FIN DE LA DEUXIEME PARTIE DU GUIDE DES ÉGARÉS
Page 32, avant-dernière ligne : « Et elle se divisera par la division du corps, etc.» Littéralement: elle se divisera donc par sa division (c'est-à-dire, par la division du corps). Ibn-Tibbon traduit : lpbnrQ pbnrw "IPUS, «puisqu'elle se divise par sa division.» C'est probablement à dessein que le traducteur s'est permis celte légère modification, afin de faire sentir que la divisibilité de la force est une condition essentielle pour l'application de la douzième proposition; voir la note 2. Ibn-Falaquéra Qloré ha-Moré, p. 74) a reproduit la leçon d'Ibn-Tibbon; Al-'Harîzi traduit dans le même sens : 'in np^m NT! "O-
Page 48, ligne 9 : « Les théories. » Littéralement : les opinions. Ibn- Tibbon a n]H, au singulier, tandis que tous nos mss. arabes ont frnN , au pluriel.
Page 51, ligne 13 : « Aux énoncés. » Les éditions de la version d'Ibn- Tibbon portent ^"n^j ; mais ce n'est là qu'une faute d'impression, car les mss. ont n2"l^.
Page 60, note 3. Cf. l'analyse de la Métaphysique d'Ibn-Sînâ par Schahrestâni , p. 394, où il est dit que celui dont l'âme est arrivée au plus haut degré de perfection, qui est celui de la prophétie, entend la voix de Dieu et voit les anges qui approchent de lui : *M r»^ J-*^ (^oyiii Aa5o^ <sj?.}. Cependant, l'emploi de l'expression en question remonte plus haut chez les auteurs juifs, et elle paraît avoir été empruntée par eux aux Molécallemîn musulmans ; elle se trouve déjà dans le commentaire de R. Saadia sur le livre de Job, chap. IV; au verset 7, où. Saadia résume tout le discours d'Éliphaz, on lit ces mots : JQ HifcÔ
pi!P r\)bxn trisNn nVip nïh -pi jo bny« na« pan j« ïwrote ^»*r xb vayn jn rtfnpa impo^N iï^N^D^N xbï «b,
«... car il est inadmissible que tu sois plus juste que ton Seigneur; et « c'est là ce qu'il dit : L'homme peut-il être plus juste que Dieu ? Non , pas « même les anges qui approchent, comme il est dit : Il na pas confiance en « ceux qui rapprochent. » Saadia traduit Viny (v. 18) par ÎTDIpD. — Ce passage m'a été communiqué par M. B. Goldberg, qui a copié le commentaire de Saadia sur le ms. de la bibliothèque Bodléienne.
Page 62, lignes 4 et 5 : «Qu'elles conçoivent et perçoivent Dieu, et qu'elles perçoivent aussi leurs principes. » Dans presque toutes les éditions de la version d'Ibn-Tibbon, il manque ici les deux mots: Dî^n ÎWI ; l'édition princeps porte , conformément au texte arabe :
Dïrrobnnn wn own "imam rw.
Page 65, ligne 10 : « Par la force qui de la sphère céleste découle sur lui.» Le texte porte "Hpb&O, au pluriel; il faut donc traduire: «Par les forces qui de la sphère céleste découlent sur lui. »
Page 75, avant-dernière ligne: «Et qui n'ont pas la conscience de leur action. » La version d'Ibn-Tibbon a le pluriel DîTmblJJÔ » leurs actions/ Al-'Harîzi a, conformément au texte arabe, DnbiyS, au singulier.
Page 87, ligne 2 : « La sphère des étoiles fixes. » Les éditions de la vers. d'Ibn-Tibbon portent: DHOïyn D^^Dn "lNttf ; il faut effacer le mot iNty , qui ne se trouve pas dans les mss. de cette version.
Page 96, ligne 1 : «Pour que la chose elle-même soit parfaite. » Ibn- Tibbon et Ibn-Falaquéra (J/oré Jia-AIoré, p.92)ont: IQîy; D^tt^tP VOJ3» de même Al-'Harîzi : lûtfj; D^lî^tP }*JJJ2. Ces traducteurs ont considéré bû3^ comme un verbe transitif (jC$o) ; mais il me semble qu'il vaut mieux le considérer comme un verbe de la Ire forme et prononcer cMo. — Dans la version d'Ibn-Tibbon, il faudrait ajouter, après Ninn mû^^n, le mot n, qu'ont Al-'Harîzi et Ibn-Falaquéra , et qui correspond au mot rPS du texte arabe.
