la vertu consiste à éviter les extrêmes et à savoir tenir dans nos penchants un juste milieu raisonnable, également éloigné du trop et du trop peu. Voy. Éthique à Nicomaque., liv. II, chap. 5 et 6.
(2) Mot à mot : que sa pensée fût oisive et son désir inoccupé à l'égard des choses animales.
(3) Voy. Éthique à Nicomaque, liv. III, chap. 13, où Aristote dit, en parlant du sens du toucher : Kcù §ô£sisv àv âr/aiw? sttovcISlgtoç slvat,
OTt où^ ^ àv0pw77ot sguvj vTzoïpyîL , àXX ^ Çwa.
(4) Les mss. ont généralement la forme vulgaire fcODJrV, quelques-
uns "p^jrP ; nous avons écrit plus correctement *1N31T.
— Il faudrait aussi que la pensée et le désir de cet individu fussent dégagés des ambitions vaines t1), je veux parler du désir de dominer ou d'être exalté par les gens du peuple et de se concilier leurs hommages et leur obéissance sans aucun autre but &) [car on doit plutôt considérer tous les hommes selon leurs positions <3), par rapport auxquelles ils sont assurément semblables, les uns aux bêtes domestiques, les autres aux bêtes féroces, sur qui l'homme parfait et solitaire W ne porte sa pensée , — si toutefois il y pense, — que pour se préserver du mal quelles peuvent lui faire, si par hasard il a affaire à elles, ou pour tirer profit des avantages qu'elles peuvent offrir, quand il s'y trouve réduit pour un besoin quelconque]. —Si donc, dans un individu tel que nous venons de le décrire, la faculté imaginative aussi parfaite que possible était en pleine activité, et que l'intellect (actif) s'épanchât sur elle en raison de la perfection spéculative de l'individu , celui-ci ne percevrait indubitablement que des choses divines fort extraordinaires, ne verrait que Dieu et ses
(1) Littéralement: non vraies, ou non réelles; c'est-à-dire, des ambitions qui se portent sur des choses vaines, dénuées de toute véritable valeur.
(2) Littéralement : uniquement pour cela, c'est-à-dire pour le seul plaisir de recevoir des hommages et d'être respecté et obéi. Selon Abravanel (/. c, fol. 38 a), l'auteur ferait allusion aux vues ambitieuses du prophète Mohammed.
(3) Nous considérons cette phrase comme une parenthèse, par laquelle l'auteur s'explique plus clairement sur ce qu'il a voulu indiquer par les mots uniquement pour cela; il dit donc que le véritable sage, loin de chercher une puérile satisfaction dans les vains hommages de la foule, ne doit l'aire cas du respect et de la soumission que les hommes peuvent lui témoigner, qu'autant que ceux-ci se trouvent en position de lui être utiles ou de lui nuire.
(4) Il me semble que par solitaire l'auteur entend ici le sage, qui s'isole de la société des hommes, afin de se trouver hors des atteintes de leurs vices et de ne pas être troublé dans ses méditations ; c'est le sage dont parle Ibn-Bâdja dans son traité du Régime du solitaire. Voy. mes Mélanges de philosophie juive et arabe, p. 388 et suiv.
anges , et la science qu'il acquerrait n'aurait pour objet que des opinions vraies et des règles de conduite embrassant les bonnes relations des hommes les uns avec les autres.
On sait que, dans les trois choses que nous avons posées pour conditions, à savoir, la perfection de la faculté rationnelle au moyen de l'étude, celle de la faculté imaginative dans sa formation (primitive), et celle des mœurs (qui s'obtient) lorsqu'on dégage sa pensée de tous les plaisirs corporels et qu'on fait taire le désir de toute espèce de sottes et pernicieuses grandeurs, (que dans ces trois choses , dis-je) les hommes parfaits ont une grande supériorité les uns sur les autres , et c'est en raison de la supériorité dans chacune de ces trois choses que tous les prophètes sont supérieurs en rang les uns aux autres.
Tu sais que toute faculté corporelle, tantôt s'émousse, s'affaiblit et se détériore, et tantôt se corrobore. Or, cette faculté imaginative est indubitablement une faculté corporelle ; c'est pourquoi tu trouveras que les prophètes, pendant la tristesse, la colère et autres (sentiments) semblables, cessent de prophétiser. Tu sais que les docteurs disent que « la prophétie n'arrive ni pendant la tristesse, ni pendant l'abattement (*) » ; que notre patriarche Jacob n'eut point de révélation pendant les jours de son deuil, parce que sa faculté imaginative était occupée de la perte de Joseph C*), et que Moïse n'eut pas de révélation, comme auparavant, depuis le malheureux événement (3) des explorateurs et jusqu'à ce que la génération du désert eût péri tout entière W,
(1) Voy. Talmud de Babylone, traité Schabbath, fol. 30 b.
