CHAP. VI. APPENDICE
cière; celle é'Èminence (') aux autres cardinaux, et celle de Grandeur aux archevêques et évêques.
En Allemagne , les personnes qui portent les titres de duc et de prince, sans appartenir à des maisons souveraines, sont qualifiées Altesse (Buvc!)laufl3t). [Voy. p. 27.] Il a été parlé au T. T, § 45, du titre d'Eo?cellence; nous y renvoyons.
Sauf ce qui a été dit plus haut (T. II, p. 27) de la qualification d'(Êrlaufl)t accordée par la diète germanique aux anciennes familles comtales d'Allemagne, les autres titres nobiliaires, marquis, comte, vicomte, baron et chevalier , ne donnent lieu , si ce n'est en Angleterre, à aucune formule particulière de courtoisie dans la correspondance (^).
ducs et princes souverains d'Anhalt-Dessau et d'Anhalt-Bernbourg ; le prince régnant de Schaumbourg-Lippe ; les princes régnants dé Schwarzbourg-Sondershausen et de SchNvarzbourg-Rudolstadt; le landgrave et prince souverain de Hesse-Hombourg; le prince souverain de Hohenzollern-Hechingen; le prince souverain de Hohenzollern-Sigmaringen, le prince souverain de Lippe-Detmold; les princes souverains des trois branches de Reuss (Greitz , Schleitz et Ebersdorff); le prince régnant de Lichtenstein ; enfin, le vice-roi pacha d'Egypte.
Dans divers traités conclus avec les puissances chrétiennes , nommément ceux de l'année 1816, le bey de Tunis et l'ancien dey d'Alger reçurent la qualification d'Altesse. Le traité signé en 1830 entre la France et la régence de Tripoli ne donne au chef de cette province barbaresque d'autre titre que : Son Excellence le Pacha-Bey de Tripoli.
(*) Le titre d'Éviinence, réservé par une bulle du pape Urbain VIII, de 1630, aux cardinaux, était donné également, par les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, au grand maître de l'Ordre de Malte, que les souverains qualifiaient d'Altesse éminenlissime .
(') Le titre de Vidame, qu'avait d'abord porté le commandant des hommes d'armes d'un évoque, et qui était devenu plus tard
La qualification de seigneurie appartient aux îbrds ; elle se donnait également aux pairs de France.
Les titres de haut, ou très-haut et très-puissant seigneur^ on prince j très-haute et très-puissante princesse ^ne sont plus en usage que dans les actes de l'état civil et dans les contrats de mariage des princes et princesses de maison souveraine. Dans les vieilles chartes, ces titres étaient donnés également aux membres des familles d'ancienne et puissante noblesse. Ils n'ont, d'ailleurs, jamais été employés dans le style épistolaire ; tout au plus figuraient-ils dans la suscription des lettres.
En Angleterre, on donne aux ducs et aux duchesses la qualification de grâce : votre grâce, en parlant ; sa grâce, en écrivant (en anglais, your, his ou her grâce). Le marquis est qualifié lord {mylord), et dans la suscription des lettres qu'on lui adresse, les mots the most-noble the marquis précèdent son nom. Les femmes et filles de marquis ont le titre de lady ; on y joint le most-honorable en leur écrivant, en faisant précéder cette quahfication du prénom quand on écrit à leurs filles non mariées. —Les comtes, vicomtes et barons (earl ou count, viscount et baron) sont loî'ds. On les qualifie right-honorables en leur écrivant. Leurs femmes sont ladies, avec la qualification de right-honorables; leurs filles non mariées également : pour cellesci, le prénom doit précéder le nom de famille.
Le fils aîné du duc, ainsi que le fils de toute personne
un titre nobiliaire héréditaire, n'existe plus aujourd'hui, non plus que celui de Captai. La qualification de Messire est également tombée en désuétude.