Page 99, ligne 13 : «Au moyen d'une force qui se répand de lui », c'est-à-dire de l'aimant. Ibn-Tibbon, en traduisant les mots arabes njft iTOJn nipl, a écrit par distraction en confondant les genres, 1JDD ITSnn I"Û2 , au lieu de H2DD "lîfîrv POn ; cependant quelques mss. ont H3DD. Al-'Harîzi a fait la même faute ; il traduit : pNH pï
ton can n^n pirro bnsn litron ab Dt^no n«ip:n n^Ni^n
Ibid., ligne 20 : « Celle-ci ne peut plus se fondre par elle », c'est-à-dire par la chaleur du feu. Ibn-Tibbon a : nJOÛ "|nn tfb; il faut lire, selon les mss., TOD, le pronom se rapportant à Dll"!-
Page 103, ligne 6 : «Tout vice rationnel ou moral.» Ibn-Tibbon a: rVHDS IN "13*12 ]11Dn bï- H faut se rappeler que les traducteurs hébreux emploient le mot -m dans le sens du mot arabe ($Ja3, raison. Ibn-Falaquéra (l. c, p. 94) traduit: v^i 1K ^2W pion fe«
Page 122, ligne 8 : «Ses règles. » Les éditions de la version d'Ibn- Tibboaont VinO"), ce qui n'est qu'une faute typographique pour iniDV
Page 12b, avant-dernière ligne : « Comme par exemple la question. » t. n. 24
Les éditions de la version d'Ibn-Tibbon portent IJIÛNO, faute qui rend tout ce passage inintelligible; il faut lire "iriDNED, comme ont les mss.
Page 128, ligne 17 : «Ce qu'on a cherché à prouver. » Les éditions de la version d'Ibn-Tibbon ont généralement: mon T>by ntPJtf "WK3; il faut lire WNn (avec bêth).
Page 137, ligne 7 : «Qui l'a créé. » La plupart des éditions hébraïques portent mnn, ou ITWîî il faut lire : invn (c'est-à-dire : inin), comme a l'édition princeps.
Page 140, ligne 4 : «Nous n'en avons pas conclu. » Les éditions de 1 a version d'Ibn-Tibbon portent : l^TIN N^li il faut lire: Ul^n, comme ont les mss.
Page 146, ligne 10 : «Je veuille prendre à tâche. » Dans les éditions de la version d'Ibn-Tibbon, le mot ty, après DlûyNtP, est une faute d'impression pour ^y.
Page 149, ligne 3 : «Par ces mélanges divers, elle (la matière) acquiert des dispositions diverses, etc.» Ibn-Tibbon a : DH2 YTV\ '"Dl D^TIûn lbN3; c'est par erreur, il me semble, qu' Ibn-Tibbon a encore ici mis le pluriel (cf. p. 148, note 2). Je crois qu'il fallait traduire tout ce passage ainsi: D^SbnnDH D^TDH lbN2 (i. e. ICTO) M W!
pio rrrp m Dnn nmsai nisbnno nrox tapb môbnno rïaan
ITnnN nmii bîpb- Le mot nillWI se trouve dans les mss.; la leçon JïfïtëïT) i qu'ont les éditions, a encore augmenté la confusion, de sorte que ce passage est entièrement inintelligible dans la version d'Ibn-Tibbon. La confusion est encore plus grande dans la version d'Al-'Harîzi, qui porte :
rosbnno (i. nwn) rmian D^nnon d^dooh nba dto ittrjn min« nms tapb rrom
Page 150, notes 1 et 2. Cf. aussi le t. I, chap. LXXVI, p. 454.
