‹ Le guide diplomatique (volume 3)Chapitre 40 sur 98 · ACTES DE PROTESTATION · texte numérisé non relu

ACTES DE PROTESTATION

Protestation du roi de Saxe. (181/t.)

Frédéric-Auguste , par la grâce de Dieu, roi de Saxe, duc de Varsovie, elc.

Nous veuoas d'apprendre , avec une vive douleur, que notre royaume de Saxe va être occupé provisoirement par les troupes de S. JM. Prussienne.

Constamment décidé à ne point séparer notre sort de celui de nos peuples, rempli de confiance en la justice et la magnanimité des monarques alliés , et nous proposant d'accéder à leur alliance aussitôt que nous en aurions les moyens , nous résolûmes , après la bataille de Leipzig, d'attendre dans cette ville les vainqueurs; mais les souverains refusèrent de nous écouter. On nous obligea de sortir de nos États et de nous rendre à Berlin, S. M. l'empereur de Russie nous fit néanmoins connaître que notre éloignement de la Saxe n'était commandé que pour les intérêts militaires; S. M. nous invita en même temps à lui vouer une confiance entière. Nous reçûmes aussi de LL. MM. l'empereur d'Autriche et le roi de Prusse des preuves touchantes d'intérêt et de sensibilité. Il nous était permis , en conséquence , de nous abandonner à l'espoir qu'aussitôt que les considérations militaires auraient cessé nous serions réintégré dans nos droits et rendu à nos sujets bien-aimés. Nous étions d'autant plus autorisé à attendre un prompt et heureu\ changement dans notre situation que nous avions fait connaître aux souverains alliés notre désir sincère de coopérer au rétablissement du repos et de la liberté, et que nous avions manifesté de toutes les manières dont on nous avait laissé le pouvoir notre dévouement véritable à leurs personnes et à la cause qui a été l'objet de leurs efforts.

La paix conclue avec la France, il nous fut infiniment douloureux d'apprendre que nos instances réitérées pour obtenir notre prompte réintégration n'avaient point été accueillies, que nos justes espérances se trouvaient encore déçues , et que la décision de nos plus chers intérêts et de ceux de nos peuples avait été

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