(2) Voy. Pirké Rabbi Eli'ézer, chap. XXXVIII, et cf. Maïmonide, Huit chapitres, ou Introduction au traité Aboth, chap. VII.
(3) HSIJ (&>0 signifie un accident malheureux. La traduction d'Ibn- Tibbon, qui a nilbn, murmure, n'est pas exacte. Al-'Harîzi traduit : D^JIJûn nNlDJ "inN (après la prophétie des explorateurs), ce qui est un non-sens; au lieu de n2)ï, il a lu fifàJi leçon qu'a en effet le ms. de Leyde, n° 18.
(4) Voy. Talmud de Babylone, traité Ta'aniih, loi. 30 b.
parce qu'il était accablé par l'énormité de leur crime [quoique, du reste, la faculté imaginative n'entrât pour rien dans sa prophétie et que Y intellect {actif) s'épanchât sur lui sans l'intermédiaire de cette faculté (*) ; car, comme nous l'avons dit plusieurs fois, il ne prophétisait pas, comme les autres prophètes, par des paraboles (2), chose qui sera encore exposée ailleurs et qui n'est pas le but de ce chapitre]. De même, tu trouveras que certains prophètes, après avoir prophétisé pendant un certain temps, furent dépouillés de la prophétie, qui, à cause d'un accident survenu, ne pouvait se continuer (3). C'est là, indubitablement, la cause essentielle et immédiate pour laquelle la prophétie a cessé au temps de la captivité; peut-il exister pour un homme, dans une circonstance quelconque, un motif plus grave (Y abattement ou de tristesse (4>, que d être esclave, propriété (d'un autre) et
(1) L'auteur, après avoir allégué incidemment l'exemple de Moïse, qui confirme, en thèse générale, la sentence des docteurs qu'il vient de citer, a jugé nécessaire d'ajouter que cet exemple ne s'applique pas, comme celui de Jacob, à la réflexion qu'il vient de faire sur la matérialité de la faculté imaginative, puisque celle-ci n'entrait pour rien dans la prophétie de Moïse. Selon Éphôdi, l'auteur aurait voulu faire entendre ici, sans oser le dire clairement, que Moïse lui-même avait besoin, jusqu'à un certain point, de la faculté imaginative, pour prédire l'avenir. Abravanel (/. c, fol. 35 a) considère cette opinion d'Éphôdi comme une véritable hérésie.
(2) Voy. les passages indiqués plus haut, p. 277, note 2.
(3) Littéralement: et cela ne pouvait se continuer; le mot lS% ce^a> cette chose, se rapporte à la prophétie. Al-'Harîzi traduit littéralement : XTft HT! ttb rïîV, Ibn-Tibbon : Dî"6 nTEnn «bl» et elle ne se continua pas pour eux.
(A) Littéralement : quel abattement ou {quelle) tristesse peut-il exister pour un homme, dans une circonstance quelconque (qui soit) plus grave etc. — Ibn-Tibbon a rendu ce passage inexactement, en se méprenant sur le sens du mot ^, qu'il a prononcé <^ï , et qu'il a rendu par "lEl^O, à savoir, tandis qu'il faut prononcer ^i ; cette erreur l'a engagé à ajouter un •) conjonctif au mot TJ'N et à traduire pm "1TYP1. Le seul ms. de Leyde, n° 18, a la leçon "UPNli qui peut bien n'être qu'une prétendue
soumis à des hommes ignorants et impies qui joignent l'absence de la véritable raison à la plénitude des concupiscences animales , et de ne rien pouvoir contre cela C1)? C'est là ce dont nous avons été menacés, et c'est ce qu'on a voulu dire par ces mots : Ils erreront pour chercher la parole de l'Eternel, et ils ne la trouveront pas (Amos, VIII, 12); et on a dit encore : Son roi et ses princes sont parmi les nations, sans loi; même ses prophètes n'ont pas trouvé de vision de la part de l Éternel (Lament. , II, 9). Cela est vrai, et la raison en est manifeste; car 'l'instrumenta cessé de fonctionner ^\ C'est pour cette môme raison aussi que la prophétie nous reviendra à l'époque du Messie [puisse-t-il bientôt se révéler !], comme on nous Ta promis.