Page 159, ligne 20: «D'autre cause déterminante.» Ibn-Tibbon a: rnnVQ ï"DD, cause déterminée ou particulière; de même Al-'Harîzi : rtoaiO nnD, et Ibn-Falaquéra (/. c, p. 102) nbJïDO î"DD. Ces traducteurs ont prononcé dans le texte arabe (fol. 43 a, avant-dernière ligne) le participe NSÊtfiO à la forme passive (La^i-x^) , tandis que le sens exige la forme active (Uais^). D'ailleurs, si l'auteur avait voulu exprimer le sens donné par les traducteurs , il aurait plutôt employé le
participe passif de la Ire forme (\toyas"). Il faut donc, dans la version d'Ibn-Tibbon, corriger miTPE en mjTJD, et c'est en effet ce qu'a fait Abravanel dans son commentaire sur ce passage (Schamaï7n %adasch(m% p. 9).
Page 161, ligne 22 : « Et les mouvements de leurs spbères diverses.»
ADDITIONS ET RECTIFICATIONS. 37t
Ibn-Tibbon traduit : niÊ^nnon CH^J^ myiam , et les mouvements divers de leurs sphères, ce qui en effet est plus conforme à l'expression qu'on trouve plus loin , ligne 29 : « La variété des mouvements des sphères. » La version d'Al-'Harîzi porte : D^Sbnnûn DïT^bj myïjm, et les mouvements de leurs sphères diverses. Les mots arabes Nï"DNbfîN nfcOirn fiôbrOO^N sont ambigus et admettent les deux manières de traduire. Le sens n'y est point intéressé; de toutes les manières, l'auteur veut parler des divers mouvements qu'ont les différentes sphères, car une seule et même sphère n'a qu'un seul mouvement.
Page 168, avant-dernière ligne : « Ou préférant. » Il faut ajouter dans la version d'Ibn-Tibbon les mots irTD IX, qui manquent dans les éditions, mais qui se trouvent dans les mss.
Page 172, ligne 7 : Produire les preuves qui me font donner la pré- « férence , etc. » Littéralement : mentionner mes preuves et ma préférence pour {cette thèse) que le monde a été créé, conformément cl notre opinion. Les mots Nr&O ^y ont été omis dans notre traduction.
Page 175, ligne 11 : «Il nous faudrait nécessairement supposer dans cette intelligence composée une cause également composée de deux parties, dont l'une etc. » Littéralement : il nous faudrait nécessairement , pour ce composé, une cause composée, {de sorte) que d'une partie d'elle pût résulter le corps de la sphère, et de son autre partie, le corps de l'astre.
Page 179, note 1. Le verbe v^ signifie parer un coup, protéger, défendre. Les mots Nnsy Si^tf TT ont été paraphrasés par Ibn-Tibbon , selon le sens indiqué dans la lettre de Maïmonide : ora p^mnb H1TP D'IDEE irfiD bï- Al-'Harîzi et Ibn-Falaquéra (More ha-Moré, p. 106) traduisent plus simplement : D*iy3 pT]b Ï13ÊT.
Page 189, note 3. Sur ce que R. Lévi ben-Gerson entend par l'expression nilûnn nTÛtP, cf. le même ouvrage, liv.VI, Ire partie, à la fin du chap. 17.
Page 190, ligne 13 : « En considérant ce que nous avons présenté ici comme des choses obtenues par artifice, etc.» Plus littéralement : en considérant ce que nous avons présenté ici comme il considérerait ce qui fait partie des choses obtenues par artifice, etc. Dans la version d'Ibn-Tibbon, il faut entendre le mot libî^Qn dans le sens de présenter qu'a ici le verbe arabe N2^nE > et au lieu de ITpyn (ou WJJD) , il faut lire ïJVJja (avec câph) ; Al-'Harîzi a : wy 103.
Page 194, ligne 18 : « Où il a été placé. » Le verbe arabe &». signifie proprement déposer, faire descendre d'un lieu supérieur, et comme verbe neutre, descendre. Ibn-Tibbon l'a pris dans ce dernier sens , et a traduit : 13 *1T ¥K.
Page 204, ligne 16: «Doive nécessairement détruire cette chose.» Ibn-Tibbon a considéré lOS"1 comme verbe neutre (*x**ju), et a traduit : rrDrQ ^inn N^OTl IDS^. Il est plus naturel de prononcer ici «x*Ju comme verbe actif, et de le traduire en hébreu par TDÔV
Page 221, ligne 16 : « Et non pas sur notre combat. » Ibn-Tibbon a 133"in» notre épêe, confondant le mot arabe S^-5*- avec le mot hébreu 3in î Al-'Harîzi dit plus exactement : urenblû-
Page 222, ligne 19 : « Dans cet état altéré. » Les éditions delà version d'Ibn-Tibbon ont: OTin *wn bit", au lieu de ^, il faut lire ty, comme l'ont les mss.
