‹ Le guide diplomatique (volume 3)Chapitre 67 sur 98 · I.ord Palmçrston a faiblem^^nt combaltu mes observations ot · texte numérisé non relu

I.ord Palmçrston a faiblem^^nt combaltu mes observations ot

ou RAPPORTS. 465

s'est répandu en protestations d'amiiié sincère et sûre, malgré notre dissentiment parlicl et momentané. Il a réclamé de nouveau les bons offices de la France et son influence à Alexandrie, pour déterminer le pacha à accopicr les propositions qui lui seront faites; puis il a donné sur ces propositions et la marche qu'on avait dessein d'adopter les détails suivants :

Le sultan proposera d'abord au pacha de lui concéder, toujours à litre de vasselage, l'Egypte hérédiiairement , et la portion déjà offerte du pachalik de Saint-Jeau-d'Acre, y compris la ciladelle , mais seulement en viager. Il lui donnera un délai de dix jours pour accepter cette proposition: si le pacha refuse, le sultan lui fera une proposition nouvelle, qui ne comprendra plus que l'Egypte, toujours héréditairement. Si après un nouveau délai de dix jours le pacha refuse encore, alors le sultan s'adressera aux quatre puissances qui s'engagent envers lui et entre elles à faire rentrer le vassal dans l'obéissance.

Lord Palmerston ne m'a donné aucun détail sur les moyens qu'elles emploieraient à cet effet.

Un secrétaire de Chekib Effendi est parti hier soir pour porter à Constantinople cet arrangement. Lord Palmerston calcule que les premières propositions du sultan parviendront au pacha dans trente ou trente-cinq jours, qu'il y répondra dix jours après, c'està-dire dans deux mois et demi environ.

La démarche directe du pacha auprès de la Porte et l'insurrection de la Syrie sont évidemment les deux causes qui ont précipité la résolution. Lord Palmerston m'a parlé de l'insurrection avec beaucoup de conOance, et comme son langage impliquait les mesures déjà projetées ou ordonnées pour empêcher Méhémet- Ali d'envoyer en Syrie des renforts capables de la réprimer, je lui ai adressé à ce sujet une question positive et directe. II m'a répondu qu'en effet on ne négligerait rien pour arrêter promptement en Syrie l'effusion du sang.

Je ne veux pas vous le cacher, m'a-t-il dit. Aussi vous l'ai-je demandé, mylord, ai-je répondu.

Les ordres ont très-probablement été donnés en ce sens à la flotte anglaise, et des secours eu argent, vivres et munitions pour les insurgés mis à la disposition du sultan,

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