PRÉFACE. IX
éloignée de toute exagération et de toute défectuosité. L'auteur expose à quels'signes on reconnaît le vrai prophète; il caractérise l'inspiration prophétique et ses différents degrés, par lesquels les prophètes sont supérieurs les uns aux autres, quoiqu'ils ne soient inspirés tous que dans le songe ou dans la vision, c'est-à-dire dans un état où la faculté imaginative prédomine sur toutes les autres facultés. Il parle ensuite de la forme extérieure sous laquelle les prophéties sont présentées, et notamment des visions paraboliques , ainsi que des hyperboles et des métaphores dont se servent les écrivains sacrés.
Tels sont les sujets traités dans cette IIe partie, où l'auteur cherche à établir sur une base philosophique les neuf premiers des treize articles de foi qu'il avait énumérés dans son Commentaire sur la Mischnâ. Les questions importantes de l'origine du mal, de la Providence et du libre arbitre, ainsi que plusieurs autres questions qui intéressent particulièrement la théologie juive, sont réservées pour la troisième et dernière partie.
Pour la publication du texte arabe de ce volume, je me suis servi : \° des deux manuscrits de la bibliothèque de Leyde ; 2° d'un manuscrit ancien de la IIe partie, qui était en la possession du révérend William Cureton , et que je dois à la libéralité de cet illustre orientaliste ; 3° d'un manuscrit de la bibliothèque impériale de Paris (ancien fonds hébreu , n° 237 ) , qui renferme la seconde moitié de la IIe partie du chapitre XXV, jusqu'à la fin; 4° d'un autre manuscrit de la même bibliothèque (Supplément hébreu, n° 63), qui renferme plusieurs chapitres du commencement et de la fin de cette même partie ; 5° de la copie incomplète écrite sur les marges d'un exemplaire imprimé de la version d'Ibn-Tibbon, dont j'ai parlé dans la préface du t. Ier (p. iij) et qui m'a fourni le texte arabe jusqu'au chapitre XXVIII inclusivement. Pour tous les passages qui offrent quelque difficulté, les mss. de la Bibliothèque Bodleyenne ont été consultés.
La traduction et les notes ont été continuées sur le plan que j'ai exposé dans la préface du tome I. Sur des observations qui m'ont