Page 225, ligne 5 : « Qu'il a été mis, etc. » Les éditions de la version d'Ibn-Tibbon ont ici : DC KITO» ce qui n'est qu'une faute d'impression, pour Disons, leçon qu'ont les mss.
Page 232, ligne 14 : «Ni sphère qui tournât.» Ibn-Tibbon a: *Tpft bïbïi expression ambiguë, qui peut aussi se traduire par sphère environnante; il fallait dire : ^O b^-
Page 237, ligne 6 : «On les a énumérés (les éléments) selon leurs positions naturelles, etc. » L'auteur veut dire que la position relative des éléments les uns à l'égard des autres résulte clairement du verset 2 , quoiqu'ils ne soient pas mentionnés ici dans Y ordre de leurs positions; après avoir d'abord mentionné la terre, l'Écriture indique clairement, comme le montre l'auteur, que l'eau se trouve au-dessous de l'air et celui-ci au-dessous du feu.
Page 243, note 4, ligne 3 : « Sur elle. » Dans les éditions de la version d'ïbn-Tibbon, DÏTbjJ est une faute typographique; les mss. ont n^y, et de môme Al-'Harîzi.
Page 264, ligne 1 : «Tout animé qu'il était du désir de devenir prophète.» Au lieu de désir, Ibn-Tibbon met espoir, fcoannb Fllpû rPïTI ; de même Al-'Harîzi : joarw mpQ rpffi. Mais l'expression a**ju v*loi signifie littéralement : cupidam effecit animant suant.
Page 275, ligne 8 : «Qu'il y aurait parmi eux un prophète.» Ibn- Tibbon : Dnb fcP23 DWPi qu'il leur susciterait un prophète, ce qui correspond à la leçon du ms. de Leyde, n° 18 : DITS f)j}2^ NS3J ]N- Al- 'Harîzi n'a pas rendu le verbe dont il s'agit; il traduit : DHD K'23 *3
Page 279, ligne 3 : « N'étaient connus que de quelques personnes. » Le texte porte dn^N » nariN Km (J*£l) "OSRi quelques personne
(seulement) en étaient informées. lbn-Tibbon traduit : D^TIT DÎ"Q TTjn DIX \Dft , ce qui n'est pas bien clair, et doit être entendu dans ce sens : on ne les annonçait qu'à quelques personnes. Al-'Harîzi s'exprime avec plus de clarté : D"tN ^SO DnTPb DniN VTOT.
Page 284, ligne 3. Après les mots «sont renfermés tous les degrés de la prophétie », il faut ajouter : « comme on l'exposera ».
Ibid., ligne 12 : «Aucun des hommes de bon sens»; littéralement: aucun de ceux qui sont parfaits en sens naturel. Ibn-Tibbon paraphrase ici le mot arabe IDÊ^N par DlfrO nynDlEH njnn. Al-'Harîzi traduit:
Djmi orwûa D^trn p.
Page 287, dernière ligne: «La génération du désert.» La version d'Ibn-Tibbon ajoute les mots riDn^DH "TON, les gens de guerre, qui ne se trouvent dans aucun de nos mss. arabes, ni dans la version d' Al-'Harîzi.
Page 291, note 2. La leçon que nous avons adoptée dans le texte est évidemment préférable. Les mots D^ÛNi:^ NTJ?^N1 pûb^ ]"n5"IDb« ne désignent qu'une seule et même classe d'hommes et signifient littéralement : ceux qui régissent les États et posent les lois. 11 peut paraître étrange que l'auteur place les législateurs à côté des devins et les compte au nombre de ceux chez lesquels l'imagination domine sur la raison. Mais on voit plus loin (chap. XL, p. 310-311) que l'auteur ne veut pas parler ici des législations purement politiques et qui, comme il le dit lui-même, sont l'œuvre de la réflexion; il n'a en vue que ceux des anciens législateurs qui se croyaient inspirés, se prétendaient prophètes, et présentaient leurs lois comme dictées par une divinité, ainsi que le faisaient en général les anciens législateurs de l'Orient. L'auteur essaye (l. c.) de caractériser la différence qu'il y a entre ces lois purement humaines et les lois véritablement divines proclamées par les prophètes hébreux.
