‹ Le guide des séminaristes et des jeunes prêtresChapitre 10 sur 57 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Fragments remarquables du règlement d'un fervent élève du séminaire de Coutances.

Comme appendice du chapitre précédent, nous sommes heureux de citer ici quelques passages d'un morceau que nous voudrions reproduire intégralement. C'est le règlement particulier que s'était imposé un pieux élève du séminaire de Coutances que nous avons connu, et dont nous avons maintes fois admiré les qualités brillantes et les vertus solides.

M. l'abbé Rubi (Théophile), auteur de cette pièce si édifiante , après avoir fait avec une rare distinction un cours presque complet d'études médicales, crut, en s'inspirant de la tendre piété qu'il avait toujours professée, que Dieu l'appelait plutôt à guérir les âmes comme prêtre, qu'à guérir les corps comme médecin. Après avoir employé tous les moyens humainement possibles pour connaître à cet égard la volonté de Dieu, ne doutant plus de sa vocation à l'état ecclésiastique, il entra au grand séminaire de

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Coutances, où il se concilia au plus haut degré l'estime et l'affection de ses supérieurs et de ses condisciples, par Taniénité de son caractère, la bonté de son cœur, la délicatesse de ses sentiments, l'éclat de son talent et la solidité de sa vertu. Chacun le considérait comme un élève modèle, et l'on pressentait le bien considérable qu'il ferait dans l'Église quand il en serait le ministre. Ce pressentiment ne fut pas déçu : dès qu'il fut élevé au sacerdoce, ses supérieurs le nommèrent vicaire de la paroisse Saint-Saturnin d'Avranches , où il réalisa pleinement les espérances qu'il avait fait concevoir. Sous la direction de son respectable curé, il s'adonna avec un zèle infatigable à l'exercice du saint ministère et, chaque jour, des fruits de plus en plus abondants couronnaient ses travaux et encourageaient ses efforts. Son extérieur plein de grâce, sa piété aimable, son talent hors ligne, son édifiante régularité et son zèle à toute épreuve, ravissaient les habitants de la ville au sein de laquelle il se multipliait pour procurer la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Malheureusement l'ardeur de son zèle et l'excès de son travail altérèrent bientôt sa santé naturellement délicate, et Dieu, dont les desseins sont impénétrables, le trouvant déjà mûr pour le ciel, lui en ouvrit la porte par une mort qui plongea dans le deuil tous ceux qui le connaissaient et qui s'étaient tant réjouis de son avènement au sacerdoce.

Dors, jeune et saint confrère, dors ton profond sommeil sous l'herbe de la tombe : sans t'en douter, c'est toi encore qui vas nous édifier et nous prêcher, puisque c'est ton travail que nous allons lire.

Le règlement de ce digne prêtre, dont nous extrayons quelques passages, se compose de deux parties. La première est intitulée : Règles générales; la seconde : Règles /)nrtindières»

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