‹ Le guide diplomatique (volume 3)Chapitre 23 sur 98 · CMAP. II. DÉCLARATIONS ET CONTRE-DÉCLARATIONS · texte numérisé non relu

CMAP. II. DÉCLARATIONS ET CONTRE-DÉCLARATIONS

Déclaration du prince de Metternich, en réponse à la précédente déelaralion du ministère anglais.

Le soussigné, minisire d'État et des affaires étrangères de S. M. l'empereur d'Aulriclie, ayant rendu compte à son auguste maître de la communication que S. Exe. lord Castlereagh lui a faite, relativement à l'art. 8 du traité du 25 mars dernier, a reçu ordre de déclarer, que l'interprétation donnée par le gouvernement britannique à cet article est entièrement conforme aux principes d'après lesquels S. M. I. et R. A. s'est proposé de régler sa politique durant la présente guerre. Irrévocablement résolu de diriger tous ses efforts contre l'usurpation de Napoléon Buouaparte , ainsi que ce but est exprimé dans l'arlicle 3, et d'agir à cet égard dans le plus parfait accord avec ses alliés, l'empereur est néanmoins convaincu que les devoirs que lui impose l'intérêt de ses sujets, ainsi que les principes qui le guident , ne lui permettraient pas de prendre l'engagement de poursuivre la guerre dans l'intention d'imposer un gouvernement à la France.

Quels que soient les vœux que S. M. l'empereur forme de voir S. M. T. C. replacée sur le trône, ainsi que sa constante sollicitude à contribuer, conjointement avec ses alliés, à obtenir un résultat aussi désirable, S. iM. a cru cependant devoir faire répondre, par cette explication , à la déclaration que S. Exe. lord Castlereagh a remise à l'échange des ratifications, et que le soussigné est pleinement autorisé à accepter de sa part.

Le prince de Metternich.

chap. if. k\posi;s m: motifs de conduite. so

Exposés de motifs de conduite.

Eq politique, V exposé de motifs de conduite n'est autre chose qu'un mémoire justificatif, au moyen duquel les cabinets font connaître au public les raisons qu'ils ont eues pour suivre la ligne de conduite adoptée par eux en formant une alliance, en ordonnant un armement, en rompant des négociations entamées, en refusant de ratifier un traité, etc. Peu de pièces de chancellerie exigent un talent de rédaction plus souple et plus exercé.

Expose des motifs de conduite publié par la cour de France après son traité d'alliance avec les Etats-Unis d'Amérique. (1779.)

Lorsque la Providence appela le roi au Irône, la France jouissait de la paix la plus profonde. Le premier soin de S. M. fut de manifester à toutes les puissances son désir d'en perjiéiuer la durée; toutes applaudirent à des dispositions aussi heureuses; le roi d'Angleterre, en particulier, en témoigna sa satisfaction, et donna à S. >L les assurances les plus expressives d'une sincère amitié.

Cette réciprocité de sentiments autorisait le roi à croire que la cour de f.ondres était enfin disposée à suivre une marche plus juste et plus amicale que celle qu'elle a\ait tenue depuis la paix conclue en 1763 , et qu'elle mettait un terme aux procédés arbitraires

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