Ibid., dernière ligne : « Ils se complaisent donc beaucoup, etc. » lbn- Tibbon : "ino in^£V), ils s'étonnent beaucoup; mais si le verbe arabe l'QJjn avait ici le sens de s étonner, il serait suivi de NOD, et non pas de Non. Ibn-Tibbon , qui a également HQ2 , a peut-être employé le verbe IN^I dans le sens de se complaire que nous donnons ici au verbe arabe. Quant au mot nOTEin, il y manque le préfixe d; les mss. ont nOTDinD. Al-'Harîzi a mieux rendu ce passage : -|NE DÎTES IpTV)
Page 303, ligne 20 : «Si par exemple une complexion égale est ce qu'il y a de plus égal possible, etc. » Littéralement: comme (p. ex.) la complexion égale, qui serait ce quil y a déplus égal possible, etc. Les éditions
de la version d'Ibn-Tibbon ont généralement ïTRPn 3ID3 ; il faut lire mi^n 3TE3 (avec câpli), comme l'ont les mss. et l'édition pr inceps.
Page 312, ligne 7 : « Qui en dérive. » Littéralement : qui en est, c'est-àdire qui fait partie du sens du toucher. La version d'Ibn-Tibbon porte : DHÛ bwfiTI D1ND plP Wï ; dans le texte arabe, le suffixe féminin de NH3E se rapporte à jïDWlbNî le sens, de sorte qu'en hébreu il faudrait dire liDft , se rapportant à t^nn ; et l'on ne voit pas à quoi se rapporterait le pluriel DHD, qui se trouve aussi dans les mss. de la version d'Ibn-Tibbon. Al-'Harîzi, qui a simplement blVfàn rpatû pB? by\ » n'a pas rendu le mot NrUÛ-
Page 317, ligne 3 : «Au moyen de ce qu'on voit dans un songe. » Ibn-Tibbon: nW DïbrQ; Al-'Harîzi a plus exactement: Dlbnn nfcOE^.
Page 319, ligne 13 : «Tantôt le prophète voit Dieu. » Le sens est : il croit voir, ou il lui semble voir» Voy. p. 330, note 1.
Page 322, ligne 6 : «Au sujet de ces paroles (du livre) de Josué. » Ibn-Tibbon traduit, d'après le sens : ytnîT n&riJ03i au sujet de la vision de Josué.
Page 324, ligne 10 : «C'est que parfois (le prophète) voit, etc. » Le mot parfois, que nous avons cru devoir ajouter ici, est pris dans la conjonction Tpfî, qui suit (mt!" "ipfi)i et qu'Ibn-Tibbon a rendue par un simple •) copulatif (lîmfî*)).
Page 330, ligne 6 : «Parfois il croit voir Dieu qui lui parle dans une vision prophétique. » Il faut traduire plus exactement : «Parfois il croit voir, dans une vision prophétique, Dieu qui lui parle. »
Page 332, ligne 5 : « Dans un moment d'inspiration. » Littéralement: dans Xétal de l'inspiration; les mots HNI^jn pJJD H11'3 ^a version d'Ibn- Tibbon ne rendent pas exactement le sens. Al-'Harîzi a nN13Jn ^112 , ce qui n'est pas plus exact.
Page 340, ligne 20 : «N'appellent nullement un songe celui dans lequel la prophétie leur est arrivée. » Littéralement: n appellent cela en aucune façon un songe, après que la prophétie leur est arrivée dans un songe.
