PRÉFACE. IX
lés dans les volumes précédents et dans les premiers chapitres du présent volume.
Ainsi que je l'ai fait dans les préfaces du premier et du deuxième folume, j'ai dû me borner ici à un aperçu sommaire qui fît connaître an lecteur les principaux sujets traités dans ce troisième volume et la place qu'ils occupent dans l'ensemble de l'ouvrage. J'espère qu'il me sera donné de m'acquitter complètement de ma tâche, en donnant dans on volume particulier, destiné à servir de Prolégomènes au Guide, un exposé systématique des doctrines professées par Maîmonide dans ce grand ouvrage et dans d'autres écrits consacrés en partie à des questions théologiques et philosophiques.
Pour la publication du texte arabe de ce volume, j'ai pu disposer de matériaux plus que suffisants. Ce sont : 1° Les deux manuscrits de la bibliothèque de Leyde, que MM. les conservateurs de celte bibliothèque ont bien voulu, avec une libéralité au-dessus de tout éloge, mettre à ma disposition pendant tout le temps qu'a duré mon travail; je leur en reoooTelle ici l'expression de ma profonde reconnaissance. 2° Un manuscrit de la troisième partie du Guide appartenant à la Bibliothèque impériale (ancien fonds hébr., n° 230), un des plus anciens manuscrits du Guide, qui se distingue par sa correction, mais où il manque les cinq premiers chapitres. 3° Un manuscrit de la même collection (n° 229), moins correct que le précédent et malheureusement fort incomplet au commencement et à la fin. 4° Un manuscrit du Supplément hébreu de la Bibliothèque impériale (n° 63) , dont l'écriture en grand caractère maghrebi est de la main du savant R. Saadia Ibn Danan, et d'une correction parfaite. Encore pour cette troisième partie, plusieurs manuscrits de la bibliothèque Bodléienne ont été collationnés avec soin , notamment dans les passages qui peuvent offrir quelque doute.
Il serait inutile de revenir ici sur le plan que je me suis tracé pour la traduction française et les notes qui l'accompagnent; j'ai tâché de rendre toujours le texte arabe aussi fidèlement que possible, et de m'exprimer wec clarté , sinon avec celte élégance qu'on peut désirer dans un ouvrage littéraire, mais que je n'avais pas le talent de mettre dans la traduction d'un ouvrage philosophique arabe, sans nuire à la fidélité. Ma traduction, je le reconnais, se ressent quelquefois des efforts pénibles que j'ai dû faire pour réunir la clarté à la stricte fidélité ; aussi a-t-elle été fort diversement jugée , selon que les critiques appréciaient plus ou moins le sentiment philologique qui m'a guidé. Un critique célèbre, à qui sa science et l'élégance de son style donnent le droit d'être difficile, a trouvé que la perfection de mon travail ne laissait rien à désirer