‹ Le guide des égarés;Chapitre 16 sur 93 · TROISIÈME PARTIE. — OBSERVATION PRÉLIMINAIRE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. — OBSERVATION PRÉLIMINAIRE

et une opinion (personnelle) (*). Je n'ai point eu là-dessus de révélation divine qui m'ait fait savoir que ce soit là réellement ce qu'on a voulu dire, et je n'ai pas non plus appris <*> d'un maître ce que j'en pense; mais ce sont les textes des livres prophétiques et des discours des docteurs, ainsi que ces propositions spéculatives que je possède, qui m'ont induit à croire que la chose est indubitablement ainsi. Cependant, il est possible qu'il en soit autrement et qu'on ait voulu dire tout autre chose.

Dirigé par une pensée droite et par le secours divin, j'ai pris à cet égard le parti dont je vais parler : je le donnerai sur les paroles d'Ëzéchiel une explication qui, entendue par le premier venu, pourra lui paraître ne rien ajouter à ce qu'exprime le texte, comme si je ne faisais que traduire des mots d'une langue dans une autre, ou résumer le sens littéral du discours ; mais si elle est examinée avec un soin parfait par celui pour qui ce traité a été composé et qui en a bien compris chaque chapitre, loute la chose sera claire pour lui, comme elle est claire et manifeste pour moi, de sorte que rien n'y sera plus un mystère pour lui. C'est là tout ce qu'il a été possible de faire pour être utile à chacun, tout en s'abslenant d'enseigner clairement, et comme il le faudrait, quoi que ce soit de ce sujet.

Après cette observation préliminaire, applique bien ton esprit aux chapitres qui vont traiter de ce sujet noble, sublime et grand, qui est un pieu auquel tout est suspendu et une colonne sur laquelle tout est appuyé

(1) Les mots irX\ Din N"ï sont rendus dans la version d'Ibn-Tibbon par fc02D ; Ibn-Falaquéra fait observer qu'il serait plus exact de traduire : lytTOl "IDiy b]?2- Voy. l'Appendice du Moré ha-Moré, p. 156, la note relative au ebap. xlv de la 11e partie; et cf. le tome II, p. 296, note 1, et p. 345, note 6.

(2) Au lieu de napVn, quelques mss. ont rVpbn ce qui a à peu près le même sens.

(3) C'est-à-dire : ce sujet important est comme le grand pieu d'une tente auquel est suspendue toute la tenlure, ou comme une colonne qui supporte toute la toiture d'un édifice. — Dans le texte arabe , les mots

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