Page 352, note 3. Dans un ms. de la version d'Ibn-Tibbon nous trouvons : ty&n DNÊI jpt nNfî by pttb W b]ï IPITI. I es variantes qu'offrent dans ce passage certains mss. de la version d'Ibn-Tibbon ne paraissent avoir pour but que de justifier les deux transgressions; car, d'après les décisions des talmudistes et de Maïmonide lui-même, les deux passages du Lévitique (XIX, 27, et XXI, 5) ne font que se compléter mutuellement, et le prêtre, comme le simple israélite, ne se rend coupable que d'une seule transgression pour chaque coin de chevelure ou
de barbe qu'il aurait coupé. La variante que nous venons de citer ne lève point la difficulté; car on ne voit toujours pas pourquoi l'auteur parle de la qualité de prêtre qu'avait Ézéchiel, puisque, d'après les talmudistes, elle n'aurait rien ajouté à sa culpabilité, dût-on même en faire un grand prêtre (b)~\l ?HD), comme dit, par erreur, la version d'Ibn-Tïbbon. — Ayant eu l'occasion de parler de cette difficulté à M. Klein, grand rabbin de Colmar, ce savant talmudiste m'a communiqué la note suivante :
« Ce passage paraît être en contradiction formelle avec le principe établi par Maïmonide dans le rV)!ÊOn "l£D, n° 170 :
Dirfcon nmp împ^ xb mpûpi intnœ mnmn lûaya pn moi D3vm n**s ï£ppn xb ienï bbm bmari bD itnp naa piNb 'a ib»i D^rrnb owaa Asaa d^ini œsab 8r«n ay?y p nmp îown nVi mso 'an rrtw ^©wa tinsbo noo rpDa -iNnnn^ ioa laV Ttn ni^D bna pn D^irnb vm nVi D^nab Dnnvo p^b vn i^ni baotîn Nintr "^D rrppte '3 3"n ]no niryo ban jna nvi paya ïe^ torwn -inuo nna mpbo baN p pyn pai pa Ninœ n^ûi
• nr pm îDipon -iNnnntr
De même, n° 171, il dit :
D^rnb D^nan it mnm nbfî^i tswn nmp rwybD UTnrn on:o nnb no by nmpn w«i ijn? rfaw ^ b^ • '"Dï ntn pn nnN Hipte'nmpi nmp te by npib bmeH i« pa n^n p npib ♦ ir rose p D^irnb an d:sn inbr Nb D^pr nasi o^naa tes pi
D'ailleurs, ni dans le Talmud, ni dans les casuistes, ni dans les autres ouvrages de Maïmonide, nous ne trouvons que pour ces transgressions le jna s'expose à une flagellation de plus que le btfW» comme il paraît résulter du passage qui nous occupe. Pour mettre Maïmonide d'accord avec lui-même, nous croyons que ce passage peut s'expliquer de la manière suivante :
Après avoir parlé des actes de folie et des puérilités que Dieu aurait fait commettre au prophète, il dit: Ajoutons encore que Dieu, en lui ordonnant de se raser les coins de la tête et de la barbe, lui aurait fait commettre une désobéissance grave. D'abord, parce qu'il était Cohen (prêtre) ; or, Maïmonide, dans le Yad 'hazakâ, traité de l'idolâtrie, ch. XII, et dans le More, IIIe partie, chap. XXXVII, dit que le motif de la défense de se raser les coins de la tête et de la barbe , c'est de ne pas imiter les prêtres idolâtres; dès lors, commander une telle transgression à un prêtre a plus de gravité que de la commander à un laïque. Puis, comme il y a transgression pour .chaque coin de la tête et pour chaque coin de la barbe, Dieu, en ordonnant au prophète de se raser la tête et la barbe,
Ûib ADDITIONS ET RECTIFICATIONS.
lui aurait l'ait commettre simultanément une double transgression pour chaque coin de la tête et de la barbe. »
Cette note ne fait que me confirmer dans la pensée que Maïmonide raisonne ici simplement sur le texte du Pentateuque , sans se préoccuper des décisions rabbiniques qu'il admet lui-même dans ses ouvrages talmudiques. On trouvera un cas analogue, au ch. xlviii de la IIIe partie, dans ce que l'auteur dit au sujet de l'enlèvement des nids d'oiseaux. Seulement ce qui frappe ici le lecteur, c'est que le texte arabe lui-même a les mots é\s\ p^ *}& ^jy\ en hébreu, ce qui paraît indiquer une citation talmudique.
Page 360, ligne 1 1 : « Sépare et distingue. » Ibn-Tibbon n'a pas rendu lemot^nrDl; Al-'Harîzi traduit : DTOm *]bOM Dninn binm.