‹ Le guide diplomatique (volume 3)Chapitre 93 sur 98 · S6 CHAP. VI. APPENDICE · texte numérisé non relu

S6 CHAP. VI. APPENDICE

titrée, prend le second titre du père, si ce dernier (ce qui est le cas le plus fréquent pour les ducs) en a plus d'un. Dans le cas contraire, les fils aînés, nommément ceux des ducs, portent le litre qui leur a été conféré par ordonnance royale, avec la qualification de lord et de right-honorable (^très-lionorable). — Le titre de baronet, qui emporte avec lui la qualification de honorable, peut être considéré comme intermédiaire entre celui de baron et de knight (chevalier), lequel n'est point héréditaire. La femme et les filles du baronet reçoivent la qualification de honorable dans les lettres qui leur sont adressées.— Le sir, qui dans la conversation correspond au mot monsieur , est en anglais une qualification nobiliaire, soit que la personne qui y a droit l'ait reçu, avec le litre de baronet, par concession royale, soit quelle en jouisse en qualité de chevalier grand-croix de Tordre du Bain. — Les filles de marquis , comte , vicomte et baron conservent le titre de lady en épousant un homme qui n'appartiendrait point à la noblesse. — Lorsqu'on écrit à une femme de naissance bourgeoise mariée à un homme de la noblesse, son prénom doit toujours précéder celui qu'elle porte du chef de son mari.

En Portugal, le Don appartient exclusivement à certaines familles d'ancienne noblesse; il doit toujours précéder le prénom de la personne à laquelle on écrit. Il n'en est pas de même en Espagne, où ce mot n'est que l'équivalent de Monsieur.

La courtoisie exige que ces distinctions diverses soient observées dans la correspondance comme dans la conversation.

APPENDICE. ô87

Quant à la souscription des lettres ou des notes diplomatiques, c est-à-dire aux formules de respect ou de simple politesse qui précèdent la signature, ces formules varient nécessairement selon le rang de la personne qui écrit et celui du destinataire.

Dans les lettres adressées à des personnes qualifiées, ou revêtues de hautes dignités, la souscription varie selon le degré de considération que ces personnes sont en droit d'attendre de celles qui leur écrivent.

Voici les souscriptions d'usage ( dont les formules finales doivent être espacées sur trois lignes) :

Je suis (ou fai r honneur d'être), avec respect (un profond... y le plus profond respect ; une haute..., très-' haute..., la plus haute considération),

Monseigneur [monsieur le duc, mon prince , monsieur le comte , etc.), de votre Altesse (Émïnence, Excellence, etc. ) le tres-humble et tres-obéissant sei^vi-

leur

Je supplie (je prie) votre Altesse [Émineiicj, Excellence, etc.), — ou, je vous supplie (je vous prie). Monseigneur^ monsieur le duc, mon prince, etc.), d'agréer (avec honte j l'assurance (les assurances) de la haute (Jmute et respectueuse) considération avec laquelle j'ai l'honneur d être,

(Monseigneur (inmisieur le duc, mon prince, etc.),

ou, de votre Altesse Eminence, Excellcnce,elc.)

le ti'ès-humble et très... etc.

Agréez (ou veuillez agréer), je vous prie. Monseigneur

monsieur le duc , le comte , e'c.) , V assurance [réitérée.

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